Ghislain Loiselle

Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

Quand la lumière devient un danger sur la route

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L'éblouissement sur la route peut être fatal.

Un Rouynorandien s’est déjà fait donner un billet de contravention par un policier de la Police provinciale de l’Ontario parce que, m’a-t-il confié, il avait roulé derrière une auto-patrouille en laissant ses phares sur les hautes. Cela signifie qu’éblouir quelqu’un sur la route est illégal. Que ce soit chez nos voisins ou ici au Québec ou encore ailleurs au Canada.

Par Ghislain Loiselle

(ghislainloiselle.blogspot.com)

Aussi, si des phares utilisant des diodes électroluminescentes, communément appelées DEL, éblouissent effectivement les usagers de la route au point de créer un sérieux inconfort, voire un aveuglement, alors une règlementation doit être appliquée, sinon un règlement doit être adopté à cet égard.

Il y a fort à parier qu’un policier peut demander à un automobiliste d’aller faire aligner ses phares si ceux-ci équivalent aux hautes lorsqu’ils roulent. Surtout lorsque des DEL sont impliquées. Il y a bien assez que les DEL éclairent déjà beaucoup, beaucoup plus que les ampoules chauffantes ou à incandescence.

Une autre réalité est aussi à prendre en compte avec l’alignement des phares : la hauteur des véhicules. À quoi bon mettre des phares sur les basses si l’effet d’éblouissement doublé, voire triplé par la direction du faisceau lumineux n’est aucunement enlevé? La hauteur des camions, camionnettes, utilitaires sport, etc. doit absolument être prise en compte. Il en va de la sécurité des automobilistes.

Et je ne parle pas de tous ceux qui, délibérément, restent sur les hautes lorsqu’ils circulent, se balançant des autres. Des inconscients qui ne méritent pas d’avoir le privilège de conduire.

De plus en plus de gens se plaignent de ces situations qui relèvent pour une bonne part du je-m’en-foutisme, de l’égoïsme et, aussi, du laxisme des autorités compétentes.

Le Code de la route vient de subir d’importantes modifications. Je n’ai nullement entendu parler ou lu quoi que ce soit dans ces changements en lien avec l’éblouissement attribuable aux phares. Il faut alors se rabattre sur les règlements déjà en place. Certains touchent ces aspects de la sécurité routière. Il s’agit de les faire appliquer, pour le bien commun.

Je le répète, beaucoup de véhicules sont équipés de  »fog lights » en plus des phares standards. On retrouve aussi des lumières surélevées. Il faut les utiliser avec discernement.

On se trouve souvent devant des dangers publics. Qui niera que l’éclairage bleuté des DEL, s’il éclaire mieux la route, génère un effet de suréclairage chez ceux rencontrant les véhicules qui en sont équipés? Je crois qu’il va de soi que les faisceaux lumineux devraient être dirigés sur les voies en tenant compte de cet éclairage beaucoup plus net et vif. Cela peut être dangereux sur la route quand on se trouve devant l’équivalent de hautes avec des phares ordinaires. Quiconque reçoit une trop forte lumière dans les yeux peut ne plus être capable de bien voir après le passage de la source lumineuse. Qu’on ne vienne pas dire que ceux qui tiennent le volant ont juste à ne pas regarder les lumières. Personne ne regarde les lumières. Le monde les subit. Qui n’a pas déjà constaté ces faits. Il m’apparaît logique que cette réalité des dimensions des véhicules et du bon alignement des phares oblige à tenir compte de tous les voyageurs, petits et grands. Il y a beaucoup de camionnettes et de poids lourds, en Abitibi et au Témiscamingue, par exemple. Il faut donc adapter l’alignement de ses phares de façon à ne pas nuire à la conduite des autres. Pure logique.

Pour ce qui est des multiples phares, leur utilisation relève du gros bon sens de celui qui se trouve derrière le volant. Même chose pour l’emploi des hautes lorsqu’on suit ou qu’on rencontre. Cela relève non seulement du savoir-vivre, mais aussi de la sécurité des personnes.

Nul doute que la police peut intervenir à cet égard, pour la sécurité publique, car, c’est bien réel, la lumière peut sérieusement affecter la conduite et personne ne souhaite des morts et des blessés sur nos route pour des causes qui peuvent être écartées d’emblée.