Propriétaire de AGM Sécurité, Président du collectif Tous contre un registre québécois des armes à feu (TCRQ), candidat du Parti conservateur du Québec, formateur en maniement des armes à feu, passionné par les questions de sécurité publique et tout ce qui a trait à défense légitime avec arme à feu et ce qui l’entoure. Prône les valeurs de liberté et de responsabilité individuelles et qualifié d’anarchiste par le Ministre Martin Coiteux

BLOGUE | Quand les fourbes se servent des Ricains…

Guy Morin

Depuis plusieurs années, je contribue à informer la population sur les pratiques, les lois et restrictions qui entourent l’univers des armes à feu.

Dans les propriétaires d’armes à feu, il y a les simples chasseurs, les tireurs sportifs, les collectionneurs et les tireurs du dimanche qui kickent des cacannes avec leurs petits-enfants. Chacun a sa vision et ses préjugés envers les autres. À moins d’être un hybride, il est difficile de faire la part des choses.

La majorité de la population ne sait pas que les semi-automatiques et armes de poing sont légales au Canada. Il y a 7 ans, j’en faisais partie.

Plusieurs personnes se sont réveillées sur l’existence des AR-15 au Canada dans les 3 dernières semaines. S’il y a vraiment un problème avec le AR-15 ou l’ensemble des armes semi-automatiques au Canada, j’imagine que la majorité de la population serait au minimum au courant qu’elles existent depuis longtemps.

Dans mon jeune temps, du temps qu’un ti-gars avait le droit d’être un vrai ti-gars, je trippais littéralement sur les guns. À titre de renseignement pour les Martineau de ce monde, je ne me masturbais pas devant des revues américaines de guns. Je faisais comme la plupart des garçons de mon âge, je m’allumais avec le catalogue de Sears.

Discrétion

Depuis l’histoire de la Polytechnique, avec toute la propagande pour nécroser les couilles des hommes au Québec, le mot d’ordre des propriétaires d’arme à feu est devenu la discrétion de peur d’être jugé.

Il y a 7 ans, je parlais de ma passion que je ne pouvais vivre dans mon pays avec un ami du monde politique. Il m’a dit qu’il en avait et qu’il était possible d’en avoir à condition de se soumettre à un processus qui s’appelle le PPAR (Permis de Possession d’Arme Restreinte). Ce même ami m’a expliqué les démarches. J’ai démarré au quart de tour dans cette nouvelle aventure.

Cet ami ne me parle plus depuis…

Selon lui, je ne suis pas assez discret. Je priorise la nécessité de l’objet au lieu du privilège. En résumé, je nuis à la cause…

Je devrais me cacher, profiter de mon privilège en attendant que l’on me dise où et quand aller les porter. Attendre le jour où les politiciens auront succombé à la pression abrutissante des lobbys du désarmement, qui eux auront réussi à apeurer une majorité d’ignares urbains des grandes villes.

Autrement dit : « Attendre d’être par terre pour se battre. »

Drôle de mentalité…

Une question de sécurité

La très grande partie de la population a un rythme de vie plutôt urbain. Ils n’ont aucune idée de la culture entourant cette passion. Bien souvent pour eux, si vous avez une arme, vous êtes un danger potentiel. Ils ne comprennent pas pourquoi il est possible d’en avoir chez vous. Malgré qu’ils se disent d’accord avec la possession d’arme pour la chasse, c’est une question de temps avant qu’ils vous l’interdisent au nom de la cruauté animale.

Les simples chasseurs sont parfois les pires quand nous parlons d’armes semi-automatiques et d’armes de poing. À plusieurs reprises, j’ai été confronté à la réflexion suivante :

« Ce n’est pas nous le problème, c’est ceux qui ont des mitraillettes !!! », en pointant les tireurs sportifs.

Les tireurs sportifs ne tuent pas d’êtres vivants, n’éviscèrent pas d’animaux accrochés à un arbre, n’exhibent pas leurs trophées, ne font pas de rite de passage aux ti-nouveaux et ne prennent pas un gros « De Kuyper » en attendant leur proie. Les tireurs sportifs abattent des cibles de carton, de métal, de plastique. Leur plus grand ennemi est le chronomètre. Ils sont les personnes les plus sécuritaires avec cet objet, autant en entreposage, en déplacement que lors de l’utilisation.

Le registre des armes longues

Contrairement à ce que le lobby anti-arme, certains médias, troubadours radiophoniques et politiciens malhonnêtes ont essayé de vous faire croire…

Mon combat contre l’immatriculation des armes à feu n’a rien à voir avec l’enregistrement en tant que tel ou à une culture pro-gun provenant de la diabolique NRA.

