Le SCFP et le Conseil de la Nation Anishnabe exigent des actions des gouvernements

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec) qui représente les policiers du Lac Simon en Abitibi, a tenu cet après-midi une conférence de presse conjointe avec le Conseil de la Nation Anishnabe afin de demander aux différents paliers de gouvernement de prendre leur responsabilité et de dénouer l’impasse budgétaire qui risque d’engendrer la fermeture complète du service de police local. S’il n’y a pas d’entente avant le 31 mars, c’est la Sûreté du Québec qui prendra le relais et 24 policiers ainsi que le personnel administratif perdront leur emploi, ce qui constituera une perte énorme pour une communauté déjà affectée par la pauvreté.

Le SCFP et le Conseil de la Nation Anishnabe ont tenu une conférence de presse conjointe pour dénoncer l’inaction des gouvernements dans le dossier du Service de police de Lac Simon, qui risque de fermer ses portes le 31 mars prochain. Photo SCFP

« Lors de la dernière campagne électorale, le premier ministre Justin Trudeau a fait plusieurs promesses aux Autochtones. Il s’est engagé à investir des milliards de dollars pour améliorer la vie des Premières Nations. Il a lancé l’enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées, ce que nous saluons. Mais maintenant qu’il a été élu avec les votes des Autochtones, il tergiverse sur le financement du service de police de Lac Simon. S’il se soucie vraiment de la sécurité de la communauté Anishnabe, le premier ministre doit rétablir immédiatement le financement adéquat pour le poste de police », de déclarer Denis Bolduc, président du SCFP-Québec.

Quant au gouvernement provincial, les représentants du SCFP et ceux de la Nation Anishnabe demandent que celui-ci fasse preuve de leadership et pousse le gouvernement fédéral à débloquer les fonds promis aux communautés autochtones.

On se souviendra qu’un policier de Lac Simon, Thierry Leroux, avait trouvé la mort lors d’une intervention auprès d’une personne en détresse. L’enquête de la Commission nationale des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) avait émis l’opinion que 2 voitures et 4 patrouilleurs étaient nécessaires, et ce, 24 heures sur 24 pour assurer un service policier en toute sécurité.

Avant la mort tragique de ce policier, il y avait seulement une voiture et deux patrouilleurs sur la route. L’Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ) qui représente les policiers de la SQ, avait aussi déclaré que quatre agents et deux voitures sont de mise en tout temps.

Le Conseil de la nation Anishnabe ne dispose pas d’assez de fonds pour respecter les demandes de la CNESST. Dans l’éventualité d’une fermeture du service de police de Lac Simon, c’est la Sûreté du Québec qui devra assurer ce service.

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