Raphaël Fiévez, travailleur social belge, arrivé au Canada en 2011. Blogueur sur différents sites de médias, intéressé par le domaine de la politique et de la philosophie. Libre penseur et auteur indépendant. Intéressé aussi bien par l’actualité au Québec, Canada ou encore en Europe. Étudie la philosophie en autodidacte.

BLOGUE Le sourire laisse place aux crocs

Malgré son beau sourire, inspirant confiance et jovialité, les mesures de l'administration Plante ne plaisent pas du tout aux citoyens.

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Plusieurs personnes semblent tomber de haut en lien avec les premières mesures de l’administration de Valérie Plante. Il est vrai qu’elle avait séduit les Montréalais et Montréalaise avec son sourire. Cela changeait, sans aucun doute, de monsieur Coderre. En ajoutant à ce sourire, il faut admettre que les promesses avaient tout pour plaire à chacun : désengorger les lignes de métro, rendre plus aisée la circulation dans la ville, agencer les travaux de voiries, attirer les familles sur Montréal, etc. Les promesses furent belles.

Ainsi, face à monsieur Coderre, madame Plante apparaissait comme la meilleure option et meilleure solution pour la Ville de Montréal. Certains expliquaient que les décisions de la future administration ne pourraient être pires que celles prises dans le passé.

Aujourd’hui, les paroles sont bien différentes. Malgré son beau sourire, inspirant confiance et jovialité, les mesures de l’administration Plante ne plaisent pas du tout aux citoyens. La montée des taxes d’habitations au-delà du taux d’inflation, à 3,3%, trahit l’une des promesses phares de madame Plante. Nous devons ajouter, maintenant, la hausse programmée des constats d’infraction afin d’aller rechercher 30 millions pour le budget. N’oublions pas aussi l’idée d’augmenter les permis de construction de 10 %, l’augmentation du prix des interventions des pompiers ou encore la majoration des permis des animaux domestiques.

Une promesse électorale est une promesse caduque et boiteuse.

Quelques-uns crient à la trahison tandis que d’autres sont dubitatifs. Que penser des mesures de la nouvelle administration municipale ? Rien de nouveau. Une promesse électorale est une promesse caduque et boiteuse. Le passé et l’histoire confirment aisément ce constat. Peu de personnalités politiques respectent leurs paroles, leurs promesses quand ils arrivent au pouvoir.

Pourtant, nous devrions en avoir l’habitude en raison des nombreuses promesses irréalisées par les gouvernements provinciaux successifs. La lutte au pouvoir engendre des actions et des paroles voulant surtout plaire aux citoyens. Si madame Plante voulait devenir mairesse de la Ville, elle devait effectivement réaliser une campagne électorale à l’opposé de monsieur Coderre.

Que nous reste-t-il comme solution face aux décisions de la mairesse ? Quelques-uns veulent organiser des manifestations, des regroupements contre la politique municipale ou je ne sais quelle autre action. D’autres se résignent déjà et ne voient que la preuve de leur scepticisme envers la classe politique. Je dois avouer qu’il peut s’avérer difficile de croire encore nos politiciens quand ils commencent leurs mandats en brisant leurs promesses.

Face à ces situations, je me demande parfois si nous ne sommes pas parfois comme des enfants. Nous attendons que les promesses soient respectées et ensuite, nous sommes déçus du non-respect de celles-ci. Réveillons-nous un peu et arrêtons de croire toutes les promesses des candidats au pouvoir.

La seule solution : se réveiller et prendre conscience du jeu politique.

La dernière chose que j’aimerais dire, c’est que le sourire de la mairesse Plante a progressivement fait place aux crocs acérés. Maintenant que le parti de madame Plante est au pouvoir, il a le loisir de faire ce qu’il veut pendant la durée du mandat. Alors, chers citoyens, prenez patience et vous aurez l’occasion de revoter dans quelques années. Est-ce que cela meilleur ? J’en doute. La seule solution : se réveiller et prendre conscience du jeu politique. Ne soyons plus dupes et n’avalons pas toutes les paroles politiques comme étant des paroles divines.

Au revoir le beau sourire, bienvenue aux crocs.