Pascal Bergeron
Pascal Bergeron est le fondateur et le président actuel du journal Le Peuple – Les vrais enjeux. Il travaille à bâtir un nouveau média sérieux, fiable et documenté qui permettra aux gens d’obtenir un point de vue différent sur les défis que doivent affronter nos sociétés occidentales. Il considère que l’un des grands problèmes est le manque de diversité d’information et d’opinions dans le monde des médias traditionnels. Il déplore aussi les attaques constantes sur nos libertés.

Des musulmans contre le port de signes religieux dans la police

Les institutions ne doivent pas représenter les citoyens en tant que membres de communautés religieuses, selon eux.

ABONNEZ-VOUS À DIXQUATRE.COM PAR COURRIEL!

Saisissez votre adresse électronique afin de vous abonner à Dixquatre.com. Vous recevrez une notification par courriel aussitôt qu’un nouvel article sera publié, vous permettant ainsi de demeurer à l’affût de toutes les dernières nouvelles!

Rejoignez 530 autres abonnés

 

 

 

 

DIXQUATRE.COM

Dans une lettre publiée dans Le Devoir et adressée à la mairesse de Montréal, Valérie Plante, l’Association québécoise des Nord-Africains pour la laïcité (AQNAL) affirme que le « voile est une barrière imposée aux femmes pour restreindre leur champ de liberté ».

Le message de l’AQNAL et clair et limpide : « [l]es institutions doivent être représentatives des citoyens et citoyennes en tant qu’individus, et non en tant que membres de communautés religieuses ». Cela est d’autant plus vrai que la société québécoise se déclare laïque, soulignent les signataires de la lettre.

Ils ajoutent que le voile, dans de nombreuses sociétés musulmanes, est un symbole de violence. Ils prennent pour exemple l’Iran, où les femmes sont jetées en prison si elles refusent de porter le niqab. Ils posent alors une question simple à la mairesse : « Avez-vous pensé à elles ? »

Le voile est aussi « une barrière efficace imposée aux femmes pour restreindre leur champ de liberté et contrôler leur sexualité ». On peut de même penser qu’il est à l’occasion impliqué dans des crimes d’honneur, comme le cas de cet homme « de Gatineau accusé au criminel parce qu’il battait sa fille qui refusait de porter le hidjab ».

Les signataires demandent aux politiciens de protéger les citoyens « de toute pression communautariste indue ou de harcèlement psychologique ». Ils évoquent par ailleurs un sondage Léger de 2013 qui « montrait que 78 % des personnes sondées étaient pour une interdiction des signes religieux chez les policiers ».

En entrevue à l’émission de Paul Arcand à la station radiophonique 98,5 FM, Nadia el-Mabrouk, de l’AQNAL, a précisé que dans le Coran, « il n’y a rien qui dit qu’il faut cacher ses cheveux ». Elle a aussi rappelé que même en Algérie les policières et les douanières n’ont pas le droit de porter le voile.

Source de l’article : Le Peuple – Les vrais enjeux

Source de la photo : Chicoutimi, WikimediaCC BY-SA 1.0