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Hausse de salaire de 41,1% pour le maire d’Amos

Maire de Amos Sébastien D'Astous

Lors de la séance du conseil qui a eu lieu lundi, les membres de ce dernier ainsi que le maire Sébastien D’Astous ont voté en faveur du projet de règlement visant à hausser le salaire des élus d’Amos.

Hausse de salaire de 41,1% pour le maire

À terme en 2021, la modulation fera en sorte que le salaire du maire qui, en ce moment, est de 64 455 $, atteindra un montant de 90 985 $. Quant aux conseillers dont leur rémunération est de 14 386 $, ils verront cette dernière passer à 15 681 $  cette année et atteindre 19 623 $ en 2021.

Citoyens inquiets et choqués

C’est environ une vingtaine de citoyens qui étaient présents lors de cette séance et  certains démontraient clairement leur inquiétude ou leur réticence par rapport à la hausse que se sont octroyés les élus. Le montant de la dette de la Ville et l’état des rues reviennent souvent parmi les commentaires émis par les citoyens.

Une hausse de salaire qui ne fait toujours pas l’unanimité parmi les citoyens qui qualifient cette hausse de déraisonnable et d’injustifiée.

D’autres citoyens témoignent du manque de transparence du maire lors des élections. Rappelons que ce dernier n’avait aucun opposant, ce qui ne donnait pas de choix possible pour les électeurs et électrices.

En mars 2017, Amos a signé une entente avec ses cols bleus. En huit ans, leurs salaires augmenteront de 19,5 %.

Le projet de loi 122

Au mois de juin 2017, le Parti libéral du Québec (PLQ) est parvenu à faire adopter le projet de loi 122. Ce projet de loi consiste à donner de l’autonomie aux municipalités donc, par le fait même, plus de pouvoir aux maires. Cela permet également l’abolition des référendums.

L’adoption du projet de loi 122 fait en sorte que les municipalités sont considérées comme des gouvernements de proximité et se voient attribuer de nouveaux pouvoirs.

La Coalition avenir Québec avait voté contre le projet de loi 122

Le député caquiste Mario Laframboise maintient que le « déblocage » découle de la pression mise par les maires. Les péquistes ont cédé par peur de se les mettre à dos à la prochaine élection, croit-il.

L’ex-conseiller de Saint-Jérôme, Mario Fauteux :

Les élus étant juges et partis, ils ont donc le pouvoir de se voter l’augmentation de salaire qu’ils veulent puisqu’il n’y a pas de plafond salarial qui leur est imposé. Ce pouvoir devrait revenir à une autre instance que les Villes elles-mêmes.

C’est au gouvernement d’établir une échelle salariale, de manière à ce que ce soit équitable envers une municipalité versus une autre selon ses infrastructures et le nombre de population.

Tant que le projet de loi 122 sera en place il y aura toujours des possibilités d’y avoir de la collusion et de la corruption.