Olivier Kaestlé

Diplômé d’un baccalauréat en littérature française (Université du Québec à Trois-Rivières) et d’un certificat en journalisme (Université Laval), Olivier Kaestlé a commencé à s’exprimer dès 2006 dans les tribunes d’opinion sur une pléthore de sujets. C’est en créant son blogue en 2009 qu’il a choisi de se consacrer presque exclusivement à la condition masculine et à la dénonciation des injustices et iniquités vécues par les hommes et les garçons, tout en se vouant à la lutte à l’intégrisme religieux, qui menace de plus en plus les femmes et les filles ayant la chance de vivre selon les valeurs civilisées du Québec. Olivier co-anime également avec Lise Bilodeau l’émission « Tant qu’il y aura des hommes…  » sur les ondes de Radio Média Plus.ca.

BLOGUE | Vers une société féministement québécoise dans le futur (2)…

La marche inexorable du néo-féminisme pourrait ne pas faire que des heureux. Voyons ce que nous réserve l'avenir d'un tel mouvement...

Voici la deuxième et dernière partie de mon billet d’anticipation… d’hier à propos des surprises que pourrait nous réserver le féminisme dominant dans l’avenir.  Attachez vos ceintures, c’est reparti avec de nouvelles manchettes exclusives du futur !

Les vraies victimes, enfin identifiées !

Une autre sordide affaire de détournement majeur, survenue dans une école secondaire de Québec, a connu son juste dénouement, ce 3 octobre 2025, avec la condamnation de Jérôme Lamoureux, 13 ans, pour avoir honteusement séduit sa professeure de musique, Mme Jeanine Dupire, 32 ans, profitant ainsi du fait que la vie sexuelle de cette dernière avec son mari était, selon les dires de la victime, tombée au neutre. Le jeune délinquant devra subir une cure de désintoxication hétérosexuelle dans un centre jeunesse où il demeurera en garde fermée pendant deux ans. Nos sympathies à la victime qui, lentement, reprend goût à la vie. Espérons qu’elle saura retrouver une existence normale après une aussi bouleversante épreuve.

Une tragédie scolaire n’attendant pas l’autre, Guillaume Lefort-Têtu, 14 ans, a été reconnu coupable, le 9 août 2027, de ne pas avoir compris les explications mathématiques de son enseignante, Martha Théo-Rêmes, 40 ans. L’agression est survenue dans une école secondaire de Shawinigan. Le fait que la victime ait admis au directeur de l’établissement ne pas avoir elle-même assimilé la matière enseignée n’a pas été retenu par la juge Lapierre-Desrochers, qui a préféré prendre en considération le traumatisme évident de la plaignante, perturbée au point de suivre une thérapie chez les Alcooliques anonymes alors qu’elle n’avait jamais bu une goutte d’alcool. Une telle confusion a aussitôt éveillé l’empathie de la magistrate, restée sourde aux objections de simulation de la défense.

Ces regards qui violent

Un cas particulièrement vicieux d’agression sexuelle par contact visuel prolongé vient d’être sanctionné dans la région de Montréal ce 28 avril 2026. L’agresseur, Jean-Jacques Beauregard, partisan du Canadien de Montréal, a été reconnu coupable d’avoir ainsi agressé sa victime, une Femen qui lui barrait le chemin avant un match lors d’une manifestation contre les éliminatoires au hockey, sport patriarcal et misogyne. Cette atteinte à la pudeur a été jugée d’autant plus odieuse que la militante s’est vue bouleversée du fait que sa poitrine dénudée ne retienne pas davantage l’attention du forcené.

Par son geste délibérément violent, Beauregard a enfreint la plus récente disposition du Code criminel canadien sanctionnant tout regard adressé à une femme dont la durée excéderait 30 secondes, peu importe le contexte de l’agression. Line Laterreur-Lagacé, porte-parole du Groupe d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel intempestif (GALACSI), s’est dite réjouie de la victoire de sensibilisation remportée dans la reconnaissance de la violence sexuelle subie par les femmes.

Et notre militante de renchérir : « Nos dirigeants ont compris que l’ancienne statistique voulant qu’une femme sur trois sera un jour victime d’une agression sexuelle était bien en deçà de la vérité. En fait, trois femmes sur trois seront un jour agressées. On n’arrête pas le progrès. »

Les valeurs féministes

Même si les valeurs féminines innées ne peuvent exister, puisque les études de genre ont démontré que ce qui différencie les hommes des femmes reste purement culturel et n’a donc rien à cirer de la biologie, les valeurs féministes sauront néanmoins guider notre société vers le nirvana idéologique où l’égalité homme femme sera enfin la norme. Imaginez un gouvernement féministe chez qui la suprématie des femmes, contrebalançant le patriarcat destructeur, étendrait sa bienfaisante influence dans toutes les sphères de la société pour son bien ultime!  De quoi frémir…