Samuel Fillion-Doiron

Étudiant en Enseignement de l’univers social et de l’éthique et culture religieuse au secondaire, vice-président régional de la Capitale Nationale et de Chaudière-Appalaches au Parti conservateur du Québec.

BLOGUE | Québec 21 doit se réveiller

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Cela me fait bien de la peine de devoir écrire cette chronique, mais je considère que les bons amis sont ceux capables de dire la vérité à ceux qu’ils apprécient. Je vais commencer par le début.

D’abord, il faut savoir que lorsque ma mère est décédée, le parti m’a donné beaucoup de support, envoyant même la moitié de l’équipe aux funérailles de ma mère, dont la colistière Nancy Piuze qui, le même jour, avait organisé un blitz de porte-à-porte dans le district de Sainte-Thérèse-de-Lisieux. Ce parti, c’est littéralement une famille que j’aime beaucoup, mais il y a des choses qui doivent se dire.

Commencement

J’apprends l’existence du parti par le biais de la radio de Québec. Quelques jours plus tard, on annonce les premières candidatures et je me dis : WOW! De gros noms pour le parti, surtout à Beauport où j’habite, des candidats de qualité. Je me dis qu’il y a enfin espoir de voir un maire perdre une élection à Québec.

Après ma campagne dans Gouin, je me fais interpeller par celui qui allait devenir l’attaché de presse de Québec 21 et plus tard, le candidat du parti dans Saint-Roch – Saint-Sauveur pour aller à une rencontre pour ceux qui veulent s’impliquer. C’était le lendemain de la triste histoire de Fred Têtu qui fut la première gaffe du parti. Québec 21 s’en est cependant sorti avec brio. Un plan de match pour développer le parti est mis de l’avant et la machine démarre.

L’été se passe plutôt bien, on entend très peu parler du parti, à un point où c’est même inquiétant, mais dès le retour en classe, la campagne commence… et les gaffes.

Gosselin Lagaffe

Gosselin admet qu’il a commencé à se politiser en écoutant Jeff Fillion… Que l’on apprécie ou non l’animateur, ce n’est pas ainsi qu’on se politise, mais Gosselin a eu le malheur d’être associé à l’animateur le plus détesté de la province.

On promet une baisse des taxes municipales, mais finalement on change d’idée, car ce serait trop irresponsable, ce qui est vrai, mais le message a mal passé et a été très mal reçu.

On promet des navettes à 1$ qui partent du Centre Vidéotron. Bien que l’idée de base soit bonne, elle a été discréditée seulement en raison du point de départ mis de l’avant pour ces potentielles navettes. Mais en politique, ça n’a pas d’importance, c’est la perception des gens qui comptent, pas le contenu.

Gosselin livre sur un plateau d’argent une belle citation sur le climato-scepticisme pour se reprendre le lendemain et être la risée des journaux pendant suffisamment longtemps pour décourager des gens qui auraient voté pour lui.

Pendant le premier débat télévisé, bien que Gosselin ait été très agressif et qu’il ait même été nommé gagnant du débat, il a trop martelé le clou du troisième lien, allant même jusqu’à le qualifier de projet culturel.

Malgré tout cela, Québec 21 fait élire deux conseillers dont le chef dans deux districts de Beauport. Déception pour certains, mais miracle pour les autres, on doit aller de l’avant et ça donne au moins l’occasion à Gosselin de faire ses classes pour la prochaine élection municipale.

Mais c’est une fois élu que les choses empirent.

Entrée à l’hôtel de Ville

D’abord, prétendre qu’il y a une possibilité que Gosselin soit chef de l’opposition à temps partiel, cela lance un très mauvais message et pas seulement les détracteurs le lui ont reproché.

Vient ensuite la gaffe de dire que le troisième lien serait moins important désormais alors qu’il s’est fait élire avec cette promesse. Bien qu’il avait entièrement raison de dire qu’il n’y a pas juste cela à penser au municipal, le parti a perdu le contrôle du message.

Le manque de respect envers certaines règles du Conseil de Ville et ses quelques erreurs peuvent être pardonnables puisqu’il apprend, mais ces erreurs lui ont valu des moqueries de l’équipe Labeaume qui l’ont fait passer à plusieurs reprises pour un incompétent qui ne connaît pas ses dossiers.

Voter contre le budget était un gros piège à cons dans lequel le parti s’est jeté comme un dindon sauvage et c’est sans compter les commentaires qui ont été fait sur le budget avant même qu’il n’ait été épluché.

Le sondage publié sur la page Facebook du parti, non mais quelle gaffe monumentale.

Et au moment d’écrire ces lignes, la dernière gaffe est celle du métro. Dois-je vous rappeler comment cela s’est passé quand Sylvie Asselin a eu le malheur d’en parler? Les choses ne sont pas différentes au municipal et même si je sais que JF Gosselin a un désaccord économique envers le métro ET le Tramway/SRB, qu’il avait promis qu’il s’opposerait à tout projet de transport structurant qui enlèverait des voies aux automobilistes, il a ouvert une grosse boîte de Pandore en parlant d’un métro à Québec, car le message ne sera pas bien interprété.

Il n’y avait qu’à écouter la radio de Québec (qui a fini par abandonner le parti). Heureusement, ils ne représentent pas la majorité de la population de Québec puisque sinon, Jeff Fillion serait maire. Ils représentent tout de même une branche suffisante de la population pour mal faire paraître le parti aux yeux de ses propres électeurs.

En bref

Québec 21 devrait envisager aller visiter les Témoins de Jéhovah pour lire la revue Réveillez-Vous, parce qu’en ce moment, le parti dort au gaz à un point tel où David Chabot, l’ancien directeur des communications dit ne plus reconnaître le parti.

Je le redis, je trouve cela dommage de devoir écrire ces lignes parce que j’apprécie l’individu qu’est Jean-François Gosselin, mais à ce rythme là, le prochain candidat à la mairie de Québec 21 sera Stevens Melançon qui, heureusement pour lui, n’est pas trop éclaboussé par toutes ces histoires.