Pascal Bergeron
Pascal Bergeron est le fondateur et le président actuel du journal Le Peuple – Les vrais enjeux. Il travaille à bâtir un nouveau média sérieux, fiable et documenté qui permettra aux gens d’obtenir un point de vue différent sur les défis que doivent affronter nos sociétés occidentales. Il considère que l’un des grands problèmes est le manque de diversité d’information et d’opinions dans le monde des médias traditionnels. Il déplore aussi les attaques constantes sur nos libertés.

Ottawa refuse de jeter un ex-tueur de l’État islamique en prison

Pourtant, Abu Huzaifa al-Kanadi a avoué avoir tué de sang-froid des prisonniers du groupe terroriste.

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Comme le journal le rapportait il y a deux jours, Abu Huzaifa al-Kanadi se balade en toute liberté sans avoir été accusé de terrorisme, et ce, même s’il a fait partie de l’État islamique (EI). Il est tellement libre qu’il a pu récemment accorder une longue entrevue au New York Times (NYT), qui en a fait un podcast.

Dans ce podcast, al-Kanadi dit avoir participé à l’assassinat d’opposants à l’État islamique. Il est même allé jusqu’à décrire le rituel qui conduisait à la mise à mort des prisonniers. Lorsqu’il est revenu au pays, l’ex-terroriste a été interrogé par le Service canadien du renseignement de sécurité, mais il n’a jamais été appréhendé.

Or, pour les conservateurs, cet homme mérite la prison. Mercredi en chambre, le député James Bezan, faisant référence à al-Kanadi, a demandé au premier ministre pourquoi il laissait les « terroristes assoiffés de sang » en toute liberté au lieu de les jeter en prison. Fidèle à sa ligne directrice, Justin Trudeau a accusé les conservateurs de vouloir « semer la peur ».

Vendredi, ce fut au tour des députés Pierre Paul-Hus et Candice Bergen d’aborder la question aux Communes et de répéter à peu de choses près la question de leur collègue James Bezan. Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a refusé de parler d’al-Kanadi, se bornant à rassurer les Canadiens « que les services policiers et les organismes de sécurité font tout ce qui est nécessaire pour [que les citoyens] soient en sécurité ».

C’est le réseau CBC qui, le premier, avait réalisé une entrevue avec Abu Huzaifa al-Kanadi, en septembre dernier. L’ex-terroriste se disait alors « déradicalisé ».

Source de l’article : Le Peuple – Les vrais enjeux

Source de photo : Thierry Ehrmann, FlickrCC BY 2.0