Diplômé d’un baccalauréat en littérature française (Université du Québec à Trois-Rivières) et d’un certificat en journalisme (Université Laval), Olivier Kaestlé a commencé à s’exprimer dès 2006 dans les tribunes d’opinion sur une pléthore de sujets. C’est en créant son blogue en 2009 qu’il a choisi de se consacrer presque exclusivement à la condition masculine et à la dénonciation des injustices et iniquités vécues par les hommes et les garçons, tout en se vouant à la lutte à l’intégrisme religieux, qui menace de plus en plus les femmes et les filles ayant la chance de vivre selon les valeurs civilisées du Québec. Olivier co-anime également avec Lise Bilodeau l’émission « Tant qu’il y aura des hommes…  » sur les ondes de Radio Média Plus.ca.

BLOGUE | Attentat de Toronto : au moins quatre victimes masculines parmi les dix décès…

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Qui aurait pu prédire que la si paisible ville de Toronto serait un jour le théâtre d'une pareille tragédie ?

Loin de moi l’idée de lancer une compétition macabre à savoir qui a le plus souffert de l’attentat de Toronto perpétré par Alek Minassian lundi dernier. Comme ce triste individu semble toutefois avoir motivé son geste sordide par sa haine des femmes et par sa condition de puceau malgré lui, il va de soi que son meurtre de masse alimente présentement un discours aussi émotif que paranoïaque sur la « haine des femmes ». Bien sûr, cette haine est bien réelle chez certains esprits déjantés, mais elle reste le fait d’une minorité. Il faudrait s’en souvenir et éviter toute psychose collective.

Or, les médias clament sur tous les toits que la majorité des victimes de cette tragédie sont des femmes, sans pour autant présenter de chiffres précis validant cette nouvelle. On sait cependant que Minassian a tué 10 personnes et blessé 14 autres.

Une possibilité d’au moins quatre hommes décédés…

Il faut donc s’en remettre à des recherches personnelles pour tirer au clair une information pourtant si simple à recueillir. Les autorités policières et les médias torontois auraient-ils des problèmes à compter jusqu’à dix, jusqu’à quatorze ? Comment parler d’une majorité de victimes féminines sans s’appuyer sur des chiffres concrets ?

En consultant cet article, il est possible de constater la possibilité de quatre à cinq victimes masculines parmi les décès. Une nouvelle parue ce matin, identifie une cinquième victime parmi les femmes. Effectuons ensemble, comme souvent, le travail qui aurait dû être fait par les journalistes et comptons :

« […] Chul Min Kang, un employé de l’entreprise Copacabana Brazilian Steakhouse, a aussi perdu la vie lundi.

« […] De son côté, l’ambassade de Jordanie à Ottawa a confirmé qu’un Jordanien a péri au cours de la tragédie. Selon des médias de ce pays, la victime serait Munir Abdu Habib Al-Najjar.

« […] Un étudiant qui fréquentait le collège Seneca, l’établissement où a étudié le présumé responsable de l’attaque, a aussi perdu la vie. L’établissement n’a pas précisé le nom de cette victime.

« Deux ressortissants sud-coréens ont également été tués au cours de l’attaque, a indiqué le ministère des Affaires étrangères de la Corée du Sud sur son compte Twitter. Leur identité n’a cependant pas été dévoilée. »

Dans le cas des deux ressortissants, il reste possible que l’un d’eux soit de sexe féminin, mais il est évident que s’il s’était agi de deux femmes, les médias auraient parlé de ressortissantes. Cinq femmes ont par ailleurs été identifiées parmi les décédés : Anne-Marie D’Amico, 30 ans, Dorothy Sewell, 80 ans, Renuka Amarasingha, 46 ans, Betty Forsyth, 94 ans, et maintenant Sohe Chung, 23 ans.

Les blessés pourraient toutefois regrouper davantage de femmes que d’hommes. Il demeure difficile, dans certains cas, de connaître leur sexe en raison du caractère étranger de certains prénoms, qui prêtent à confusion. Il est curieux que des données si faciles à recueillir par les médias locaux ne soient pas dévoilées au public dans le contexte présent qui prédispose visiblement à une psychose misandre.

Marc Lépine 2018 ?

J’ai l’air de me livrer à un exercice purement comptable en faisant fi de la gravité d’une tragédie pour le moins horrible, mais je ne peux m’empêcher de constater la récupération que certains idéologues ont commencé à en faire. Déjà les concepts de « haine des femmes », « d’extrême droite » et de vague envahissante de vilains « masculinistes » qui déversent leur venin misogyne sur le web commencent allégrement à circuler dans les médias main stream. Citons à ce sujet Josée Legault :

« Pour ces misogynes enragés, la « femme féministe » devient alors un ennemi fantasmé. Un ennemi à combattre, à battre, à insulter, à violer ou même parfois, à abattre. Presque 30 ans après la tuerie de la Polytechnique, prenons-en pleinement conscience. »

« Polytechnique ! » Le cri de guerre est lancé ! Qui, la première, clamera : « En chaque homme sommeille un Alek Minassian ? »