RAISONS D’ÉTAT, DEVOIR DE MÉMOIRE

Par Pierre Mercier

Le 21 mars 1974, c’est le saccage de la Baie James, le plus grand chantier de construction au Québec. Des travailleurs mettent le feu au campement, un réservoir de carburant est incendié, une génératrice est détruite. Le chantier doit être évacué. Les pertes sont évaluées à 33 millions de dollars. Dès la semaine suivante, Robert Bourassa crée une commission d’enquête sur les pratiques syndicales dans le milieu de la construction. Présidée par le juge Robert Cliche, cette commission révélera l’étendue des pratiques d’intimidation et l’existence de liens entre certains syndicats et le crime organisé.

Les révélations de la commission ont de quoi surprendre. Le saccage est l’oeuvre de quelques fiers-à-bras de la FTQ-Construction, alors en pleine guerre avec la CSN pour le contrôle des chantiers du Québec. Derrière cette culture de terreur, André « Dédé » Desjardins, un individu qui a de nombreux liens avec le crime organisé. Au terme de la commission, plusieurs lois viendront remettre un peu d’ordre dans le monde syndical.

J’ai bien connu le procureur qui a défendu Dédé Desjardins, un gars de l’Abitibi, défendu par son beau-frère. C’est René Lévesque qui a eu la lourde tâche de régler ce dossier. La question était plutôt compliquée, si Desjardins était trouvé coupable, son syndicat écopait d’une réclamation de 33 millions plus les pertes anticipées. Aussi bien dire, jurisprudence oblige, jeter à terre l’organisation syndicale au Québec. En effet, des suites d’un tel jugement, les poursuites et intimidations en tout genre se seraient trouvés les portes toutes grandes ouvertes.

Bien défendu, Dédé, sous la protection de l’Aide juridique, s’en est tiré indemne, la FTQ aussi bien entendu. Pour se venger, l’aide juridique a refusé de payer les honoraires d’avocats, qui ont du se rendre jusqu’en Cour Suprême pour se faire payer. Au final ils ont finis millionnaires, c’est encore nous qui avons payés la facture.

Tout cela pour vous dire que dans l’affaire des inondations, Hydro-Québec, son Gouvernement, ne céderont rien, rien, sans une autre décision de la Cour Suprême quant à un recours en dommage de la part de la population. Le Gouvernement, aveugle et sourd perdra comme à son habitude, Hydro-Québec paiera. Ce qui les forcera Hydro-Québec à faire de véritables études de risques, vu que maintenant, ils risquent de payer la facture…

N’empêche que si René Lévesque n’avait pas eu ce courage, il n’y aurait plus aujourd’hui, ni de centrale FTQ, ni de Fond de Solidarité des Travailleurs. Voyez le déficit, le temps, l’histoire, sont les seuls juges la valeur des homme

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