Cold Heimatlos, c’est un chroniqueur à la plume irrévérencieuse, aux commentaires cinglants et à l’humour qui fait grincer des dents. Enseignant au niveau professionnel, auteur d’un roman noir, sa plus grande préoccupation est l’état lamentable dans laquelle se trouve la relation entre l’Homme et la liberté. C’est sous cet angle qu’il aborde ses sujets : le rétrécissement constant des libertés doit être expliqué et compris par le citoyen avant d’être dénoncé. Il s’insurge devant la douce et thérapeutique dictature de l’État et du dressage sensitif de l’Homme. Cette citation reflète sa pensée :
« Les êtres humains n’ont pas grandi en même temps que les institutions issues de leur cerveau. Ce sont surtout la faiblesse intellectuelle et morale des chefs et de leur ignorance qui mettent en danger notre civilisation. »
– Alexis Carrel in L’Homme, cet inconnu

BLOGUE | Qui choisit prend pire…

 Aujourd’hui, à une époque où l’on écrit sans orthographe et où l’on calcule sans exactitude, il ne faut plus s’étonner de lire n’importe quoi – écrit n’importe comment – sur Facebook ou dans les médias. Il ne faut pas non plus s’étonner de voir le citoyen se noyer dans un océan de dettes, tout comme l’État qui gouverne de budget déficitaire en budget déficitaire. La démocratie est victime de l’orgueil imbécile des politicailleux répartis en trois couches de crasse gouvernante :

Au fédéral, le peuple – probablement fatigué d’une gouverne sévère – a décidé de porter au pouvoir le plus insignifiant de tous les candidats à s’être présentés à la tête de la Nation, et ce, depuis le jour un de sa création. C’est peu dire.

Au provincial, ce même peuple reporte au pouvoir, mandat après mandat, le plus crapuleux des partis. Mais si la tendance se maintient, il changera peut-être pour celui de la continuité et du maintien des acquis sociaux. Il est comme ça le peuple : pour ses films favoris, il aime voir les « remakes », c’est-à-dire la même maudite histoire, mais jouée par des acteurs différents et avec une image au goût du jour !

Au municipal, si on se limite aux deux grandes villes de la province, Québec a choisi un petit despote entêté au mépris parfaitement proportionnel à sa folie des grandeurs. À Montréal, le citoyen a préféré une gauchiste qui se dit coupable d’être blanche (white guilt) et qui renie ses propres promesses électorales sans aucun scrupule – le sourire fendu jusqu’aux oreilles – à un ex-libéral contaminé à l’aplatventrisme devant de la ligne de parti.

Le peuple considère tout ce beau monde comme les meilleurs éléments d’entre tous pour prendre les décisions à sa place ; pour diriger. C’est beau la démocratie indirecte !

Est-ce que le peuple est apte à choisir ?

Permettez-moi d’en douter.

L’exercice démocratique d’aujourd’hui n’a rien à voir avec son fondement originel. Autrefois, les candidats étaient sélectionnés parmi l’élite du peuple : les érudits, les hommes puissants et les intellectuels. Une élection par suffrage censitaire permettait à l’électeur de choisir l’élément qu’il jugeait être le plus compétent pour le poste. Tous n’étaient pas électeurs. Il fallait participer activement à la société (en payant des impôts) pour obtenir un droit de vote. De cette façon, on éliminait bien des inaptes facilement fourvoyables.

Aujourd’hui, une élection n’est plus qu’une énième télé-réalité de piètre qualité – Parlement Académie – dans laquelle tous les acéphales capables de promettre n’importe quoi et d’y croire, se vendent pendant un mois aux imbéciles les plus crédules, les plus naïfs, en espérant ne pas être « éliminés » avant la fin. Évidemment, parmi ces incompétents se glissent parfois d’ambitieux escrocs sans scrupules, pas plus compétents, mais meilleurs « bullshiteux ».

Le Parti des Vedettes

Pour donner crédibilité à ce que j’avance, il me vient l’idée de fonder un parti politique. Voici une liste non-exhaustive des candidats que je présenterais : Marie-Mai, Martin Matte, Claude Legault, Éric Lapointe, Michel Côté, Louis-José Houde, Roy Dupuis, Guilaine Tremblay, Marc Labrèche, Patrick Huard, Karine Vanasse, Anne Dorval, Antoine Bertrand, Guillaume Lemay-Thivierge, Rémy Girard, Julie Le Breton, Guy Nadon, Louis Morissette (et pourquoi pas sa Véro !)… Nous prendrons le pouvoir en octobre 2018, je vous le promets !

Mais si vous voulez tourner au ridicule mon projet, il vous faudra trouver cinq bons arguments afin de m’expliquer comment Marie-Mai ou Marc Labrèche feraient de pires ministres des Transports que Julie Boulay, pharmacienne de métier !

Au Québec, les gens votent pour foutre à la porte l’incompétent qu’ils ont choisi en le remplaçant par un autre tout aussi incompétent, sinon pire. Parfois, il faut le dire, il se glisse des cas d’exception qui font de bons députés et à l’occasion, oui, d’excellents ministres. Je pense notamment à Ellen Ruth Rousseau.

Le cas Harper

Harper a créé un précédent politique au Canada. Tous les groupes de pressions gauchistes, la sanie socialo-communiste universitaire, ont sous-estimé la bêtise populaire en diabolisant la politique de droite du gouvernement Harper et en incitant le peuple à voter « Anybody but… » Fut-ce vraiment une victoire ?

Je ne crois pas qu’avoir remplacé Staline par Mickey Mouse aurait amené le peuple russe à être dans une meilleure position sociale et économique aujourd’hui… C’est pourtant ce que laisse entrevoir la démocratie !

À tous les naïfs encore heureux de choisir entre celui qui les arnaquera ou celui qui les enculera ; entre la cloche et l’idiot, n’avez-vous pas envie de revoir votre façon de procéder ?

«  Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. »

Benjamin Parker, l’oncle de Spiderman

Il est temps que les citoyens prennent leurs responsabilités et cessent de voter avec leurs pieds – à défaut de le faire en se bouchant le nez. Les citoyens doivent s’informer sur la compétence du candidat et non sur la sympathie qu’il dégage ou la couleur du parti auquel il est associé. Sinon, abstenez-vous de cet exercice… vous nuisez à la Nation !

Dans un prochain billet, j’expliquerai pourquoi nous devrions en finir avec la démocratie.