J’ai abordé le marché du travail avec des idées préconçues, à l’effet que les patrons étaient des exploiteurs, que les normes du travail étaient instaurées pour protéger les droits des travailleurs et qu’on devait faire valoir ces normes «minimales». Au fil des années, j’ai constaté que ceux qui réussissaient là où j’échouais, tenaient un tout autre genre de discours, et j’ai décidé de m’en inspirer. Ce fut le début de mon virage à droite et, de façon étonnamment rapide, de l’augmentation de mes revenus et de ma qualité de vie. D’où ma devise : Toujours indulgente, jamais complaisante.
Espiègle et polémiste, j’aime le choc des idées.

Je suis impliquée depuis quelques temps dans le Parti conservateur du Québec, mettant ainsi en actions ma principale passion, la politique.

BLOGUE Chut! C’est la parade des vautours

Jessie Mc Nicoll

Chaque fois qu’une tuerie survient, les apparatchiks du contrôle des armes à feu surfent sur l’émotion liée au drame pour diffuser la propagande visant à faire passer leur agenda. Rien ne les arrête. Ni les chiffres gonflés, ni les faits cachés, ni même les mensonges purs et simples.

Les médias ont largement relayé le chiffre de 18 tueries en milieu scolaire (traduction faite par les médias québécois de « school shootings ») survenues en 45 jours aux États-Unis. Chiffre présenté par Everytown for Gun Safety, un organisme qui fait pression en faveur d’un plus grand contrôle des armes à feu. Des vautours déguisés en agnelets. Or, le Washington Post a vérifié, et c’est plutôt 3 tueries en milieu scolaire, non pas 18, comme le voulait la très efficace propagande.

Tout le monde convient que 3 tueries dans des écoles en 45 jours, ça dénote un problème important. Tout le monde, ou presque, convient que le problème aurait avantage à être étudié de plus près. Et on s’accorde pour dire qu’on aimerait trouver des mesures efficaces pour contrer cet horrible phénomène.

Pourtant, on sait déjà que le meurtrier de la Floride avait un lourd passé malgré sa jeune existence. Il a eu un comportement problématique depuis son enfance et il avait affiché récemment des signaux d’alarme si évidents que tout le monde savait que c’était lui l’auteur de ce massacre, avant même que le fait soit confirmé par les autorités. Le FBI reconnaît avoir reçu des signalements et ne pas avoir enquêté.

Rien n’a été fait. Il a donc pu se procurer une arme légalement, alors que ça n’aurait probablement pas été le cas si le FBI avait juste fait son travail.

Ce qui fait dire aux pro-contrôle que le problème se situe au niveau du contrôle des armes à feu. C’tivident, comme dirait l’autre. Pourtant, la Floride est un état relativement restrictif en matière de contrôle des armes à feu.

D’ailleurs, malgré les contrôles très nombreux et très efficaces (un détenteur de permis de possession et d’acquisition d’armes à feu est trois fois moins à risque de commettre un homicide dans sa vie que le Canadien moyen), il arrive que des individus troublés passent sous le radar.

Ça arrive. Shit happens, qu’on dit. Mais il ne faudrait pas pour autant gaspiller une si belle crise…

Les vautours en profitent donc pour laisser croire qu’un plus grand contrôle des armes à feu sauverait des vies, alors qu’il n’y a rien de moins certain. D’une part à cause de la relative facilité de se procurer une arme à feu sur le marché noir et d’autre part, de la facilité de foncer dans une foule en voiture ou en camion… entre autres.

Par contre, une réalité beaucoup trop universelle est le risque associé à la maladie mentale non traitée. Mais ô sacrilège! Ne viens-je pas tout juste de prononcer un argument de la démoniaque NRA?

Ouep! J’ai fait ça. Je persiste et je signe parce qu’un trouble aussi « banal » (n’y voyez aucun mépris, bien au contraire) qu’une dépression ou un trouble de personnalité limite font littéralement exploser le risque suicidaire.

Rappelons que la majorité des personnes atteintes ne feront jamais de geste déplorable. Par contre, 100% d’entre elles souffrent de leur état de santé mentale. Et une grande partie de ces personnes pourraient voir leur état s’améliorer de façon importante avec des soins appropriés à leur condition… si bien sûr elles ont accès à ces soins!

Or, dans toutes les sociétés, bon an mal an, environ 1% des personnes suicidaires vont en emporter d’autres avec elles dans la mort. On commence à documenter le phénomène de suicide par policier interposé, qui consiste à se faire menaçant, voire à attenter à la vie d’un policier pour le contraindre à nous tuer.

Et il y a une majorité de tueurs de masse qui ont un profil suicidaire… Ici même au Québec, on a juste à penser à Marc Lépine et à Kimveer Gill, les tueurs de la Polytechnique et de Dawson. D’ailleurs, Montréal est LA ville en Amérique du Nord où il y a eu le plus de tueries en milieu scolaire… Étrangement lié à notre performance en matière de suicide… Et sans que nos nombreux contrôles n’aient eu un quelconque impact.

D’un autre côté, vous savez pourquoi aucune tuerie de masse n’a jamais été arrêtée par un citoyen qui a son port d’armes?

Parce que pour être une tuerie de masse, il doit y avoir au moins 4 morts. Et toutes les tueries arrêtées par des citoyens ayant leur port d’armes se sont arrêtées trop vite pour se qualifier comme tuerie de masse. C’est rigoureusement vrai. Mais chut! Faut pas le dire…

Étrangement, on n’a pas le droit de suggérer qu’un(e) gardien(ne), un(e) concierge, professeur(e) ou autre membre du personnel que ça intéresse, puisse suivre une formation spécifique en intervention armée et porter une arme sur les lieux de son travail.

Non! Chut! Pas le droit de le dire. Les premiers répondants, c’est très, très mal.

Même si ça coûterait foutrement moins cher qu’un registre à la con des armes d’épaule possédées par d’honnêtes citoyens…

Et que ça pourrait sauver beaucoup plus que « peut-être » une vie.

Mais les vautours en profiteraient pour nous faire passer pour des radicaux. Chut!