Propriétaire de AGM Sécurité, Président du collectif Tous contre un registre québécois des armes à feu (TCRQ), candidat du Parti conservateur du Québec, formateur en maniement des armes à feu, passionné par les questions de sécurité publique et tout ce qui a trait à défense légitime avec arme à feu et ce qui l’entoure. Prône les valeurs de liberté et de responsabilité individuelles et qualifié d’anarchiste par le Ministre Martin Coiteux

BLOGUE HAVE A GUN, THAT’S IT !

Guy Morin

Un autre jeune homme replié sur lui-même qui s’est laissé marcher dessus toute sa vie, et à force de refouler, il a fini par imploser dû à un événement intense ou à une psychose.

Bien sûr, personne ne l’a vu venir. OUPSSSS!!!

Ehhhh non! Dire que personne n’a agi, serait plus exact…

Né en septembre 1998, Nikolas Cruz a été adopté à la naissance avec son frère, par un couple dans la cinquantaine. Son père adoptif est décédé en 2004, et sa mère, en 2017.

À l’école, il était connu comme un élève à problèmes. Il avait menacé une étudiante l’an dernier, son ex-petite amie plus précisément.

La direction de l’école secondaire n’acceptait pas que Cruz porte un sac à dos en raison de ces menaces proférées et elle a fini par le mettre à la porte en évoquant un problème disciplinaire. Quand tu as peur de ce qu’une personne peut cacher dans son sac, c’est qu’il y a un risque élevé de dérapage.

La police locale avait été alertée que Cruz était un cas problématique. Il travaillait dans un magasin près de l’école. Il était suivi en soins psychiatriques, mais il avait interrompu son traitement depuis un an. Tiens donc…

Cruz avait déjà fait allusion à son geste futur dans les mois précédents la date fatidique. Le FBI a reconnu avoir été alertée en septembre 2017 à propos d’un commentaire laissé sur Youtube : « Je vais devenir le tireur professionnel dans les écoles. » Des vérifications ont été faites sans succès.

Le FBI a reconnu hier, qu’il n’avait pas agi à temps. Il avait été averti de la dangerosité potentielle de Cruz en début janvier par l’appel d’un proche. Ce proche a décrit le comportement déviant du jeune homme et son intention de tuer des personnes dans un établissement scolaire. L’informateur avait également dit que Cruz était armé et qu’il publiait des messages menaçants sur les médias sociaux.

Soyez rassurés, jusqu’à jeudi, la procédure en vigueur a été respectée et l’enquête suivait son cour. Je crois qu’ils pourront maintenant passer à la dernière étape, c’est-à-dire faire passer le dossier du coin du bureau à la poubelle.

Plusieurs personnes interrogées sur les lieux de la fusillade ont déclaré que le passage à l’acte de Cruz était prévisible et qu’il serait celui qui le ferait. Un autre élève qui le côtoyait l’an passé a confié :

« Il y avait quelque chose de bizarre chez lui. Il était silencieux, les gens le harcelaient parfois et il y avait des rumeurs sur lui, comme quoi il prévoyait une fusillade dans une école. Mais personne ne le croyait. On pensait que c’étaient juste des rumeurs jusqu’à ce que, malheureusement, ça arrive. »

Donc, en résumé, c’est évidemment un problème de contrôle des armes à feu…

Ce n’est pas en restreignant 99,99% des propriétaires d’armes à feu qui sont 3 fois moins à risque de faire un homicide comparativement au reste des citoyens que vous allez régler ce problème.

Aux États-Unis, ils ont un « back grounds check » de 48 à 72 heures et une vérification des antécédents criminels. Ici, nous avons le processus du PPA (Permis de Possession et Acquisition) qui peut avoir une incidence, mais c’est impossible à prouver.

Le médecin Caillin Langmann a fait une étude sur le contrôle des armes à feu au Canada. Il arrivait à la conclusion qu’aucune loi ou restriction n’a changé quoi que ce soit. Cette étude, soumise à la révision par ses pairs, n’a jamais pu être contestée.

Travailler en amont pour dépister, encadrer et donner les soins appropriés aux gens à risque qui ne devraient pas posséder d’objets pouvant faciliter l’agression devrait être une priorité. Malgré cela, les tueries de masse n’arrêteront pas, il y en aura toujours qui nous échapperont.

Nous devons travailler à réduire le nombre de victimes en se préparant à intervenir le plus rapidement possible. C’est bien beau de militariser nos corps policiers et de leur mettre une fusée au derrière, mais ils arriveront toujours en retard quand même.

La seule solution viable est d’agir dans l’instant présent en autorisant le port d’arme aux gens volontaires, prêts à faire des formations, des pratiques régulières, des mises en situation, des citoyens, professeurs, membre de direction, employés de soutien, etc…

Il reste que, malgré que l’on essaie de nous faire croire que les tueries de masse sont un fléau, ça n’arrive pas si souvent, heureusement.

Tant que nous refuserons d’accepter le seul moyen viable qui est d’être prêt à agir immédiatement et que l’on attendra toujours la cavalerie qui arrivera toujours en retard, il y aura toujours des morts, plus de morts.

Tout ceci parce que socialement les faux sentiments de sécurité réconfortent et donnent bonne conscience, jusqu’à la prochaine fois…

Have a gun, that’s it !