ANNIE-ÈVE COLLIN

BLOGUE Pourquoi « mégenrer »

Dans un autre billet, j’ai développé sur les définitions des différents concepts inclus sous le concept général de « trans ». Dans les départements d’universités qui traitent des questions de genre (et « d’identité de genre », bien que cette expression n’ait jamais eu de définition digne de ce nom), on appelle une femme trans une personne qui est née mâle, mais qui s’identifie comme une femme et un homme trans une personne qui est née femelle, mais qui s’identifie comme homme. Les travestis et les drag queens ne sont donc pas considérés comme des femmes trans. Certaines personnes, notamment mais pas exclusivement les féministes critiques du genre, refusent ces appellations, arguant qu’on est femme ou homme par son sexe. On préférera alors parler de trans passé de masculin à féminin, ou l’inverse (à l’écrit, on utilise les abréviations trans [email protected] ou trans [email protected]). D’autres iront jusqu’à dire personne passée d’homme à trans ou de femme à trans ([email protected] ou [email protected]). Il est assez commun aussi, chez ceux qui refusent que l’on puisse s’autodéterminer comme femme ou comme homme, de refuser de parler au féminin d’un mâle humain qui s’identifie comme une femme. On leur reproche alors de « mégenrer » les personnes trans.