Ghislain Loiselle

Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

BLOGUE | Les maringouins s’amènent déjà!

Je déteste les maringouins, mais je sais qu'ils constituent la nourriture des grenouilles et libellules.

Je vais pouvoir dire que j’ai eu ma première piqûre de moustique aujourd’hui, le lundi 30 avril, cette année. Est-ce tôt pour les maringouins? Je le crois.

Par Ghislain Loiselle, blogueur

Les grenouilles ne sont même pas encore sorties et ne se sont même pas encore mises à chanter que leur repas principal prend déjà les airs.

Ils sont rapides, les moustiques. Le froid et la neige disparaissent que voilà-t-y pas les suceurs de sang qui font déjà leur apparition.

Les maringouins sont toujours déterminés

En fait, cette petite bestiole que j’ai vue devait être un éclaireur. Elle est subitement apparue, virevoltant. Puis, je l’ai vue foncer directement sur mon bras. Un vrai détecteur de chaleur, de sang chaud. Je l’ai repoussée. Et j’ai oublié sa présence un moment. Au bout de quelques secondes, qu’est-ce que j’aperçois-t-y pas? Mini Dracula était rendu sur moi, agressif, en train d’y faire déjà un prélèvement sanguin. Je l’ai claqué. Il est mort sur le coup, laissant une trace de mon précieux sang A positif sur mon avant-bras. Ce n’est qu’un début, me suis-je dit, négatif, mais réaliste. Mais… c’est la vie qui bat!

Les humains ne sont pas les seuls à espérer ardemment le retour des beaux jours. Qui n’a pas vu des mouches, dehors, depuis plusieurs jours?! Tout ce qui vit ne demande qu’à naître, qu’à sortir de sa torpeur hivernale, qu’à profiter d’un peu de chaleur, après tout ce froid vécu pendant six long mois.

Les insectes en particulier, les bibites, sont de ceux qui prolifèrent le plus. Ils sont légion. Et d’une multitude d’espèces, malgré nos hautes latitudes. Il faut dire qu’il y a tellement de fleurs à butiner et de sang à boire, à l’approche de l’été. Là où il y en a le plus, c’est dans les endroits marécageux. Au nord du 49e parallèle, dans le Nord-du-Québec, et, plus à l’ouest, ailleurs au Canada, dans le Nunavut, ils pullulent, explosent. Tout est pas mal en eau, là-bas. Ils disposent de moins de temps chaud dans le Nord et tout s’accélère pour eux comme pour les plantes nordiques.

Les moufettes, comme les ours, les marmottes et bien d’autres bêtes, sortent de leur torpeur hivernale.

Les bêtes aussi avaient hâte au printemps

Les animaux qui hibernent, la moufette notamment, ressuscitent, si on peut dire, ces temps-ci.

Par exemple, en arrivant chez moi, il y a quelques jours, j’ai aperçu une bête puante dans ma cour. Elle était visiblement jeune. En tout cas assez maigre. Je lui ai parlée en passant non loin d’elle, car je voulais gagner ma demeure. Je lui ai fait des compliments, question de ne pas la surprendre et ainsi risquer de me faire asperger de son effluve verdâtre qui n’a rien du parfum des roses même si on s’en sert en parfumerie pour son pouvoir imprégnant. Je l’ai réaperçue en sortant, le lendemain. Elle arpentait le chemin, puis mon terrain. Et je l’ai revue souvent par la suite. Elle mangeait ce qu’elle pouvait dans un tas de noix mélangées dont la date de péremption était dépassée et que j’avais lancées dans la neige, plus tôt, pour en faire profiter les oiseaux. Ça l’avait attirée sans que je le veuille.

Les bêtes sont en quête de nourriture, après leur diète hivernale. Elles deviennent un peu des prédateurs à cause de la faim.

Un jour, c’est un ours qui est venu fureter dans un de mes bacs, au chemin. J’ai passé proche d’arriver sur lui en allant porter quelque chose à la poubelle. Il avait déguerpi, m’ayant entendu. Heureusement. Puis ç’a été un loup solitaire. Il avait faim.

Trois urubus à tête rouge ont aussi survolé mon terrain, parce que, après boucherie, j’y avais laissé quelques restes d’une vache.

Et parlant de vache, je suis tombé sur une femelle orignal au pont de la rivière Pelletier, au début du chemin du rang qui mène à ma maison.

Tout cela s’est déroulé au printemps. Tant pour le plus petit, les écureuils et les marmottes entre autres, comme pour le plus gros animal.

J’ai aussi déjà vu une meute de coyotes courir un derrière l’autre dans le chemin en face de mon chez moi. J’apprécie beaucoup la nature. Et j’aime les animaux. Mais j’aime moins les moustiques, parce qu’ils nous piquent, nous, mammifères.