J’ai abordé le marché du travail avec des idées préconçues, à l’effet que les patrons étaient des exploiteurs, que les normes du travail étaient instaurées pour protéger les droits des travailleurs et qu’on devait faire valoir ces normes «minimales». Au fil des années, j’ai constaté que ceux qui réussissaient là où j’échouais, tenaient un tout autre genre de discours, et j’ai décidé de m’en inspirer. Ce fut le début de mon virage à droite et, de façon étonnamment rapide, de l’augmentation de mes revenus et de ma qualité de vie. D’où ma devise : Toujours indulgente, jamais complaisante.
Espiègle et polémiste, j’aime le choc des idées.

Je suis impliquée depuis quelques temps dans le Parti conservateur du Québec, mettant ainsi en actions ma principale passion, la politique.

BLOGUE | Les accommodements ostentatoires et la prière illégale

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Les accommodements ostentatoires et la prière illégale.

Yvon Deshaies, maire de Louiseville, a mis de l’avant sa propre solution devant les demandes concernant des accommodements religieux. Du moins ceux qui ont pour effet d’inverser le devoir d’intégration des minorités. Yvon Deshaies s’était d’abord conformé à la décision de la Cour suprême du Canada interdisant la prière avant l’assemblée municipale, au nom de la neutralité religieuse.

Monsieur Deshaies a retourné sa veste face aux demandes d’accommodements prétendument raisonnables. En effet, la solution de monsieur Deshaies pour rétablir l’équité entre les demandeurs et demandeuses d’accommodements ostentatoires, jusque dans l’uniforme de la police, a été de ramener le crucifix et la prière à l’hôtel de ville.

Accommodements religieux : deux poids, deux mesures?

Le principal problème qu’on vit au Québec en matière d’identité et d’accommodements religieux est l’injustice créée artificiellement, tantôt par une décision de la Cour suprême, tantôt par la Charte des droits et libertés, tantôt par l’absence de décision des arrivistes politiques.

En effet, la Cour suprême semble privilégier la laïcité à la pratique du christianisme, notre religion traditionnelle. Même si nous avons rejeté massivement le carcan de la religion, nous en conservons les symboles, les valeurs et certains rites de passage. Le christianisme fait encore partie de notre identité profonde. Et plusieurs soi-disant choix de société viennent nier ce fait et culpabiliser ceux qui osent brandir leurs crucifix et leurs prières.

Neutralité religieuse à deux vitesses?

Dans de telles conditions, pourquoi devrions-nous accepter les ostentations religieuses de tout acabit, sauf celles qui sont de la religion traditionnellement dominante au Québec? Les diverses applications de nos lois auraient-elles vraiment pour effet d’interdire la pratique ostentatoire du christianisme? Si tel est le cas, pourquoi obliger l’acceptation de toutes les autres ostentations? Ou alors peut-être que nous subissons des manipulations politiques. On nous impose un discours de bien-pensance absolue, mais en s’assurant de maintenir un climat social tendu… Même François Legault hésite face à la pression.

Bouchard-Taylor, le consensus tabletté

Les commissionnaires avaient proposé l’interdiction du port de signes religieux par les personnes qui exercent l’autorité avec pouvoir coercitif. En contrepartie, nous aurions dû régler certains problèmes liés à la reconnaissance des diplômes qui pénalisent plusieurs néo-Québécois. Qu’est-ce qu’on a fait de ce rapport? Évidemment, un rapport aussi logique, pragmatique et consensuel ne pouvait qu’être jeté aux oubliettes.

En effet, la non-reconnaissance des diplômes est, encore aujourd’hui, un problème qui gonfle artificiellement le chômage des immigrants et qui diminue également leurs revenus. On comprend aisément qu’un médecin ou un ingénieur qui doit conduire un taxi pour gagner sa vie est victime d’une injustice crasse.

Pas besoin de complot, la convergence des intérêts suffit largement

Cependant, avant d’accuser les Québécois de souche de racisme, il faudrait d’abord admettre que le problème de reconnaissance des diplômes ne tient pas son origine dans la discrimination raciale, mais bien dans des intérêts corporatifs qui sont devenus de puissants lobbys, devant lesquels tous les gouvernements courbent l’échine.

En effet, que se passerait-il si un premier ministre tenait tête au Collège des médecins et à l’Ordre des ingénieurs? Vous imaginez le tollé? Et l’argent qui serait investi dans des campagnes de peur pour se rallier l’opinion publique. Avec en prime la complaisance des médias qui prendront l’argent des publicités. Mais ils compenseront ces injustices en appuyant des quotas à l’embauche. Tsé, la discrimination positive!

Alors ceux qui nous disent haut et fort ce qu’on devrait penser font partie des forces du statu quo. Forces qui limitent les possibilités des immigrants de vivre dans un Québec où les chances sont véritablement égales pour eux.

Dans ce contexte qui nous rend cyniques et amers, la seule chose qui nous reste pour protester, c’est de réciter une prière illégale…