Pascal Bergeron
Pascal Bergeron est le fondateur et le président actuel du journal Le Peuple – Les vrais enjeux. Il travaille à bâtir un nouveau média sérieux, fiable et documenté qui permettra aux gens d’obtenir un point de vue différent sur les défis que doivent affronter nos sociétés occidentales. Il considère que l’un des grands problèmes est le manque de diversité d’information et d’opinions dans le monde des médias traditionnels. Il déplore aussi les attaques constantes sur nos libertés.

Le « citoyen-journaliste » est recherché, selon Ken Pereira

Le syndicaliste et lanceur d'alerte croit que les Québécois réalisent que les journalistes sont à la solde des puissants.

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Le syndicaliste et lanceur d’alerte Ken Pereira s’est entretenu avec Dominic Maurais, à CHOI-Radio X, pour sa chronique hebdomadaire. Durant celle-ci, il a fait remarquer que les journalistes étaient bien vus il y a quelques décennies, mais qu’aujourd’hui leur profession était aussi détestée que celle des avocats, des politiciens et des banquiers.

Afin d’expliquer ce phénomène, il a présenté sa thèse personnelle. Selon lui, lorsque les Québécois ont rejeté l’emprise de la religion sur leurs vies, ils ont fait des Patrice Roy, des Céline Galipeau et des Chantal Hébert de ce monde leurs nouveaux prêtres. Ainsi, tout ce qu’ils disaient était considéré comme la parole divine.

Or, avec l’arrivée des médias alternatifs et des radios qui ne cadrent pas avec l’idéologie dominante, les Québécois ont commencé à remettre en question ce qu’ils entendaient et lisaient. Beaucoup ont réalisé que les journalistes qu’ils idolâtraient servaient, en fait, de « micros » pour le 1 % des gens les plus puissants.

Ces gens-là non seulement exercent le contrôle sur la majorité des médias au Canada et au Québec, mais en plus, ils ne tolèrent pas la diversité des opinions. Du coup, lorsque quelqu’un a le malheur de ne pas penser comme eux, ils l’ignorent ou s’unissent pour l’attaquer. M. Pereira a pris comme exemple les cas du président des États-Unis, Donald Trump, et du nouveau chef du Parti progressiste-conservateur en Ontario, Doug Ford, qui sont constamment dépeints de façon négative.

Cependant, M. Pereira croit que comme les Québécois se sont lassés de l’Église, ils se lasseront des journalistes à leur tour et finiront par les rejeter. « Il va y avoir une révolte et c’est pour ça que le citoyen-journaliste est de plus en plus [recherché]. On cherche l’homme ou la femme qui est capable de montrer un événement immédiatement parce qu’il est [non-censuré] », a-t-il lancé.

Source de la photo : Commission Charbonneau