Jean Bottari

Jean Bottari est préposé aux bénéficiaires depuis 30 ans dans un centre de réadaptation physique. Il a aussi été impliqué dans le monde syndical au sein d’une organisation qui représente majoritairement des personnes œuvrant en santé. Avec ces deux emplois, Jean a donc été en mesure de constater à quel point notre réseau de la santé et notre gouvernement – tous partis confondus – n’accordent pas ou peu d’importance aux sort réservé aux aînés vivant en CHSLD ou en résidence privée, et ce malgré leurs promesses. Des dizaines de ses lettres d’opinions ont été publiées dans divers journaux.

Rien ne va plus au nouveau CHUM

Chef a domicile


Jean Bottari
Il y a déjà eu plusieurs démissions. La rumeur veut qu'il pourrait y en avoir jusqu'à 500 d'ici les prochains mois, et ce, dans tous les titres d'emplois.

Par : Jean Bottari

Voici le témoignage d’une personne qui était sur place à l’ouverture, mais qui a démissionné depuis :

« Cet hôpital est immense. Le personnel doit marcher comme jamais. »

« Seulement au bloc opératoire, il y aurait une vingtaine d’infirmières qui ont remis leur démission depuis l’ouverture.

Le personnel des soins intensifs ont eu une réunion d’urgence lundi avec l’employeur, car ils auraient menacé de démissionner en bloc si cette rencontre n’avait pas lieu.

Il y a un problème général dans tous les départements pour trouver le matériel médical qui est placé dans des tiroirs. Il faut ouvrir des dizaines de tiroirs juste pour trouver une tubulure ou une ouate ou un garrot. Cela prend tellement de temps que le bien-être des patients pourrait en être affecté.

C’est très beau, mais pas fonctionnel… L’infirmière de nuit est toute seule la nuit sur un département de psychiatrie! L’employeur ne veut pas mettre de préposé avec elle, et ce, même s’il y a des patients en détention!

Il y a aussi un problème de personnel. Le CHUM a beaucoup coupé dans le personnel au chevet des patients. Avant, il y avait 3 PAB de soir sur les étages de chirurgie. Ils sont maintenant 2 PAB. Ils marchent tellement (car c’est trop grand) sur les unités que le personnel est obligé de s’acheter des nouveaux souliers et même des bas de soutien.

Tout le monde se cherche un nouveau travail, car ils sont trop surchargés. Il y a également 3 postes par département tellement c’est grand. Les infirmières ont tellement de patients qu’elles doivent travailler à 2 postes différents. »