Ghislain Loiselle

Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

Au moins huit météorites ont frappé le Québec

Chef a domicile

Cette carte montre huit cratères d'impact dont un double

Le Québec a été la cible d’au moins huit météorites, au cours des âges.

Par Ghislain Loiselle

(ghislainloiselle.blogspot.com)

Celles-ci ont produit des cratères d’impact, en atteignant le sol. Voici leurs noms.

On retrouve le cratère du Nouveau-Québec, aujourd’hui appelé le cratère des Pingualuit, le cratère de Mistastin, le cratère de Manicouagan, le cratère du lac à l’Eau claire, le cratère de l’île Rouleau, le cratère de Charlevoix, le cratère du lac La Moinerie et le cratère du lac Couture.

Le cratère du Nouveau-Québec

Le cratère des Pingualuit (en inuktitut : ᐱᖑᐊᓗᐃᑦ), autrefois connu sous l’appellation cratère du Nouveau-Québec, est un cratère d’impact situé près de la localité de Kangiqsujuaq, au Nunavik, à l’extrémité nord du Québec. Ce cratère est l’élément central du parc national des Pingualuit. Le cratère des Pingualuit a initialement été désigné sous le nom de « cratère Chubb » dans les années 1950-1960, évoquant Frederick W. Chubb, chercheur de diamants. Visible de l’espace, ce cratère a été renommé « cratère du Nouveau-Québec » dans les années 1970. Finalement, le 25 janvier 2001, la Commission de toponymie du Québec a officialisé l’hydronyme « cratère des Pingualuit » pour désigner ce plan d’eau fermé. Le nom du cratère signifie « boutons éruptifs » ou « boutons d’acné » dans la langue inuktitut du fait de la forme des collines de la région du cratère. Parmi les nombreux cratères du Canada et particulièrement du Québec, il s’agit de l’un des plus récents — formé il y a 1,4 million d’années seulement — et de ce fait l’un des mieux conservés du monde. Il est presque parfaitement circulaire (3,44 kilomètres de diamètre) et facilement repérable du ciel. Il a un rebord bien défini qui atteint 163 mètres au-dessus de la surface du lac Pingualuk qui, uniquement alimenté par les eaux de pluie, a totalement rempli le cratère (252 mètres de profondeur). Son eau est d’une grande pureté, mais fragile, puisque pour renouveler la totalité de son volume, on estime qu’il faut 330 ans.

Le cratère de Mistastin

Le cratère météoritique de Mistastin est situé dans la région du Labrador. Il contient le lac circulaire Mistastin. L’île centrale du lac, en forme de croissant, est due au soulèvement central de la structure du cratère. Le lac a un diamètre approximatif de 16 kilomètres, alors que le diamètre estimé du cratère originel est de 28 kilomètres. On estime que son âge est de 36,4 millions d’années à ± 4 millions d’années (Pléistocène).

Le cratère de Manicouagan

Le cratère aurait été formé suivant l’impact d’une météorite d’environ kilomètres de diamètre. Le diamètre du cratère transitoire est évalué à 85 kilomètres (le diamètre crête à crête est de 100 kilomètre), mais à cause de l’érosion et du dépôt de sédiments, sa taille apparente aujourd’hui est réduite à 72 kilomètres. Parmi les cratères d’impact reconnus scientifiquement, il s’agit actuellement du 5e plus grand répertorié sur Terre. Comme pour le mont des Éboulements au centre de l’astroblème de Charlevoix, le mont Babel au centre du réservoir est interprété comme le vestige du pic central du cratère. L’âge estimé de l’impact est de 214 ± 1 million d’années, donc durant le Trias. Cette date n’étant antérieure à l’extinction du Trias-Jurassique que de 12 millions d’années, les scientifiques s’interrogent encore sur le rôle de l’impact sur la crise Trias-Jurassique. Malgré ce laps de temps conséquent, la lithologie du terrain laisse penser que cet impact a eu un effet à long terme sur la crise. Le cratère Manicouagan, surnommé l’œil du Québec, est l’emblème de la Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan-Uapishka.

Le cratère du lac à l’Eau claire

Le lac Wiyâshâkimî, anciennement nommé le lac à l’Eau claire, est une étendue d’eau du Québec correspondant à un lac de cratère d’impact météorique binaire (deux météorites côte à côte, situé dans le Nord-du-Québec. Il aurait 290 millions d’années.

Le cratère de l’île Rouleau

L’île Rouleau est une formation géologique située dans la partie méridionale du lac Mistassini, au Québec. L’île Rouleau forme une structure géologique en forme de pointe rocheuse de deux à quatre kilomètres de côté, formant la partie émergée de la remontée centrale d’un cratère de météorite. Son âge est estimé au maximum à 300 millions d’années, à l’époque du Permien.

Le météorite de Charlevoix

Le météorite de Charlevoix (on dit aussi astroblème) désigne les restes d’un ancien cratère d’impact météoritique qui est situé dans la région de Charlevoix, au Québec. Avec un diamètre de 54 kilomètres, l’astroblème de Charlevoix est, en date de juin 2017, le onzième plus grand site d’impact identifié sur Terre, et le troisième plus grand au Canada, derrière ceux de Sudbury (Ontario) et de Manicouagan (Québec). Il n’en est curieusement pas fait mention dans le livre Histoire universelle, Des origines à la préhistoire, de Hachette, où j’ai appris l’existence du cratère majeur du lac Saint-Martin, au Manitoba. Les datations effectuées plus récemment au 40Ar/39Ar sur une roche de Saint-Irénée contenant du verre de fusion, à environ 3 kilomètres du point d’impact, semblent montrer moins d’incertitude dans les résultats, avec un âge de 397,5±2,5 Ma, soit autour de la transition entre le Dévonien inférieur et moyen.

Le cratère du lac La Moinerie

Le cratère du lac La Moinerie (en inuktitut : Ammaluaq, signifiant « lac rond ») est un cratère d’impact situé au Nunavik, au Québec. Son âge est estimé à 400 ± 50 millions d’années (Silurien ou Dévonien). Lors de la dernière glaciation, la glace a érodé les bordures et le soulèvement central. Cette étendue d’eau du Nord-du-Québec est sise un peu à l’est de la région où la rivière Marralik prend sa source, à 18 kilomètres au sud-est du lac Vendremur et à environ 45 kilomètres au nord-est de l’endroit où la Wheeler se jette dans la rivière à la Baleine. D’un diamètre d’environ 9 kilomètres et d’une superficie de plus de 60 kilomètres², cette nappe d’eau se déverse dans son voisin du nord-ouest, le lac Guers.

Le cratère du lac Couture

Le cratère du lac Couture est une étendue d’eau du Nunavik au Québec recouvrant un cratère de météorite. Situé à environ 10 kilomètres au sud du lac Duquet, dont il reçoit les eaux, et à plus de 100 kilomètres à l’est du village de Puvirnituq et de la baie d’Hudson, le lac Couture alimente les plans d’eau plus au sud. D’une superficie de 256 kilomètres2 et d’un diamètre de kilomètres, il serait le résultat d’un impact météoritique produit avant la période glaciaire. Son âge est estimé à 400 ± 50 millions d’années (Silurien).

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