Diplômé d’un baccalauréat en littérature française (Université du Québec à Trois-Rivières) et d’un certificat en journalisme (Université Laval), Olivier Kaestlé a commencé à s’exprimer dès 2006 dans les tribunes d’opinion sur une pléthore de sujets. C’est en créant son blogue en 2009 qu’il a choisi de se consacrer presque exclusivement à la condition masculine et à la dénonciation des injustices et iniquités vécues par les hommes et les garçons, tout en se vouant à la lutte à l’intégrisme religieux, qui menace de plus en plus les femmes et les filles ayant la chance de vivre selon les valeurs civilisées du Québec. Olivier co-anime également avec Lise Bilodeau l’émission « Tant qu’il y aura des hommes…  » sur les ondes de Radio Média Plus.ca.

La journée de la femme, plus que jamais 365 jours par année…

ABONNEZ-VOUS À DIXQUATRE.COM PAR COURRIEL!

Saisissez votre adresse électronique afin de vous abonner à Dixquatre.com. Vous recevrez une notification par courriel aussitôt qu’un nouvel article sera publié, vous permettant ainsi de demeurer à l’affût de toutes les dernières nouvelles!

Rejoignez 530 autres abonnés

 

 

 

 

Quand le misérabilisme sert l'opportunisme à l'année longue...

Peut-il se passer une journée sans que nous n’entendions parler de l’oppression qui affligerait continuellement nos pauvres femmes occidentales ? La déferlante suscitée par les mouvements #metoo et #balancetonporc, lancés l’automne dernier, ne semble pas vouloir se tempérer. Notons le moment stratégique de ce lancement, à l’approche de la neuvaine féministe annuelle débutant le 25 novembre avec la journée de lutte à la violence faite aux femmes et se clôturant après le 6 décembre, anniversaire de la tuerie de Polytechnique.

La rentrée automnale représente donc un véritable momentum de marketing sociétal féministe au cours duquel revendications misérabilistes alternent invariablement avec annonces ministérielles de subventions pharaoniques.  Nous allons voir que la journée de la femme permet une relance de cette tendance lourde.

Ainsi, c’est le 21 août qu’Hélène David, alors ministre à l’Enseignement supérieur, annonçait une subvention de 23 M $ répartis sur cinq ans pour lutter contre la « culture du viol » sur les si dangereux campus québécois. Après nos étudiants, qui sera identifié comme prochains agresseurs ? Les Schtroumpfs ? Le Télétubbies ?

Le 26 octobre, Lise Thériault, alors ministre de la Condition féminine, annonçait quant à elle une bonification extraordinaire de 26 M $ qui venaient s’ajouter à un confortable montant de 18 M $ destiné à lutter contre les agressions sexuelles. Total de cette annonce : 44 M $. La raison invoquée par la ministre ? Gerry Sklavounos, dont il a été établi par le DPCP qu’il n’avait commis aucun acte criminel sur la douteuse personne d’Alice Paquet, et le drame des « survivantes » de l’université Laval, dont on ne sait toujours pas si elles ont été agressées sexuellement.

On voit à quel point les émotions l’emportent sur la raison de nos politiciennes et gouvernent leur cerveau sur la question des agressions sexuelles et de la violence conjugale. En les voyant céder si facilement aux complaintes stridentes des groupes féministes, on croirait des mamans sans colonne vertébrale en train de courber l’échine devant des enfants manipulateurs et culpabilisants.

Croyez-vous pour autant que les groupes de lutte aux violences faites aux femmes se sont calmés, rassasiés par ces montants himalayens ? Que nenni ! Il leur en faut plus, toujours plus !

C’est à ça que sert désormais la journée de la femme : au moment où le concert de lamentations entonné à l’automne risque de s’essouffler, il trouve un deuxième souffle au printemps qui permettra à ces vampires de subventions de pressuriser encore et toujours davantage le contribuable au nom de la violence faite aux femmes.

Gouvernemaman, donne-nous les sous, bon !

Dans cette optique, faut-il se surprendre d’assister à la formation de la Coalition féministe contre la violence envers les femmes, composée d’une quinzaine d’organismes, à l’approche de la journée de la femme ? Faudrait-il dégainer nos mouchoirs devant les lamentations opportunistes de leurs porte-paroles ?

Voici un témoignage : « Le financement des ressources d’aide aux victimes est inadéquat, selon la coalition. Aucune somme récurrente n’a été investie dans les Centres pour victimes d’agressions sexuelles depuis presque dix ans, a lancé la porte-parole du Regroupement des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, Stéphanie Tremblay, en entrevue avec la Presse canadienne. »

Le mot piège est « récurrentes ». Comme les subventions spectaculaires consenties à ces groupes sont ponctuelles, Mme Tremblay joue sur les mots. Elle dit déplorer « ne pas avoir vu la couleur des 17 M $ » annoncés l’automne dernier, mais se garde bien de dire un mot sur les 26 M $ additionnels promis par la ministre Thériault.

La nouvelle de la coalition paraissait le 4 mars. Le 7 mars, leur message était entendu : « Le gouvernement Couillard a annoncé mercredi un investissement supplémentaire de 19,5 millions $ pour soutenir les victimes de violences à caractère sexuel ou conjugal.

Les deux tiers de cette enveloppe seront investis sur trois ans dans la prévention des agressions sexuelle et l’accompagnement des victimes. L’argent sera notamment distribué aux organismes communautaires qui offrent des services d’aide et de suivi en matière d’agression sexuelle, comme les Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS). »

Encore une fois, il semble bien que les CALACS soient les principaux bénéficiaires des largesses de l’État, ce qui en dit long sur le considérable pouvoir politique de ces organismes, tant au plan de la mobilisation qu’à celui de la pression politique. Est-ce vraiment à ces manœuvres opportunistes que doit servir la journée de la femme ?