Ghislain Loiselle

Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

BLOGUE | Sans le champ magnétique terrestre, ce serait la mort

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Les ceintures de Van Allen sont au nombre de trois. Elles sont le résultat de la capture, par le champ gravitationnel terrestre, des particules radioactives mortelles.

On peut dire merci au Bon Dieu ou à ce que vous croyez pour le champ magnétique terrestre et les ceintures de Van Allan, car, sans eux, des particules provenant du Soleil et d’autres engendrées par les collisions de rayons cosmiques avec des neutrons de l’atmosphère terrestre atteindraient la biosphère et ce serait la mort sur Terre.

Par Ghislain Loiselle

ghislainloiselle.blogspot.com

En raison du fait qu’elles sont très énergétiques, ces particules atomiques nous transperceraient littéralement, tels de microscopiques projectiles. Ça en est d’ailleurs. Plus elles sont lourdes, plus elles sont pénétrantes. Et, malgré cela, on est atteint, sur Terre. Mais pas au point de compromettre la vie.

Les ceintures de Van Allen

La preuve de l’existence de cette terrible réalité, ce sont les « ceintures de Van Allen », car ces dernières suivent les lignes du champ magnétique terrestre. Elles sont, disons, les parties du champ où sont retenues toutes ces particules qui nous tueraient sinon. D’où leur visibilité avec des instruments appropriés. D’ailleurs, elles parcourent des trajectoires orientées comme les lignes de force du champ. Il s’agit de deux formes annulaires et concentriques. Un séjour de 48 heures à l’intérieur de ces ceintures pourrait suffire à tuer un homme.

Les ceintures de Van Allen comportent des « fenêtres »

On peut les éviter

Mais alors, comment les astronautes ont-il pu sortir dans l’espace au début des années 1960, puis se rendre même jusqu’à la Lune, à partir de 1969, si ces ceintures constituent un danger sérieux pour l’homme qui aurait à y séjourner? C’est que la forme en anneaux de ces ceintures qui s’étendent seulement jusqu’au 70e parallèle, ménage dans les régions polaires deux fenêtres par où il est possible de les éviter, au prix d’une perte partielle de la vitesse de rotation terrestre dont profitent généralement les engins spatiaux. Ainsi, le danger est moindre pour l’astronaute qui traverse à cet endroit. Mais un astronaute est toujours plus exposé qu’un simple aviateur. En dehors de cela, en traversant rapidement les ceintures elles-mêmes dans un habitacle dont les parois contribuent à en atténuer l’énergie, le danger pourrait être négligeable, bien qu’il demeure. D’ailleurs, des hommes ont subi des radiations.

Orbites plus basses

Donc, une première conséquence de la découverte de la présence de ces ceintures, révélée par les premiers satellites artificiels et premiers vaisseaux envoyés dans l’espace, a été d’imposer aux stations spatiales (Vostok, Sky Lab, ISS (Station spatiale internationale), etc.) des orbites plus basses que celles qui avaient été escomptées. On avait par exemple prévu de faire graviter la station du projet Von Braun à 1730 kilomètres d’altitude. Or, ça se trouvait exactement dans la première ceinture radioactive… Dans les deux ceintures, les impulsions au compteur Geiger sont de 10 000 par seconde. Inutile de dire que l’orbite a été de beaucoup descendue. On se limite maintenant à 1000 kilomètres maximum.