Né à Val D’or, Yann Laplante a un passé mystérieux. Ce philosophe moderne est Détenteur d’un D.E.S obtenu en prison. Il a également suivi avec succès une formation en vente-conseil au C.F.P Samuel-de Champlain. Motard de cœur, il a conservé son esprit libre en devenant un ardent défenseur des droits des détenus à l’éducation. Conférencier et écrivain, il se démarque par ses propos engagés.

J’adore les brutes et les salauds

Chef a domicile


J’ai une vision différente de celle des médias de masse en ce qui concerne Donald Trump. Il est évident à mes yeux qu’il est un phénomène américain.

Je trouve cela particulièrement difficile d’écrire sur lui. Les médias sont tellement biaisés et controversés à son sujet que cela m’empêche d’y voir clair. On dit que dans le doute, il est préférable de s’abstenir. Donc, faute de preuve tangible et parce que je ne suis pas du genre à lancer des pierres, je vais m’abstenir de vous le dépeindre sous un mauvais jour.

Ainsi, selon moi, Donald est un « self-made-man ». Comment expliquer qu’un gamin qui a grandi à la campagne en Allemagne puisse avoir un tel succès en Amérique ? Je crois qu’une de ses qualités premières est la curiosité. Ensuite, je pense qu’il démontre beaucoup de persévérance et de courage afin d’aller de l’avant avec ses ambitions légitimes. Également, je le décris comme un être astucieux et visionnaire dans son ensemble. Tout semble être méticuleusement organisé dans son esprit. Cela va de son image de marque à son talent d’homme d’affaire prospère qu’il a hérité de son père Fred.

Par ailleurs, la curiosité l’a sûrement amené à fréquenter des bibliothèques tout le long de sa formation académique. La connaissance et la maîtrise de matières essentielles comme l’Histoire et l’économie m’apparaît évidente, dommage qu’il ne parle pas le français. Les bons conseils et le flair de sages personnes en qui il a un respect et une admiration lui ont sûrement permis de gravir les échelons rapidement. Bref, avoir des mentors sur qui compter et être à leur écoute est un gage de succès. Discipliné, Donald Trump ne boit jamais; intense, il vit ses émotions pleinement. Il a atteint un haut niveau de croissance dans la pyramide de Maslow : besoin de s’accomplir, épanouissement personnel, réalisation de soi, etc. Il a probablement travaillé dur toute sa vie de façon à laisser sa marque. Il veut passer à l’Histoire et laisser, en héritage, une trace historique.

Finalement, je crois percevoir le fin renard en lui à l’affût des tendances, des mœurs et coutumes et aux aguets de toute menace qui va à l’encontre de ses valeurs. Aussi, n’est-il pas un homme de parole ? « Make America Great Again » et « American First » sont des slogans propres à l’idéologie de l’autosuffisance à laquelle je me rattache et que vous vous rattachez, n’est-ce pas ? L’avenir nous dira si Donald. J. Trump est un fou ou tout simplement un génie incompris. Pour l’instant, seul Dieu le sait. En ce qui me concerne, le génie du cinéma américain m’épatera toujours. Il n’est pas étonnant que le peuple d’Amérique soit un peu fou et génial à la fois. J’ai en admiration l’œuvre cinématographique de Sergio Leone : Le bon, la brute et le truand dans lequel la brute est mon préféré. Un cowboy dur, sans pitié, habile, rusé qui ne fait pas dans la dentelle ni dans les compromis. Ce salaud de la pire espèce est aussi un être particulièrement accompli. Quand il veut quelque chose, il va le chercher sans détour.

Mais où est-ce que tu t’en vas avec cela, mon Yann ?

Donald Trump est une brute et dans l’arène politique, nous avons plus besoin d’un homme comme lui que d’un bon « Yes man » qui veut plaire à tous. À titre démonstratif, nous sommes bien servis dans le genre et dans le nombre ici au Canada. Une brute a juste besoin d’un tout petit peu d’amour pour bien se comporter en société. L’amour est essentiel à l’équilibre émotif de l’humain et Donald, je l’espère, en reçoit beaucoup de ses proches. Bref, j’adore les brutes, ils ne coûtent pas cher, sont loyaux et nécessitent peu d’entretien malgré quelques frasques occasionnelles. Avec un bon maître, « le peuple », il sera votre meilleur ami.

En conclusion, j’adore les brutes et les salauds qui me font gagner, je les prends tous et n’importe quand dans mon équipe, voire ma famille. Et en Amérique, notre cause est une histoire de famille, hein ?