Samuel Fillion-Doiron

Étudiant en Enseignement de l’univers social et de l’éthique et culture religieuse au secondaire, vice-président régional de la Capitale Nationale et de Chaudière-Appalaches au Parti conservateur du Québec.

BLOGUE| Quand les Québécois sont jaloux des assistés sociaux

« Pourquoi ils auraient le droit au CPE gratuit? »

« On leur paie déjà les dents, les médicaments et en plus ils foutent rien de leur journée, ils peuvent s’occuper de leurs enfants à la maison en masse. »

Que de magnifiques propos qui circulent sur nos réseaux sociaux venant de gens qui ne sont probablement rien de plus que des jaloux qui souhaiteraient eux aussi avoir « la belle vie » et de l’argent qui rentre « facilement » dans leurs poches.

Des jaloux

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les mesures prises par le gouvernement contre les assistés sociaux sont si populaires? La réponse est, selon moi, très simple : les Québécois ont le tour de toujours trouver l’herbe plus verte chez le voisin et c’est dans notre culture de vouloir le beurre et l’argent du beurre. Mais par-dessus tout, les assistés sociaux nous font tous suer, ils restent chez eux à attendre que la vie passe et à recevoir un chèque et à se faire vivre au crochet de l’État pendant que nous, pauvres Québécois, travaillons pour nous faire manger presque tout notre gagne-pain par l’État.

Saviez-vous que dans les milieux défavorisés, les risques de décrochage sont plus élevés que dans les milieux nantis? Saviez-vous que les garderies ont pour objectif de préparer les enfants au monde scolaire et de les stimuler suffisamment pour qu’ils aient un bon développement? Croyez-vous qu’en les laissant de 0 à 5 ans (années les plus importantes du développement) dans une maison où les parents ne travaillent pas et avec tout ce qui vient avec, nous leur donnons une chance? Personnellement, je suis prêt à avaler cette pilule si cela peut aider des jeunes à ne pas suivre le même chemin que leurs parents.

Cela dit, j’admets qu’une question se pose : est-ce que les CPE sont les meilleurs endroits pour permettre à un enfant de s’épanouir et de bien se développer? Je crois que la réponse varie d’un enfant à l’autre.

Du temps pour être actif

Cette nouvelle mesure se combine bien avec la promesse du Parti conservateur du Québec qui souhaite que les personnes aptes au travail vivant sur l’assistance sociale fassent du bénévolat 35h par semaine afin qu’elles puissent se maintenir actives et qu’elles n’aient pas de trous dans leur curriculum vitae, facilitant ainsi la réinsertion sur le marché du travail. Les enfants pourraient être à la garderie pendant que les parents occupent leurs journées à se réinsérer sur le marché du travail et, potentiellement, à travailler de nouveau.

Cette nouvelle mesure se combine également avec le nouveau programme Objectif Emploi dont je discuterai dans ma prochaine chronique.

D’autre part, il faut savoir que nos assistés sociaux vivent de l’impuissance résignée, car ils cherchent sans cesse à se sortir de l’aide sociale, mais le système leur met tellement de bâtons dans les roues qu’ils finissent par abandonner, entraînant malheureusement leurs enfants dans ce cycle. Parce que oui, les enfants vont grandir dans ce milieu et il y a des chances qu’ils le reproduisent à leur tour dans leurs propres familles.

Parmi les mesures qui n’aident pas les assistés sociaux, nous pouvons parler, par exemple, de l’impossibilité pour une personne sur le bien-être social d’aller à l’école à temps plein et ainsi espérer accéder à un métier qui lui rapportera un meilleur salaire que celui d’une épicerie, un restaurant ou un dépanneur.

Santé mentale

Bref, plutôt que de casser du sucre sur le dos des assistés sociaux, j’invite les gens à trouver de meilleures solutions pour les aider à contribuer à la société, parce que parmi ceux qui ont acquis l’impuissance résignée, beaucoup auraient encore ce qu’il faut pour travailler et faire avancer le Québec.

Ah et les « gunnies » qui parlent souvent de prévention en santé mentale pourrait faire d’une pierre deux coups en réussissant à obtenir gain de cause, car un des aspects majeurs qui amène certaines personnes à la rue ou à la pauvreté, c’est la santé mentale. D’autant plus que ces troubles s’accompagnent souvent de toxicomanie ou d’alcoolisme.

Est-ce que quelqu’un souhaite toujours laisser des enfants dans ce genre de milieu?