Ghislain Loiselle

Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

L’Abitibi-Témiscamingue, c’est cinq régions!

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L'Abitibi-Témiscamingue est une région avant tout administrative.
Si l’Abitibi-Témiscamingue est sur la carte, c’est grâce à ses citoyens, regroupés au sein d’une foule de communautés plus ou moins populeuses. Et c’est à cause de deux grandes régions, le Témiscamingue et l’Abitibi.

Par Ghislain Loiselle, blogueur
ghislainloiselle.blogspot.com

On retrouve 18 agglomérations dans la région d’Amos, 24 au Témiscamingue, 22 en Abitibi-Ouest, 16 à Rouyn-Noranda et plusieurs autres dans la Vallée-de-l’Or. J’inclus les communautés algonquines.

Il y a d’abord, bien sûr, les chefs-lieux : Ville-Marie pour le Témiscamingue, Amos pour la région amossoise (MRC dite d’Abitibi), La Sarre pour l’Abitibi-Ouest, Rouyn-Noranda, qui est une ville-région, et Val-d’Or pour sa région, la MRC de la Vallée-de-l’Or. Une MRC est une municipalité régionale de comté, une sorte de préfecture comme en France, mais à la québécoise. C’est une région d’appartenance et d’administration. Comme l’étaient les comtés, avant 1980. Il y avait un seul grand comté en Abitibi et le comté de Témiscamingue dont Rouyn-Noranda a fait partie un temps, avant le développement abitibien et à ses débuts.

Les quartiers de Rouyn-Noranda en particulier étaient, il n’y a pas si longtemps, des municipalités. On parle maintenant de localités ou quartiers, parce qu’on n’a évidemment pas déménagé Beaudry, Rollet ou Évain au centre de la ville. Chaque quartier a son village, bref, sa petite zone urbaine. Le vécu continue à se faire au sein de chaque agglomération. Il s’agit de communautés. Et le coeur de la ville exerce une attraction, avec tout ce qu’on y trouve comme services, commerces, organisations, etc. Il en est de même pour chaque chef-lieu de chaque MRC. Pour Rouyn-Noranda, il est difficile de parler de chef-lieu quand la MRC est devenue la ville, le chef-lieu. Il y a beaucoup à dire sur chaque communauté de la grande région du Témiscamingue et de la grande Abitibi, formée de quatre petites régions de l’Abitibi.

La région administrative de l’Abitibi-Témiscamingue, c’est un peu selon moi un territoire artificiel, car elle est en fait formée de deux régions naturelles, l’Abitibi et le Témiscamingue. Autrefois, pour les Algonquins, l’Abitibi était le territoire tout autour du lac Abitibi, tant au Québec qu’en Ontario. Et le Témiscamingue se voulait tout ce qu’il y avait en périphérie du lac Témiscamingue, tant du côté québécois qu’ontarien. C’est à des fins administratives que le gouvernement du Québe l’a créée. On parlait auparavant de Nord-Ouest (habité) québécois. La région de la baie James s’étant développée avec les centrales hydroélectriques et les réservoirs pour les faire fonctionner, le Québec habité (par les Blancs, s’entend) se déplaçait plus au Nord. Le NOQ faisait alors de plus en plus partie en fait du Sud-Ouest québécois. L’A.-T. devait naître de cette réalité plus… réaliste. Elle porte le numéro 08.

Ne nous surprenons pas de cette réalité administrative de l’Abitibi-Témiscamingue. Le Québec lui-même est un territoire administratif. C’est un État. Un État fédéré appelé province dans la fédération canadienne.

Où se trouve la vraie appartenance? Quand on se trouve à l’extérieur, on dit souvent qu’on vient de l’Abitibi-Témiscamingue. Mais quand on est en Abitibi-Témiscamingue, on vient d’un foyer plus pointu. Quand on est de Val-d’Or, on n’est pas de Rouyn-Noranda. Quand on est d’Amos, on n’est pas de La Sarre. Quand on est du Témiscamingue, on n’est pas de l’Abitibi. Cette appartenance se vit sur le terrain. Cela n’empêche pas Témiscamiens et Abitibiens, Témiscamiens et Lasarrois, Amossois, Rouynorandiens et Valdoriens de se sentir bien partout dans cette partie-ci du Québec. Toutes nos familles viennent de tous les coins de l’Abitibi-Témiscamingue et d’ailleurs au Québec, dans le reste du Canada et d’autres lieux de la planète.