Mauvaise pêche à la sélection 2017 de la LNH

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Ça se lamente chez les nationalistes que seulement 14 joueurs de la LHJMQ ont été repêchés, soit 6,4 % de l’ensemble. Les gérants d’estrades en ont parlé en long et en large; il y a eu de bons et de moins bons coups, je n’y reviendrai pas. Est-ce réellement la faute des équipes ? Le Canadien de Montréal doit-il sélectionner dans le but de faire plaisir aux pleurnichards ou pour bâtir un club qui lui permettra de mettre la main sur la coupe Stanley ? Je crois que tous tentent de sélectionner le meilleur élément pour leur club; qu’il soit Québécois, Malgache ou Mongol… Mon questionnement vis-à-vis ce problème se situe à un niveau qu’on n’ose pas aborder devant tout le monde : le coût que doit débourser chaque famille pour se rendre à ce repêchage.

Sommes-nous rendus trop pauvres pour pratiquer notre sport national ?
Je gagne passablement bien ma vie – ma femme aussi – et nous sommes soulagés de savoir qu’aucun de nos trois enfants ne désire pratiquer le hockey. Ils ont choisis – Dieu merci ! – le soccer… On ne leur a pas imposé, et bien honnêtement je n’aurais pas les moyens qu’ils choisissent le hockey. Des parents qui, comme ma femme et moi, espèrent que leurs enfants choisissent un autre sport plus abordable, il y en a de plus en plus. La classe moyenne québécoise est à ce point étouffée financièrement qu’elle commence à dresser une liste des priorités à respecter sur le budget familial; la pratique du hockey est un luxe qui descend toujours plus bas sur cette liste, et ce, d’année en année. Et parmi ceux qui font un énorme sacrifice en se serrant la ceinture pour que leurs enfants jouent au hockey, beaucoup délaissent le niveau compétitif car les « extras » pour de meilleurs patins, de meilleurs bâtons, un camp d’été, un pré-camp de saison et je ne sais quoi de plus encore – le tout généreusement taxé à 15% – font qu’ils se limitent au sport pour le sport et le plaisir de l’exercice. La quantité de joueurs au talent exceptionnel qui pouvaient aspirer au repêchage de la LNH ne peut donc se maintenir; leur talent ne se verra pas développer au maximum ou s’en ira tout simplement dans un autre sport.

De ceux qui poussent encore pour que leur jeune atteigne la grande ligne, combien optent pour une université québécoise et la LHJMQ ? Je l’ignore, mais si mon fils avait un tel talent pour le hockey, qu’on entrevoyait une possibilité pour la grande ligue, je ne viserais pas l’Université Laval (parce que peu chère et en français), je pousserais mon fils pour une bourse d’étude dans une université américaine. Mais ça, c’est moi !

Le talent est encore là, au Québec, on n’a simplement plus le moyen de le développer, c’est tout. Imposé à 48% et taxé à 15% en plus des prix exorbitants pour l’immatriculation, le permis de conduire, l’essence et la SAAQ, je choisis de faire un sacrifice et me serrer la ceinture financière pour envoyer mes enfants à l’école privée, afin qu’ils aient une bonne formation académique qui leur permettra de foutre le camp de cette pourriture qu’est devenue la province de Québec.
Tant pis pour la LNH…

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