Ghislain Loiselle

Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

L’hôtel de ville de Rouyn-Noranda se trouve-t-il dans le rang Taschereau?

Chef a domicile

Les terres d'un canton sont divisées en rangs et en lots.

Pourrait-on imaginer nommer les principales artères urbaines de Rouyn-Noranda rang Principal, rang Perreault, rang Gamble, rang Murdoch?

BLOGUEUR

Par Ghislain Loiselle

ghislainloiselle.blogspot.com

Il est aussi absurde, dans mon esprit, de nommer rang une artère même rurale où il ne se pratique aucune activité agricole, où il n’y a pas de terres cultivées ou cultivables ou en jachère et où il n’y a que de la roche et de la forêt.

Dans ce cas, c’est le mot chemin qu’il aurait fallu choisir.

Et comment peut-on nommer rue une route, une grand route de surcroît? C’est ce qu’on a fait avec la 101, la Saguenay, à Rouyn-Noranda, Abitibi, Québec. Le mot boulevard aurait été plus approprié. Ou tout simplement route, en tout cas à partir de la sortie du quartier Lac-Dufault.

Cela me rappelle la base militaire de Valcartier, à Québec, où un chemin en pleine forêt portait le nom de rue. Un non sens.

Il apparaît clair dans ma tête que rue et avenue sont des mots réservés à des artères de zones urbaines, comme à l’intérieur du coeur d’une ville et dans la partie village de quartiers comme Rollet, Cadillac, Destor, McWatters, etc., à Rouyn-Noranda.

Pour ce qui est du mot rang, déjà qu’à la base, un rang est l’ensemble des lots d’une partie d’un canton, ça peut passer qu’on utilise, par déviation, le mot rang pour désigner le chemin donnant accès à un rang ou à deux rangs. Mais se servir du mot rang pour ce qui n’a rien d’agricole, c’est ne pas connaître l’origine et l’usage du mot.

Je me demande sincèrement comment on peut en être venu à avoir perdu cette notion de réalités régionales. Je constate que ces absurdités sont issues d’un manque de communication, d’une absence de consultation. Ça m’apparaît comme étant l’oeuvre de gens qui ne vivent pas sur le terrain, de citadins bureaucrates.

Un dictionnaire peut donner l’heure juste, sinon.

Pour illustrer mon propos, je vais taper rang au Québec sur Google images juste pour voir ce qu’on va me proposer comme photos, si les images vont être en lien avec la campagne, l’agriculture, comme je le dis. En plein dans le mille. Les champs, l’agriculture! Voilà tout.