Ghislain Loiselle

Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

BLOGUE | Des conducteurs sont agressifs avec les piétons!

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On n'a pas à courir pour traverser à cause des enragés au volant.

Quand un conducteur te fait payer de son agressivité le fait que, comme piéton, tu traverses une artère sans courir alors qu’il veut s’engager sur celle-ci en effectuant un virage, il mériterait de se retrouver à pied pour 48 heures!

Par Ghislain Loiselle, blogueur

ghislainloiselle.blogspot.com

C’est ce que je pense. Il verrait qu’on circule infiniment plus vite en voiture qu’en  »Os Mobiles » (entendre qu’en marchant) et que la rage au volant n’a pas sa place, surtout pas dans un centre-ville!

Intersection Gamble Ouest/Dallaire

On m’avait déjà rapporté, en commentaires, dans un article précédent, qu’il était dangereux comme piéton de traverser à l’intersection de la rue Gamble Ouest et de l’avenue Dallaire, à Rouyn-Noranda, Abitibi, Québec.

Je n’avais jamais vraiment expérimenté cette situation avant aujourd’hui, le jeudi 8 mars, en début de soirée. C’est bien vrai et ce n’est pas à cause de la configuration des lieux. Non!

Je me trouvais avec une fille. On arrivait du Tim Horton Gamble et on se dirigeait vers la librairie Corcovado, au coin (sud-est) de la rue. La lumière est tombée verte pour ceux qui circulaient sur la Dallaire et il y avait le petit bonhomme pour les piétons.

Or, une automobile sport blanche roulant vers le nord a voulu amorcer un virage à gauche pour prendre la Gamble. Malheureusement pour lui, nous traversions. Eh bien, je vous le jure, c’était bien senti. Il aurait bien voulu, le cave (excusez-la, mais c’est ça), qu’on traverse en courant. Il collait avec ses 2000 kilogrammes. Aussitôt qu’il a pu virer, il l’a fait, mais sans tenir aucunement compte de notre confort. Je l’ai bien regardé après qu’il se soit engagé. Il a vu mes yeux et j’ai vu les siens. Il a décampé avec son traîne-cons en pesant sur l’accélérateur et en faisant du coup entendre son petit moteur.

Trop lentement, ce n’est pas mieux!

J’ai déjà traversé une rue avec un gars, il y a quelques années déjà et le type en question marchait bien que trop lentement pour se rendre de l’autre côté de la rue. C’était un jeune, là, pas une personne âgée avec une perte de capacité. Mais force est de constater qu’il était limité. Un chauffeur qui voulait virer lui a alors dit, par la vitre abaissée de sa portière,  »c’est ça, prend bien ton temps! » Et il avait raison. Comme piéton, on doit traverser d’un pas normal, avec tout de même un petit sens de l’urgence, mais sans prendre de risques, et surtout pas comme un escargot. À moins qu’on n’en ait physiquement pas le choix. Et pas non plus comme un lièvre.

Mais la fille et moi traversions à un rythme très raisonnable. Aucun piéton ne devrait avoir à courir parce qu’un impatient apprécierait beaucoup qu’on ne soit pas là.

Interdiction de conduire

La meilleure leçon qu’on pourrait donner à un abruti au volant, c’est de l’empêcher de conduire assez longtemps pour qu’il réalise qu’il est ridicule de ne pas respecter, surtout au coeur d’une ville, le rythme piétonnier. Vraiment, de telles personnes ne méritent pas d’avoir un permis de conduire. Conduire, en Amérique du Nord, est un privilège, non un droit. C’est notre société qui le veut ainsi. Et c’est bien. Par son comportement agressif, cet homme dont il est question va un jour goûter à sa potion, à ce qu’il aura semé, j’en suis sûr. Il aura un accident et peut-être que si des humains sont blessés ou tués à cause de lui, il devra payer. La nature nous rattrape toujours.

Naturellement enragé

Une dame à la librairie m’a confié, quand je lui ai raconté le comportement très désagréable de l’individu, que, souvent, les enragés au volant le sont même lorsqu’ils ne se trouvent pas au volant. Ils ont un problème avec leur système nerveux. Alors si c’est le cas, eh bien, qu’ils se soignent. Parce que, dans mon livre, c’est une maladie.