Olivier Kaestlé

Diplômé d’un baccalauréat en littérature française (Université du Québec à Trois-Rivières) et d’un certificat en journalisme (Université Laval), Olivier Kaestlé a commencé à s’exprimer dès 2006 dans les tribunes d’opinion sur une pléthore de sujets. C’est en créant son blogue en 2009 qu’il a choisi de se consacrer presque exclusivement à la condition masculine et à la dénonciation des injustices et iniquités vécues par les hommes et les garçons, tout en se vouant à la lutte à l’intégrisme religieux, qui menace de plus en plus les femmes et les filles ayant la chance de vivre selon les valeurs civilisées du Québec. Olivier co-anime également avec Lise Bilodeau l’émission « Tant qu’il y aura des hommes…  » sur les ondes de Radio Média Plus.ca.

BLOGUE | Des enseignantes pédophiles et éphébophiles bien de chez nous…

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Les garçons représentent l’écrasante majorité des victimes d’enseignantes pédophiles et éphébophiles…

Le phénomène des enseignantes qui abusent sexuellement de mineurs défraie les manchettes depuis quelques années déjà mais, mise à part l’affaire si fortement médiatisée de Tania Pontbriand, peu de cas québécois ou canadiens ont connu pareil retentissement jusqu’à tout récemment. Pour bien savoir de quoi on parle, précisons que les pédophiles s’en prennent aux enfants pré-pubères tandis que les éphébophiles entretiennent des relations inadéquates avec des adolescents.

Depuis quelques mois, plusieurs cas d’abus sexuels commis par les enseignantes ont été dénoncés avec cette particularité surprenante que trois d’entre eux sont survenus au Québec et trois autres en Ontario.

Faudra-t-il un #balancetaprofpédo ?

Qui n’a pas entendu parler de Virginia Genevrier, 40 ans, cette éducatrice montréalaise ayant noué ce que certains journalistes complaisants ont osé qualifier d’idylle ou de relation amoureuse avec une fillette de 11 ans ? Cette pédophile a trouvé le moyen d’entretenir cette relation aberrante pendant quatre ans, malgré des plaintes à la police et des bris de probation. C’est la transmission de matériel sexuellement explicite montrant l’agresseuse nue en train de prendre une douche qui l’a amenée à plaider coupable de cette infraction il y a quelques jours.

En avril dernier, Andréanne Robert, 44 ans, une enseignante de quatrième secondaire de l’école du Triolet, à Sherbrooke, a été suspendue sans solde par sa commission scolaire et doit maintenant faire face à pas moins de 16 accusations concernant cinq adolescents. Elle est accusée de transmission de matériel pornographique, de leurre informatique en vue de contacts sexuels et d’exploitation sexuelle de mineurs. Les événements se seraient échelonnés entre mai et décembre 2017.

Alexandra Lauzière, 34 ans, une enseignante du primaire de la Commission scolaire des Samares, s’est vue accusée récemment d’avoir agressé sexuellement un élève. Trois accusations de nature sexuelle ont été retenues contre elle, soit agression sexuelle, incitation à des contacts sexuels et contacts sexuels. Sa victime alléguée avait entre 12 et 13 ans au moment où les événements se seraient produits, soit en 2009 et en 2010 à Sainte-Julienne et à L’Épiphanie. Comme l’élève ne fait plus partie de la commission scolaire concernée, il n’a pu bénéficier des services qu’elle aurait pu lui offrir. Rappelons que la majorité des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel ne s’intéressent qu’aux victimes féminines mineures ou adultes.

Pendant ce temps, dans la respectable Ontario…

La prude Ontario n’est pas exempte des frasques d’enseignantes déjantées. Kyle Cowan-Wilson, une enseignante d’Ottawa, a plaidé coupable ce 18 mai d’avoir agressé sexuellement un étudiant de première secondaire. Elle n’aurait pas eu de relations sexuelles complètes avec lui, mais l’aurait embrassé et caressé dans des stationnements en plus de lui envoyer des images sexuelles explicites sur des médias sociaux et de lui avoir affirmé vouloir quitter son conjoint pour lui. L’adolescent, maintenant âgé de 19 ans, aurait eu des idées suicidaires à la suite de cette expérience. Il se trouvera sans doute encore de bonnes âmes pour dire « J’aurais aimé être à sa place ! »

Une autre enseignante d’Ontario, Jaclyn McLaren, a plaidé coupable à pas moins de sept chefs d’accusation incluant ceux d’exploitation sexuelle, de leurre d’enfants, de possession de pornographie juvénile, d’agression sexuelle et d’avoir rendu disponible du matériel explicite. Elle a échangé des messages à caractère sexuel, des photos et des vidéos explicites avec huit ados, dont six étaient de ses élèves, en plus d’avoir eu des rapports sexuels avec trois d’entre eux, dont deux avaient moins de 16 ans au moment des événements. Les agressions incluaient une séance de fellations avec deux élèves.

Toujours en Ontario, Amanda Perreault, une enseignante de 28 ans, a été reconnue coupable de contact sexuel avec un élève en novembre dernier. On ne connaît pas l’âge de la victime, mais on sait que Perreault enseignait à des classes de deuxième et de troisième année depuis 2014 avant de faire face, dès 2016, à des accusations d’agression sexuelle, de leurre, d’incitation à des contacts sexuels et d’avoir rendu accessible à un enfant du matériel sexuellement explicite. Ces chefs d’accusation ont toutefois été abandonnés lors de sa condamnation.

L’an passé, une chercheuse de l’université de Montréal, Franca Cortoni, rendait publique une étude révélant que les femmes pédophiles étaient six fois plus nombreuses que ce que les autorités croyaient. Allez savoir pourquoi, je commence à la croire…