Ghislain Loiselle

Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

Découvrons nos racines, nos familles, au Témiscamingue, en Abitibi…!

Chef a domicile

Joachim Larouche et Joséphine Brouillard ont pris mon père (Antoine) en élève alors qu'il avait 4 ans, sa mère étant décédée en couches. Il est né sur une terre à patates, à Laverlochère, en 1921. Ici, la gare de Lorrainville en 1922.

Qu’est-ce qu’on en apprend des choses sur nos aïeux, nos grands-parents, nos parents, quand on fouille un tant soit peu, lorsqu’on veut retracer l’histoire du Témiscamingue, de l’Abitibi, de l’Outaouais, des Laurentides, de la Mauricie, de Lanaudière, du Saguenay-Lac-St-Jean. En lisant, on peut avoir de belles surprises, faire des découvertes, et trouver, pas nécessairement ce qu’on cherche.

Par Ghislain Loiselle

Essayez de dénicher des écrits, des  »données », sur vos ascendants, notamment dans des livres d’anniversaires de municipalités et autres.

J’avais déjà acheté le volume Histoire de Lorrainville (Témiscamingue) de Marc Riopel et du Comité du centenaire de cette municipalité. Après avoir hésité, j’ai fini par acquérir le deuxième bouquin, Sur le chemin des pionniers, consacré celui-là aux familles. Dieu du Ciel que j’ai bien fait. Car c’est là que j’ai trouvé une petite mine d’or du point de vue des renseignements.

C’est que mon père, Antoine Loiselle (né en 1921 à Laverlochère), fils d’Oscar L., a passé en partie son enfance à Lorrainville et à Belleterre, car il avait été pris en élève par son oncle, Joachim Larouche (né à Chicoutimi en 1876), et sa tante, Joséphine Brouillard (née en 1884), lorsque sa mère, Gertrude Larouche (née en 1887), est décédée en accouchant. Mon père avait 4 ans. Sous les noms Larouche J. et Brouillard J., on donne d’intéressants renseignements familiaux.  Il est écrit par exemple que le couple a vécu quelques années à Belleterre. Mon père y a travaillé avec son oncle. Ils ont notamment fait l’allée de quilles de Mud Lake, une des trois premières localités de Belleterre avec le village de la Mine Belleterre Québec et Gainsmore.

Cela, c’est mon père qui me l’avait dit. Ils ont aussi construit une maison à appartements de même que la maison  privée dans laquelle je suis né, toutes deux sur la 1re Avenue, presque une en face de l’autre, à la fin des années 1940 et au début de la décennie 1950. En 1952, mon père et ma mère, Huguette Paquin (née en 1931 à Saint-Bruno-de-Guigues), se mariaient à Belleterre. Ils ont eu huit enfants. Il est écrit que Joachim et Joséphine sont revenus vivre chez leur fille Lucienne à Lorrainville, que Joachim a légué son édifice locatif à son neveu (Antoine, mon père) et que Joséphine est morte en 1951 et Joachim en 1961. Ils seraient tous deux enterrés à Lorrainville. Ma mère est décédée en 1996 et mon père en 2006, tous deux à Rouyn-Noranda où ils sont inhumés.

Dès le début des six paragraphes consacrés à Joachim et Joséphine, on peut lire que l’oncle de mon père était le fils de Thomas Gauthier dit Larouche (né à Chicoutimi en 1846) et Florence Paradis (née à Saint-André-de-Kamouraska en 1851). Il faut savoir que Florence est la soeur du très coloré père oblat Charles-Alfred-Marie Paradis, peintre aquarelliste, auteur du rapport de Témiskaming à la baie d’Hudson faisant l’éloge et encourageant la colonisation du Témiscamingue, de l’Abitibi et de la Jamesie, fondateur d’un village agricole à Temagami, Ontario, et l’un des pères du Témiscamingue québécois. On peut lire qu’à l’automne 1885, Thomas et Florence ont roulé un baril de lard salé de la Baie-des-Pères (Ville-Marie) jusqu’à leur nouvelle demeure, sur le lot 38P de l’arrondissement numéro 4 dans le rang 6 Nord, à Lorrainville, soit sur une distance de cinq milles (8 kilomètres). Cette histoire, je l’avais déjà relevée dans le livre Notes historiques sur le Témiscamingue d’Augustin Chénier, régistrateur, 1937, Ville-Marie. Mon père me l’avait déjà contée.  Thomas est décédé à 90 ans en 1937 et Florence à 82 ans en 1932. Ils sont tous deux inhumés au cimetière de Lorrainville.

Fait à noter, Stanislas Larouche, fils de Thomas Larouche et Joséphine Brouillard, a marié Alexina Loiselle, fille de Maximin Loiselle et Mélina Paré. Maximin, c’est le fondateur de l’Hôtel Loiselle, à Ville-Marie. Et Gertrude Larouche, fille de Thomas et Joséphine, a épousé Oscar Loiselle, fils de Maximin. Un frère et une soeur Larouche se sont donc unis à une soeur et un frère Loiselle.

Je vous invite à partir, comme moi, à la recherche de vos proches racines, du côté de vos deux parents. Vous tomberez à coup sûr sur des filons.