En fait, je l’ai fait en tant que contribuable dégoûté de me faire rentrer de force des lois coûteuses, inutiles et abrutissantes. Des lois qui n’ont aucune raison valable d’exister, sinon pour plaire à des lobbys victimaires et pour sécuriser une population apeurée par le mensonge et la désinformation.

Posséder une, deux, dix, + de 100 armes n’a aucune influence sur la dangerosité de la personne. C’est sur la détection de la personne à risque de commettre un événement malheureux que nous devons nous attarder.

Le registre est une loi injuste et discriminatoire envers les Canadiens résidant au Québec. Pendant que les résidents seront traités comme des dangers potentiels pour la sécurité publique s’ils n’enregistrent pas leurs armes, un citoyen du R.O.C. sera respecté tant que son arme n’aura pas séjourné plus longtemps que son visa touristique de 45 jours. Un Autochtone résidant sur une réserve n’aura pas à s’y soumettre.

Attendez pour enregistrer vos armes

Selon le PCAF (Programme Canadien sur les Armes à Feu), je n’ai pas à enregistrer et à divulguer les lieux d’entreposage de mes armes non-restreintes en tant que Canadien.

Est-ce que j’ai des armes non restreintes?

Si oui, sont-elles sur le territoire du Québec?

Pour ces raisons, je demande à tous les propriétaires que je rencontre de ne rien enregistrer avant la date limite du 29 janvier 2019.

Bien hâte de voir ce que fera le prochain gouvernement avec un inventaire de moins de 100 000 armes enregistrées sur une possibilité de 1,7 millions…

Pour ce qui est de moi, SI j’ai des armes longues, elles ne seront pas enregistrées dans cette mascarade et ne seront jamais plus de 45 jours sur cette terre maudite.

Si les autorités décident de me prendre en grippe, il me fera plaisir de les poursuivre au civil, au criminel et en déontologie policière. Je remercie à l’avance le policier qui voudra se faire les dents sur moi. Ainsi, il me permettra de monter la jurisprudence pour aider les prochaines victimes d’un État de plus en plus policier et totalitaire.

Le rassemblement du 2 décembre

Le rassemblement du 2 décembre avait plusieurs objectifs.

Rappelez-vous de Nathalie Provost qui pendant 48 heures s’époumonait à dire :

« Nous ne comprenons pas leur hargne, nous ne voulons pas enlever leurs armes, nous voulons seulement les enregistrer. »

Pendant ce temps, dans le même quartier général, sa copine Heidi Rathjen préparait une visite à Ottawa pour le jeudi suivant…

Le jeudi 1 décembre sur la colline, la chef pro-contrôle accompagnée de sa chorale habituelle et de p’tits nouveaux chanteurs, exigeait de bannir des armes semi-automatiques (qui n’ont que d’assaut l’apparence) et, ni plus ni moins, de bannir toutes les armes dans les villes.

Le but ultime de notre rassemblement était de mettre un frein à l’utilisation de tels drames pour passer des agendas politiques à notre détriment. Nous, honnêtes propriétaires d’armes à feu, voulons faire partie de la solution plutôt que d’être toujours pointés comme étant le problème.

Nous voulions également démontrer à l’ensemble du pays que les propriétaires québécois refuseraient toutes ingérences provinciales dans la juridiction fédérale des armes à feu et que nous ne tolérerions plus d’être vus comme des tueurs potentiels ou un problème de sécurité publique. Que pour une fois, les propriétaires d’armes à feu du Québec sont debout et prêts à entamer le prochain combat qui se jouera au fédéral avec ses frères et sœurs des autres provinces.

En conclusion

Si le Canada avait un problème de contrôle des armes à feu, les gens de Polysesouvient n’auraient pas besoin d’hacker les événements malheureux aux États-Unis pour mousser leur agenda du désarmement. Ils n’auraient pas à mentir, jouer avec la vérité et les chiffres, désinformer et apeurer la population. Encore moins commander et financer des sondages biaisés pour tenter de prouver leur argument.

Mon combat est basé sur mes valeurs de respect d’autrui, de droits, libertés et de responsabilité individuelle.

Aujourd’hui, mon sujet, c’est ma passion; demain ce sera peut-être la vôtre que je défendrai. Ce qui est certain, c’est que la finalité en société doit être un équilibre de bon sens et de raison.

Le combat continue. Et me mettre au pas n’est pas une option.