Ghislain Loiselle

Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

La fixité de la Terre dans le ciel lunaire est remarquable

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La Terre est fixe dans le ciel, sur la Lune.

Quand on se trouve sur la Lune, sur sa face visible, on voit la Terre dans le ciel. Mais notre planète reste toujours au même endroit. C’est ce qu’on appelle sa fixité.

Par Ghislain Loiselle, blogueur

Oh, on peut certes la voir à différents points dans le ciel, selon la latitude et la longitude où nous nous trouvons, mais pour chaque lieu, c’est un fait établi qu’elle demeure toujours à la même place.

Elle y est fixe, jour et nuit, immobile! La Terre n’a ni lever, ni coucher, sur la Lune, au contraire de la Lune et du Soleil sur la Planète bleue.

Voilà une particularité de la Terre vue depuis la surface de l’astre de la nuit : sa fixité dans le ciel, partout où on peut la voir.

Le fait est que la Lune est parfaitement synchronisée avec la Terre, formant avec elle un système. C’est pourquoi elle lui présente toujours la même face. Étant toujours tourné vers la Terre, l’observateur n’a donc d’autre choix que de toujours voir la Terre, depuis la surface éclairée de la Lune.

Fixité : Terre spectaculaire

Mais – car il y a un mais! – la Terre déroule le faste d’un spectacle unique, à la surface de la Lune. On peut la voir tourner sur elle-même, de 24 heures en 24 heures, bref, à chaque jour. En ce sens, elle bouge. Elle fait défiler devant l’observateur lunaire la succession de ses continents et de ses océans, le tout en couleur, évidemment, car notre planète n’est pas grise comme la Lune. Bien sûr, la présence des nuages empêche de tout voir sur Terre.

Aussi, on a droit, sur la Lune, à une Pleine Terre, à une Nouvelle Terre et à des Quartiers. C’est toujours l’inverse de la Lune vue de la Lune. Je m’explique. Quand c’est la Pleine Lune sur Terre, c’est la Nouvelle Terre sur la Lune (on voit alors la Terre dans une pénombre). Lorsque c’est la Nouvelle Lune, c’est la Pleine Terre. Quand c’est le Premier Quartier de Lune, c’est le Dernier Quartier de Terre et inversement. La Terre a donc des phases, comme la planète Vénus en a et comme la Lune.

Tout dépendant où on se trouvera sur la Lune, on verra la Terre en un point différent, mais cette dernière ne changera jamais de place dans le ciel.

Je dois toutefois apporter une précision, relativement à la fixité de la Lune. En raison du phénomène de la libration, la Terre bouge dans une étroite bande à la lisière de la surface de la Lune qu’elle éclaire. Car la Terre éclaire la Lune, la nuit. Même plus que la Lune éclaire la Terre. Car l’albédo de la Terre, on l’a vu dans un précédent article, est de 39 %. Ce qui est cinq fois plus que les 7 % d’albédo de la Lune. Pour revenir à la libration, s’il y en a pour la Lune observée depuis la Terre, il y en a également pour la Terre vue de la Lune. La libration est un balancement apparent qui permet de voir 9 % de plus que 50 % d’un astre.

Tout cela, les astronautes américains ont pu le constater dès qu’ils ont mis le pied sur le satellite naturel de la Terre à partir du 21 juillet 1969.