Ghislain Loiselle

Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

BLOGUE | Dans 10 000 ans, il y aura avancée glaciaire à cause d’un surenneigement

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Il y a déjà eu avancées glaciaires après la fin de la glaciation du Wisconsin. Alors, pourquoi pas avant la prochaine?

Tout indique qu’il va beaucoup neiger dans 10 000 ans, avant, pendant et après en fait, aux latitudes où il neige déjà ces millénaires-ci. Et ce ne sera pas seulement l’hiver qu’il y aura de fortes précipitations solides! Également pendant une bonne part du printemps et de l’automne. Et il en sera ainsi jusqu’à la limite des parallèles des froids extrêmes et j’ai nommé, le cercle arctique.

Par Ghislain Loiselle, blogueur

ghislainloiselle.blogspot.com

C’est que l’inclinaison de l’orbite terrestre sera alors à son plus faible (22,1 degrés), ce qui aura pour effet d’uniformiser les saisons tout au long de l’année, hivers plus doux et été frais à cause du  »mix » des saisons… printemps et automne plutôt hivernaux où il pleuvra s’il ne neige pas.

Aphélie durant l’hiver

Également dans 10 000 ans, c’est durant l’hiver que la Terre sera à son plus grand éloignement du Soleil (aphélie). Notre planète orbitera donc plus lentement autour de l’Astre du jour et la saison la plus longue des quatre sera l’hiver.

Le Soleil se trouvera à 5 000 000 de kilomètres plus loin de notre planète qu’il ne l’est de nos jours et ce en plein hiver. On parle d’une distance de 152 000 000 de kilomètres au moment de l’aphélie contre 147 000 000 km au périhélie. Ce paramètre n’influence pas autant les climats que l’obliquité de l’axe de la Terre, mais il joue néanmoins un rôle majeur.

Périhélie pendant l’été

Les étés seront aussi plus courts parce que, à chaque année, pendant des siècles et de nombreux millénaires, la Terre filera à sa vitesse maximum dans sa révolution autour du Soleil spécifiquement pendant la saison estivale, plus vite qu’au cours des trois autres saisons. Car le périhélie se produira durant l’été, dans 10 000 ans. Ce qui générera des étés raccourcis. Ce sera alors la plus courte des quatre saisons. Périhélie signifie  »le plus près du Soleil ». Selon une des trois lois de Kepler et donc de Newton qui les a incorporées à sa synthèse, à sa théorie de la gravitation universelle, les astres ont une vitesse plus rapide lorsqu’elles passent près de l’Astre du jour, mais couvrent des aires égales aux autres temps de l’année étant donné leur éloignement.

Du positif et du négatif

Les humains comme les animaux pourront donc se compter bien chanceux que l’obliquité de la Terre sera alors à son plus faible car, sans cela, les hivers auraient été plus rigoureux du fait de la plus grande distance entre la planète et l’Astre du jour durant la plus froide des quatre saisons. Par contre, il y aura le surenneigement. La vie n’aura d’autres choix que de se rabattre un peu plus au sud.

À quand la formation d’un nouveau glacier nord-américain?

De la neige, automne, hiver et printemps

Il pourra neiger pratiquement tout au long de l’année à certaines latitudes nordiques alors qu’au top nord avec ses grands froids permanents, il continuera d’y avoir l’  »effet congélateur », lequel est très efficace. Même chose au pôle Sud. On sait que c’est quand il fait doux qu’il neige, l’hiver, parce qu’il y a des nuages souvent chargés de vapeur d’eau lorsque le temps est doux en saison hivernale. Pour l’enneigement, tout se passera donc à des parallèles quand même élevés, très au delà du 49e. C’est là qu’il neigera le plus. Tout se joue toujours aux plus hautes latitudes.  Aux latitudes nordiques connaissant actuellement un certain équilibre au niveau des quatre saisons, une couverture de neige et de glace étireront significativement les calottes polaires. Ça se passera dans le Nord.

Des reliquats de 10 000 ans de la dernière époque glaciaire photographiés à Belleterre, Témiscamingue, Québec.

Glaciation ou pas?

On sera peut-être alors à l’aube d’une nouvelle glaciation. Même si l’orbite de la Planète bleue sera encore assez excentrique, avec aphélie et périhélie toujours existant. Le processus survient grosso modo aux 100 000 ans, de l’excentricité maximale à l’excentricité minimale, s’il n’avorte pas, ce qui peut s’être déjà produit, tant pour une glaciation que pour un interglaciaire.

Les pôles pourraient prendre de l’expansion. On pourrait bien avoir affaire à une avancée glaciaire. Mais probablement pas encore à une glaciation proprement dite. Mais il y a un doute. Ce qui se passera, climatologiquement, pourrait être une amorce, rien n’étant tranché au couteau, en rien. Une glaciation doit commencer des milliers d’années avant que les paramètres soient à  »midi ». Surtout quand on sait qu’il a fallu quelques milliers d’années pour dégager toute la glace qui recouvrait le continent nord-américain. Il faudra attendre quelques milliers d’années avant que les conditions propices à une nouvelle période glaciaire soient parfaitement en place. Des cycles sont connus et surviennent, comme programmés, depuis 2 millions d’années, et je les connais. Si ce ne sera pas encore le cas dans 10 000 ans, ça viendra bien assez vite, si on adopte un regard géologique et climatologique sur la chose.