Pascal Bergeron
Pascal Bergeron est le fondateur et le président actuel du journal Le Peuple – Les vrais enjeux. Il travaille à bâtir un nouveau média sérieux, fiable et documenté qui permettra aux gens d’obtenir un point de vue différent sur les défis que doivent affronter nos sociétés occidentales. Il considère que l’un des grands problèmes est le manque de diversité d’information et d’opinions dans le monde des médias traditionnels. Il déplore aussi les attaques constantes sur nos libertés.

Sans immigration, plus de croissance économique

C'est ce qu'a soutenu le ministre de l'Immigration, Ahmed Hussen, lors d'un discours au Conference Board du Canada.

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On ne peut certainement pas empêcher le ministre fédéral de l’Immigration, Ahmed Hussen, de parler avec enthousiasme de l’immigration. Mais durant son discours prononcé lors du Sommet de l’immigration du Conference Board du Canada le 30 mai dernier, cet enthousiasme s’est transformé en véritable ferveur.

D’abord, au tout début de l’allocution, M. Hussen a parlé du voyage qu’il a effectué il y a quelques semaines au Nigéria, où il était question, a-t-il dit, « d’attirer des étudiants nigérians au Canada ». Dans les comptes-rendus médiatiques pourtant, on disait surtout que le ministre s’était rendu dans ce pays pour « déboulonner certains mythes au sujet de la frontière », car les Nigérians sont majoritaires parmi les migrants illégaux. Certains y verront sûrement une tentative de dissimuler certains faits.

Ensuite, le ministre a parlé de l’aspect entrepreneurial de l’immigration. Selon lui, « les récents immigrants surpassent désormais les Canadiens au chapitre du travail autonome et de la possession d’une entreprise privée », ce qui le réjouit grandement.

Enfin, il a appuyé la thèse développée dans un rapport du Conference Board, selon laquelle sans l’immigration, l’économie canadienne cesserait de croître. Il a cité quelques chiffres : « en 1971, le Canada avait un ratio de 6,6 travailleurs pour subvenir aux besoins de chaque retraité », a-t-il soutenu. « En 2012, ce ratio avait chuté à quatre travailleurs pour un retraité. En 2036, […] nous n’aurons plus que deux travailleurs pour un retraité ».

Ainsi, sans immigration massive, fini les programmes sociaux. Voilà pourquoi le fédéral a décidé d’« augmenter graduellement le nombre d’admissions de résidents permanents par année ». C’est effectivement ce qu’il avait annoncé en novembre dernier, son intention étant d’admettre 310 000 nouveaux résidents en 2018, 330 000 en 2019 et 340 000 en 2020.

Source de l’article : Le Peuple – Les vrais enjeux

Source de photo : U.S. Department of Homeland Security, Flickr, U.S. Government Works (Image rognée)