Arntfield, la trépidante

Par Pierre Frigon

Une grande épicerie, une banque, un hôtel, une cordonnerie, une boulangerie, station-service, pharmacie, salon de coiffure, salle de quilles, cinéma ainsi que plusieurs commerces avaient pignon sur rue à Arntfield.

C’était dans les années trente alors que cet endroit en plein développement pouvait offrir à l’époque, pratiquement tous les services que l’on retrouvait dans une ville comme Rouyn-Noranda située à 21 KM à l’est.

Donc au début (1906) deux explorateurs miniers, Auguste Renaud et Alphonse Olier, découvrent du quartz mais aussi de l’or, beaucoup d’or. Le gisement est assez riche pour que l’on donne au lac situé tout près le nom de lac Fortune. C’est à la suite de cette découverte que l’on entreprend la construction des installations minières, l’exploitation ainsi que la colonisation des terres environnantes.

 

Arntfield, nommée ainsi en l’honneur de Frederick S. Arntfield, un homme d’affaire torontois venu investir dans le développement minier au milieu des années vingt. Dans les années trente et ce jusqu’au début des années quarante la petite municipalité connait une forte croissance et les gens du coin parlent même de la paroisse d’Arntfield. Avant 1925 cette partie du territoire alors annexée au canton Beauchastel de l’Abitibi-Témiscamingue portait le nom de Provencher en mémoire d’Arthur Provencher qui avait installé dans le secteur deux maisons de pension et hébergement, des écuries de même qu’un petit magasin général.

 

Bien située géographiquement, Arntfield beigne au centre de plusieurs axes routiers importants de l’époque. Une route mène vers Rouyn-Noranda, l’autre en Ontario, puis au Témiscamingue. En plus des routes, la zone déborde de potentiel récréotouristique avec comme voisin les collines du Kékiko, le mont Kanasuta, le mont Chaudron et quelques lacs dont le Dasserat, Opasatica, le lac Kanasuta et bien sûr le lac Fortune un endroit de villégiature très attirant pour les vacanciers et les futurs amateurs de chalets et de pêche.

Dans les plus grands moments d’Arntfield alors sous la juridiction du conseil de comité de Témiscamingue, l’endroit comptera plus de 400 âmes mais après l’exploitation du gisement principal, la municipalité connaitra un déclin mais restera tout de même active. Ce n’est qu’en 1980 qu’Arntfield deviendra officiellement une municipalité à part entière et ce jusqu’à sa fusion en 2002 avec la ville de Rouyn-Noranda devenant alors la MRC de Rouyn-Noranda (secteur Arntfield).

 

Sources :

L’Indice du bonheur

Gouvernement du Québec

Wikipédia

Ville de Rouyn-Noranda

 

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