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BLOGUE Mon ami Maringouin !

Je n’avais que quelques semaines de faites chez la police quand, pour la première fois, j’ai rencontré Maringouin. Drôle de nom pour un bonhomme de deux cent vingt livres. Je venais de me retrouver au beau milieu d’un groupe de robineux qui buvaient du Saint-Georges agrémenté d’alcool à friction. Ils étaient six ou sept bonshommes, un peu ivres et très sales. Ils avaient tous au moins quarante ans, alors que je n’en avait que vingt. Ils en avaient vu passer des flics dans leur vie et je n’allais pas les impressionner.

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BILLET : À la ronde, il n’y a pas que des jeux

Je suis attablé comme de coutume à notre éternelle table de bluff. Pour une fois, je gagne, faut en profiter un peu. Depuis que le gros Yvon a été pris à tricher, il semble que la chance soit revenue. Bien oui, Yvon le magicien trichait. On ne peut même pas se fier à un flic.

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Une nuit dans le centre-ville

Bang ! Encore une fois, un homme vient tout juste de se jeter sur le capot de notre voiture. C’est pas du nouveau ça, mais ça surprend toujours un peu. Mon partenaire, toujours aussi nerveux, fait presque une embardée sur le trottoir.

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Le noyé : 1978 Terre des Hommes

Pour la deuxième fois cet après-midi, Jean et moi filons à vive allure. Cette fois, c’est pour une femme en pleine crise de cœur au beau milieu de La Ronde et on est en ville. On a beau y mettre la gomme, il reste que la circulation est dense et qu’il faut louvoyer et même grimper sur les trottoirs. Jean conduit en cascadeur et même le terre-plein devant le pont Jacques-Cartier n’échappe pas à sa conduite débridée et c’est la même chose pour l’entrée au site de La Ronde. Depuis quelques semaines, la Ville a engagé des étudiants qui gardent les portes avec consigne de ne laisser entrer personne, pas même la police. Alors, nous en avons défoncé une ou deux. Maintenant, quand ils nous voient, ils se précipitent pour ouvrir. Mais ça nous retarde quand même de quelques secondes qui pourraient être précieuses.

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SPVM : le directeur Pichet suspendu pour l’ensemble de son œuvre

Je n’arrive toujours pas à comprendre comment il se fait que pendant plus de trois ans, personne n’a bougé dans le dossier du SPVM, alors que tous les symptômes de la maladie sautaient aux yeux du simple citoyen. J’imagine qu’un politicien doit être aveugle, sourd et muet de formation.

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Il aurait suffi d’un geste pour qu’une famille reste

Nous avons tous suivi la saga de cette famille, ayant tout fait pour demeurer au Québec. Mon cœur disait : laissez-les ici, ils sont intégrés, mais ma tête disait : les fonfons de l’immigration ont pris la décision et le cœur, ils le laissent à la maison avant de partir travailler; le ministre et son patron en ont un sélectif.

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Un Noël en 1969

Je partais de chez ma belle-mère; nous avions fait un semblant de réveillon. Louise, mon épouse, ne s’habituant pas encore à mes absences, avait toujours un peu de peine à me regarder partir. Marie, ma nouvelle-née s’en foutait bien. Elle dormait dans les bras de grand-maman et moi, je me rendais à mon quart de travail de nuit.

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Finalement, ça ne nous regarde pas

Cette semaine, je suis tombé par hasard sur un billet de Richard Martineau. Il m’arrive de le lire de temps à autre et surtout de ne pas partager tout ce qu’il peut dire. Mais, cette fois, il a réussi à m’étonner de bonne façon.

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Une affaire de brasse camarade !

Il y a un bout de temps que je cumule deux fonctions. Je suis le lieutenant annexe, tout en étant le sergent de service. Ce soir, ça brasse dehors. C’est à croire qu’une partie de la ville est en train de vider les débits d’alcool. J’ai déjà quatre ivrognes dans mes cellules, en plus de la vieille Clara qui a pris l’habitude de pisser dans sa cellule, juste pour nous faire suer. Cette vieille moche est cliente chez nous, depuis plus de dix ans. À l’époque, elle faisait la rue avec assez de succès. Maintenant, à plus de soixante berges, même ses vieux clients ont déserté.

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L’affaire Guy Ouellette

Que devons-nous penser de l’affaire Guy Ouellette? Nous avons un député, ancienne vedette médiatique de la SQ, au discours presque aussi sûr que celui du pape. Un homme issu du renseignement, un collecteur d’informations et analyste. Un policier porté à l’avant-plan, à la fois par le service de police que par les médias, qu’il nourrissait abondamment. Un homme approché par un parti politique, devant se donner une image de respectabilité et de probité.

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Surtout, ne pas jouer de tours !

Cette nuit, Denis, notre lieutenant est en colère ! Il en a assez des tours qui se jouent pendant le travail. Le dernier était drôle : on avait glissé des pétards à mèche par la fenêtre d’une des voitures… C’était l’heure de repas de deux des gars et ils dormaient dans la cour arrière du poste. Le seul à ne pas en rire, c’était Denis ! Alors, au rassemblement, il nous fait un discours de dix minutes sur ce qu’est le sérieux de la fonction !

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Facile, la vie de flic?

Une vie de flic a toujours été et restera une vie hors normes. Une vie de stress constant, une vie de rencontres mortelles, une vie côtoyant parfois le meilleur, mais surtout le pire de l’homme.

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Un meurtre la nuit

La Catherine est tranquille; c’est une de ces nuits où on dirait que la ville se repose. Tout en roulant, j’écoute la radio, car des appels, il y en a. Mais rien pour qu’on se casse la gueule. La grosse Lise est sur son coin à me faire des petits saluts discrets; faudrait pas faire peur aux clients. Depuis que la Grande est fermée, la faune se disperse de plus en plus. Quelqu’un à l’hôtel de ville a décidé de changer l’axe des sens unique un peu partout entre Saint-Laurent et Saint-Denis. Il va y avoir moins de prostitution. Maintenant, les filles sont sur St Hubert, Saint-Denis, Saint-André, Papineau et même plus loin. Bravo! On ne les voulait plus sur Saint-Laurent, maintenant, elles, les revendeurs, les pimps et la clientèle sont éparpillés dans tout le secteur.

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Déontologie policière : un jugement pour faire plaisir

Qui ne se souvient pas de l’affaire du matricule 728? Cette semaine, le partenaire de celle-ci, Constantino Samaras, jeune policier au moment de l’affaire, vient d’être reconnu coupable en déontologie policière pour ne pas être intervenu alors que sa consœur a fait une arrestation musclée et à la limite de la légalité. Le policier aura deux jours de suspension.