Ghislain Loiselle

Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

BLOGUE | Léo Boulet a rouvert son épicerie

Léo Boulet n'a pas encore jeté la serviette.

Le commerçant Léo Boulet, de Rouyn-Noranda, Abitibi, a rouvert ses portes. Il avait dû fermer son dépanneur après s’être fracturé une jambe à deux endroits en plus d’une hanche, le 3 janvier.

Par Ghislain Loiselle, blogueur

 »J’ai fait une mauvaise chute. Je me suis retrouvé à l’hôpital. Jusqu’à tout récemment, je me trouvais au Centre d’hébergement et de soins de longue durée Pie XII ».

C’est ce qu’il a confié quand il m’a lâché un coup de téléphone, mardi (8 mai), pour me parler d’un sujet tout autre. Surpris de son appel, je n’ai évidemment pu m’empêcher de saisir l’occasion pour lui demander ce qui lui était arrivé. Je m’étais rendu à son établissement à quelques reprises pour aller jaser avec lui et j’avais vu l’affiche indiquant  »fermé pour une période indéterminée ». Le croyant bien malade, j’avais téléphoné à l’hôpital de Rouyn-Noranda, mais il n’y avait personne sous le nom Léo Boulet. Celui-ci avait déjà été trouvé inconscient dans son épicerie, par le passé.

Léo Boulet est tombé de son escabeau

Ce dernier a précisé que, ce coup-ci, il a heureusement pu atteindre le téléphone pour appeler une ambulance, après être tombé de son escabeau, à l’intérieur de son commerce.  »En en descendant, je croyais que j’étais arrivé au niveau du plancher, mais il me restait une marche. Je suis tombé sur le côté. L’ambulance a répondu tellement vite à mon appel que j’étais encore en ligne avec le 911 quand les ambulanciers sont arrivés », a-t-il confié. Après l’urgence à Rouyn-Noranda, il s’est assez vite retrouvé à l’hôpital d’Amos où il a subi trois opérations. Puis il a été transporté à l’hôpital rouynorandien pour une journée seulement. Enfin, on l’a transféré à Pie XII.

 »J’aurai été fermé trois mois en tout après mon accident, soit de début janvier à fin mars mars inclusivement », a-t-il dit. Interrogé sur son état de santé actuel, M. Boulet a lâché un  »c’est sûr que ça pourrait aller mieux, mais ça va ». M. Boulet est rendu âgé. Il va fêter son 79e anniversaire de naissance le 3 juin. Quand je l’ai rencontré en personne, aujourd’hui (jeudi 10 mai), il était en pleine forme pourtant, mais devait marcher aidé d’une canne.

Léo Boulet se porte mieux.  »C’est en grande partie grâce aux très bons soins que j’ai reçus du personnel de Pie XII », a-t-il tenu à préciser.

Qui est Léo Boulet?

Pour ceux qui ne connaissent pas M. Boulet, c’est un tenancier de dépanneur (Épicerie Léo), dans le quartier St-Joseph, à Rouyn-Noranda, Abitibi, mais aussi un fabricant de moppes et moppettes, dans son arrière boutique. Il a été victime de nombreux vols qualifiés, à son commerce, depuis qu’il l’opère. Le dernier a dégénéré, en ce sens que M. Boulet a tiré sur un des voleurs avec une arme de poing non enregistrée et pour laquelle il n’avait pas de permis d’arme à autorisation restreinte.

Il a aussi été trouvé coupable notamment d’usage négligeant d’un pistolet et condamné à purger deux ans d’incarcération à l’intérieur même de sa propriété où se trouvent et son domicile et son épicerie. Ses conditions? Se rapporter à son agent de probation pour pouvoir sortir la première année. La deuxième année, il pouvait sortir librement de 6 h à 21 h. Sa sentence a pris fin, ayant été prononcée début 2016. Pour mieux connaître M. Boulet, je vous invite à écouter ce petit film de Carol Courchesne.