Olivier Kaestlé

Diplômé d’un baccalauréat en littérature française (Université du Québec à Trois-Rivières) et d’un certificat en journalisme (Université Laval), Olivier Kaestlé a commencé à s’exprimer dès 2006 dans les tribunes d’opinion sur une pléthore de sujets. C’est en créant son blogue en 2009 qu’il a choisi de se consacrer presque exclusivement à la condition masculine et à la dénonciation des injustices et iniquités vécues par les hommes et les garçons, tout en se vouant à la lutte à l’intégrisme religieux, qui menace de plus en plus les femmes et les filles ayant la chance de vivre selon les valeurs civilisées du Québec. Olivier co-anime également avec Lise Bilodeau l’émission « Tant qu’il y aura des hommes…  » sur les ondes de Radio Média Plus.ca.

BLOGUE | Le vagin ? N’y voyez rien de sexuel…

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Avec pareilles énormités, nos jeunes n'ont pas fini d'être mêlés...

Si vous croyez que la lubie de lutter contre une « culture du viol » bidon par la désexualisation du corps féminin est née cet automne, j’ai des nouvelles pour vous. Dès 2013, j’avais repéré un article pour le moins étrange paru dans le site Féministes-radicales.org, qui brille par l’anonymat de ses administratrices, et qui affirmait que le vagin n’avait pour seule fonction que la reproduction de l’espèce. Bref, pour ces idéologues, cet organe n’était pas plus sexuel que l’anus ou la bouche. Elles avaient même fait de ce postulat le titre de leur chronique, au ton péremptoire (Les commentaires en gras sont de moi.) :

« Le contexte dans lequel les hommes noues (Vous comprenez ? Pas de faute de frappe ici, féminisation oblige.) pénètrent est une société sexiste, haineuse des femmes, organisée par l’inégalité à tous ses niveaux : exploitation, menace de viol et d’anéantissement, viol et meurtres de masse, et usage unilatéral de la violence et de l’insulte dite « sexuelle ».

Bref, la routine qui balise toute relation homme femme en Occident comme ailleurs, quoi !

Tout le propos du texte consiste en une lancinante litanie ayant pour conclusion cette prise de position solennelle : « La pénétration est violation. Une seule solution : autre chose !! Décolonisons nos vies, fermons les frontières de notre être à l’ennemi ! (C’est à dire l’homme hétéro.) »

De telles absurdités ne s’inventent pas…

Pour ces féministes, il n’existe donc aucune différence entre un viol et un acte sexuel avec pénétration consentie, la « victime » étant incapable de réaliser l’étendue de son aliénation, puisque « le consentement à l’inégalité n’est qu’une arnaque », en clair, une « reddition ».

Suivons les auteures dans la subtilité de leur argumentaire : « Il est étonnant de voir que les analyses biologiques dans des affaires de viol se cantonnent à rechercher la présence de sperme et les traces d’infection. Pourquoi ne fait-on pas de recherche sur la composition du sperme ? Il doit bien y avoir une différence physiologique entre la sécrétion d’un homme qui désire autrui et celle d’un homme qui veut déshumaniser l’autre, non ? Ou peut-être pas … car, dans nos cultures du viol, désirer une femme n’est rien d’autre pour un homme que s’exciter à l’idée de l’anéantir ou la posséder, prendre plaisir à se sentir sujet d’un acte sur l’autre, devenu objet réactif voire passif, bref, désirer la faire « femme », et lui « homme ».

Aucune place, dans pareil tableau, pour la tendresse, la compréhension ou le tact, envisagés comme des qualités dont les hommes demeurent de facto incapables…

Voici alors les conséquences anticipées d’une telle prise de position sur le plan légal. Semblable propos serait hilarant si ces femmes ne se prenaient pas autant à la sérieuse :

« Monsieur, on a retrouvé du sperme (ou du lubrifiant) dans le vagin de Madame … qu’y faisait votre pénis ? Aviez-vous l’intention de procréer ? Prouvez-nous que vous aviez tout prévu matériellement : logement, budget, etc. Rien de tout ça ? Vous êtes coupable de violation ! (Il faut le lire pour le croire…) … On a retrouvé du sperme dans la bouche de Madame … qu’y faisait votre pénis ? Vous êtes coupable de violation et de tentative de meurtre par étouffement ! (Rendues là, comment peuvent-elles tomber plus bas ?) Que faisait votre pénis dans son anus ? Vous êtes coupable de violation et d’acte de torture ! On a constaté des lésions sur le vagin de Madame. Ce n’était pas un pénis, c’était un bâton, qu’est-ce qu’il faisait là ? … vous appelez ça un « god » ? vous vous prenez pour qui ? Acte de torture ! »

Dois-je vraiment commenter ?

L’homme, présenté dans cette optique mortifère comme un colon qui viole une terre vierge, devient, ce faisant, destructeur de « l’intégrité mentale » de la femme à travers cette ultime damnation : « Aimer son colon. Ressentir un attachement traumatique pour lui, alors que les hommes sont notre première cause de mortalité, et pratiquement la seule cause de viol. Pire, voir une source de plaisir dans la pénétration (Cachez ce phallus que l’on ne saurait sentir !), alors qu’elle est la cause majeure de notre souffrance en tant que femmes (la peur du viol, la peur de la douleur, la haine de nos règles, la honte pour notre être et la peur de la grossesse). »

Pauvres femme !  Je parle des auteures, bien sûr…

Vous me demanderez quelle est l’utilité de publier pareil délire, un texte d’idéologues anonymes frustrées qui date de cinq ans ? Parce qu’il faut comprendre d’où l’on vient si l’on veut savoir où l’on va. Cette diarrhée fanatisée se situe tout à fait dans la lignée d’auteures féministes étudiées dans nos universités et qui condamnent l’hétérosexualité : Andrea Dworkin, Robin Morgan, T-Grace Atkinson, Susan Griffin, Marilyn French, entre autres.

C’est justement dans ces établissements que se concoctent les politiques gouvernementales qui s’abattent en ce moment sur notre système d’éducation et qui hypothèquent notre jeunesse en lui enfonçant dans la gorge le concept dramatiquement dément de « culture du viol ». Il serait grand temps de se réveiller et de sortir du nouvel obscurantisme de cette « grande roseur »…