Ghislain Loiselle

Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

BLOGUE | Printemps : la partie est gagnée!

Le blanc qui reste va disparaître à la faveur d'un grand coup de chaleur. Photo Arnold Zageris

Quand la chaleur ne vient pas directement du ciel à cause de l’ennuagement, à certaines latitudes, elle finit par venir d’ailleurs, c’est-à-dire de l’air. Car l’atmosphère est forcément toujours chauffée quelque part et dans le deuxième tiers du printemps, la partie est forcément gagnée!

Par Ghislain Loiselle, blogueur

Il n’y aura plus que de la poussière blanche, dorénavant, en ce printemps 2018, sur le Témiscamingue et l’Abitibi. C’est la logique des choses. Le vrai printemps est maintenant arrivé, force est de constater, avec deux semaines de retard.

Des avancées hivernales au printemps

Certaines années, il y a ce que j’appelle des avancées d’hiver, au début du printemps, à certaines latitudes proches du Nord qui ne sont pas le Nord. La même chose se produit dans un cycle à plus grande fréquence, celui des glaciations. Il y a eu des avancées glaciaires, dans la région, lorsque le grand glacier nord-américain a commencé à fondre, depuis New York, Chicago, le Winsconsin, il y a 20 000 ans. L’inlandsis laurentidien a reculé vers le Nord, durant la période interglaciaire de l’Holocène (Actuelle), mais pas d’un coup.

Ç’a été au fil des millénaires. Et la calotte glaciaire a reconquis du territoire, pendant de  »brèves » périodes, après pourtant avoir reculé. Il en est de même pour l’hiver. Le gros coup de chaleur a été donné en 4000 avant Jésus-Christ. Il n’a jamais plu fait aussi chaud par la suite. Le dernier lambeau de glace du monstre glacée a disparu quelque part dans la région de la rivière Caniapiscau, au Québec, en -3000 environ, après que l’inlandsis eut commencé à se bâtir et à envahir l’Amérique du Nord depuis le Groënland, en 110 000 av. J.-C.

Ce qui vaut pour le grand vaut pour le petit

Tout ça pour dire qu’il se passe exactement la même chose à plus petits cycles. Le coup de chaleur est plus qu’à nos portes. On aura un mois de mai digne du printemps! Il est statistiquement impossible qu’il ne fasse pas beau maintenant, malgré les nuages qu’il y aura forcément, car cela fait partie de l’ordre des choses pour chaque mois de l’année.

L’atmosphère se réchauffe de plus en plus, à la faveur des rayons du Soleil de plus en plus directs ici et ailleurs. Suivant le rythme des saisons. Et on est le printemps après tout. L’air circule. Des systèmes sont en mouvement. Les vents du Sud prennent de plus en plus leur place. Mais, surtout, l’instantanéité du réchauffement de l’air dès que le soleil n’est pas bloqué par un écran nuageux, ce qui pèse fortement dans la balance.

Les endroits découverts de couvert végétal sont les premiers à être dégagés de la neige et de la glace.

Réalité multimillénaire

Il est vrai que nous aurons toujours des étés plus frais, dans l’hémisphère Nord, à cause de la réalité du 7 % d’éloignement de la Terre par rapport au Soleil (l’aphélie survient en été), ce qui favorise la condensation atmosphérique même si ce n’est pas l’automne et l’hiver. Mais, à ce que je sache, on a toujours eu des étés. Et, à chaque été, il y a de nombreuses belles journées, plusieurs belles semaines. Et on peut ajouter moult beaux jours de printemps et d’automne.

Soyons réalistes. L’été s’en vient. Il ne peut arriver d’un coup. Il reste moins de deux mois de printemps! Et ils seront merveilleux! On gage?