Ghislain Loiselle

Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

On aura deux pleines Lunes en mars : le 1er et le 31

ABONNEZ-VOUS À DIXQUATRE.COM PAR COURRIEL!

Saisissez votre adresse électronique afin de vous abonner à Dixquatre.com. Vous recevrez une notification par courriel aussitôt qu’un nouvel article sera publié, vous permettant ainsi de demeurer à l’affût de toutes les dernières nouvelles!

Rejoignez 530 autres abonnés

 

 

 

 

La pleine Lune est, dans le ciel nocturne, comme un oculus permettant de contempler un spectacle grandiose, celui de la surface de notre satellite naturel.

Comme ç’a été le cas, le 1er et le 31 janvier dernier, au Québec, nous aurons droit, en mars, à deux pleines Lunes, également le 1er et le 31.

Par Ghislain Loiselle, blogueur

ghislainloiselle.blogspot.com

Le 1er mars, c’est demain (ou aujourd’hui si vous lisez ce texte après minuit).

La Lune sera alors à son maximum d’intensité vers 19 h 52. Espérons que le ciel sera sans nuages. Je vous conseille vivement de tenter de la contempler vers la fin de l’après-midi, autour de 16 h 30, alors qu’elle se trouvera très près de l’horizon, du côté ouest. Sa lumière traversera alors une épaisseur maximale de l’atmosphère, ce qui créera un effet de loupe. On aura alors droit à une Lune qui nous semblera géante. Tout un spectacle.

Précisons que selon une tradition des Indiens de la grande famille linquistique algonquienne, une pleine Lune en mars est notamment qualifiée de pleine Lune du Ver.

Les autochtones avaient remarqué, à des latitudes un peu plus basses que celles du Témiscamingue et de l’Abitibi, que des vers de terre refaisaient surface, sortaient du sol, à la faveur de l’air qui se réchauffait, du soleil qui éclairait toujours davantage, au fil des semaines, au troisième mois de l’année. Cela attirait les merles d’Amérique qu’on appelle souvent communément rouge-gorge. Plus au nord, les tribus algonquines donnaient le nom de pleine Lune des Corneilles à cette phase de notre satellite naturel. Car elle coïncidait avec le retour des oiseaux, avec l’arrivée du printemps qui survient le 20 mars. La pleine Lune de ce mois portait aussi deux autres noms : pleine Lune Croûtée, à cause de la neige qui, ayant fondu pendant le jour, se solidifiait pendant la nuit, formant une croûte sur laquelle il était possible de marcher, même sans raquettes, ceci sur de bonnes distances, sans passer à travers la neige; son autre désignation était la pleine Lune du Jus. On comprends qu’il est question ici de l’eau d’érable, ces arbres à sucre se mettant à couler dans le courant de la première des quatre saisons. Toutes ces réalités sont à mettre au présent, car elles sont toujours d’actualité.

Quand bien même la pleine Lune est prévue pour demain (1er mars), aujourd’hui (28 février), l’astre de la nuit est à 99 % plein. Le dernier quartier est prévu pour le 9 mars (le premier quartier avait eu lieu le 23 février) et la nouvelle Lune se produira le 17 mars, annonçant la deuxième pleine Lune attendue pour le 31.

Bonnes observations de la Lune, en mars. De simples jumelles suffisent pour avoir des vues formidables des cratères et des  »mers » lunaires.