Olivier Kaestlé

Diplômé d’un baccalauréat en littérature française (Université du Québec à Trois-Rivières) et d’un certificat en journalisme (Université Laval), Olivier Kaestlé a commencé à s’exprimer dès 2006 dans les tribunes d’opinion sur une pléthore de sujets. C’est en créant son blogue en 2009 qu’il a choisi de se consacrer presque exclusivement à la condition masculine et à la dénonciation des injustices et iniquités vécues par les hommes et les garçons, tout en se vouant à la lutte à l’intégrisme religieux, qui menace de plus en plus les femmes et les filles ayant la chance de vivre selon les valeurs civilisées du Québec. Olivier co-anime également avec Lise Bilodeau l’émission « Tant qu’il y aura des hommes…  » sur les ondes de Radio Média Plus.ca.

Christine Moore : le surprenant parcours d’une dénonciatrice dénoncée…

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Quand on suit le parcours de Christine Moore depuis 2014, il y a de quoi se demander si la néo-démocrate ne souffre pas de double personnalité...

Jusqu’à il y a quelques semaines, le nom de Christine Moore n’évoquait pas grand-chose dans la sphère médiatique. C’était avant qu’un vétéran lourdement blessé à la suite d’une embuscade en Afghanistan, Glen Kirkland, n’accuse la députée néo-démocrate d’avoir abusé de son autorité en vue de lui imposer des rapports sexuels qu’il n’aurait jamais sollicités. C’est en réponse à un journaliste de la CBC à propos de ragots qui circulaient sur la colline parlementaire, et non de son propre chef, que Kirkland a fait ces affirmations surprenantes en mai dernier.

Surprenantes, elles le sont à plus d’un titre, étant donné la situation particulière de Moore qui, quelques semaines auparavant, jouait les redresseuses de torts en accusant son collègue, Erin Weir, d’inconduite sexuelle. C’est sur la foi de vagues commérages à ce propos que le chef du Nouveau Parti Démocratique, Jagmeet Singh, allait décider d’exclure l’accusé sans aucune preuve, une mesure en voie de devenir une tradition dans le milieu politique.

Notons que, contrairement à Weir, Moore n’a pas été exclue du caucus néo-démocrate, bien que ses activités aient été suspendues. Deux poids, deux mesures, donc.

Weir devait affirmer que les accusations dont il faisait l’objet visaient à le punir de sa dissidence concernant la taxe de carbone. Plusieurs députés étaient visés par ses dénonciations dont, bien sûr, Christine Moore, députée d’Abitibi-Témiscamingue et Charlie Angus, député ontarien de Timmins-Baie James.

Entre-temps, une enquête interne sur les agissements de Weir avait été confiée à une professeure en droit de l’université d’Ottawa, Michelle Flaherty. Celle-ci avait conclu à de nébuleuses allégations d’harcèlement et d’harcèlement sexuel. Singh devait révéler, en point de presse, que Weir était peu doué pour décoder le non-verbal féminin, mais qu’il savait s’incliner quand ses avances étaient repoussées. En clair, nous avons affaire à un autre balourd qu’on fait passer pour un maniaque à l’ombre de « la culture du viol »…

C’est Moore qui avait fait exclure deux députés libéraux en 2014…

Une autre révélation, qui n’est pas anodine, a été mise au jour dans la foulée du tourbillon médiatique qui devait emporter la députée néo-démocrate. Non seulement Christine Moore a été, en 2014, à l’origine de l’exclusion, par Justin Trudeau, de deux députés libéraux, soit Scott Andrews et Massimo Pacetti, pour « fautes professionnelles graves » et ce, toujours sans aucune preuve, mais elle s’était également prétendue elle-même la victime du deuxième député.

C’est d’ailleurs à l’époque sous le couvert de l’anonymat que, se disant victime de la médiatisation de l’affaire, Moore avait livré un témoignage aussi surprenant qu’ambigu sur l’agression présumée dont elle se disait victime.

À la suite d’une soirée de groupe passée dans un bar, Pacetti l’avait invitée à prendre un dernier verre dans sa chambre d’hôtel. Le député lui aurait ensuite signifié des intentions sexuelles sans ambiguïtés, avant de « l’agripper ». À partir de là, comme le souligne cet article de La Presse, « La néo-démocrate ne donne pas beaucoup de détails sur ce qui s’est passé ensuite. »

Celle qui, l’année précédente, se comportait comme une amazone amoureuse et confiante avec Glen Kirkland, selon ses propres dires, était devenue l’année suivante un petit être fragile et démuni devant Massimo Pacetti. Elle avoua : « J’ai gelé. J’ai comme bloqué un peu. Puis il y a eu une relation sexuelle sans que je donne un consentement explicite à cette relation-là. »

En clair, la même femme, qui a eu le cran de provoquer l’exclusion de deux députés libéraux et d’un autre néo-démocrate, aurait été, sous l’emprise perverse de Pacetti, incapable de dire « Non, je ne veux pas ! » ou « Je suis une femme mariée ! », ce qui était récemment le cas. Or, non seulement Moore n’a-t-elle exprimé aucun refus, mais elle est même allée jusqu’à fournir un condom à son « agresseur ». A-t-on jamais vu victime plus accommodante ?

Selon le même article : « Au cours d’une rencontre confidentielle avec les whips libérale et néo-démocrate, Judy Foote et Nycole Turmel, cette élue a admis ne pas avoir explicitement refusé les avances de son collègue, et avoir fourni un condom avant la relation sexuelle, ont confié diverses sources à La Presse Canadienne. Dans l’entrevue, la femme a refusé de commenter ces informations. »

On peut comprendre en effet son embarras, tout comme celui d’expliquer pourquoi une femme mariée pouvait trimbaler sur elle des condoms dans une réunion politique… L’avenir dira peut-être si oui ou non Christine Moore a usé de son autorité pour forcer Glen Kirkland à avoir avec elle des rapports sexuels. Devant les témoignages de Kirkland, cette année, puis de Moore, en 2014 sous le couvert de l’anonymat, il y a de quoi se demander qui dit vrai ou si Christine Moore ne souffre pas de double personnalité.

Peut-être bien que, comme Erin Weil, elle a simplement de la difficulté à décoder le non verbal des hommes qui lui plaisent…