Ghislain Loiselle

Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

BLOGUE | La flore forestière du Québec a plus d’un nom

La multiplicité des noms pour désigner les choses démontrent la richesse d'une langue.
Le merisier, c’est le bouleau jaune.

Le cyprès, le liard, le merisier, le tremble, la plaine blanche, le petit merisier, le framboisier, le thé du Labrador, l’atocas, le bleuet, le cèdre… Vous connaissez ces arbres et espèces ligneuses qu’on rencontre notamment en Abitibi et au Témiscamingue, au Québec? Ils font partie de notre flore forestière.

Par Ghislain Loiselle, blogueur

Si oui, c’est tout de même curieux que ce ne soient pas leurs noms officiels!

Car, le cyprès, c’est le pin gris; le liard le peuplier deltoïde; le merisier, le bouleau jaune; le tremble, le peuplier faux-tremble; la plaine blanche, l’érable argenté; le petit merisier, le merisier de Pennsylvanie; le framboisier, la ronce du mont Ida; le thé du Labrador, le lédon du Groenland; l’atocas, l’airelle canneberge; le bleuet, l’airelle fausse-myrtille; et le cèdre, le thuya occidental.

Je pourrais poursuivre ainsi pendant un bon bout, tellement il y a de flore qu’on nomme d’une façon et d’une autre dans notre petit pays. L’important, c’est qu’aucun nom que l’on donne à nos végétaux ne soit mis de côté au profit de termes, disons, plus scientifiques.

La flore forestière porte des noms populaires

La langue du peuple a toute son importance et souvent elle fait loi car, dans le langage courant, c’est elle qui est d’abord largement utilisée, l’autre étant réservée à des spécialistes. Et il est bien qu’il en soit ainsi. Le français est une langue vivante et c’est son utilisation qui fait exister les noms. Et qui la parle, d’abord et avant tout, la langue française? La population, la masse, bien évidemment.

Tous les mots sont beaux et justes. Dans la mesure où on les respecte. C’est ce qui fait la richesse du français. Et les publications gouvernementales québécoises les utilisent dans leur diversité.