Étudiante en littérature à l’Université de Montréal, elle travaille depuis plusieurs années comme conseillère linguistique et traductrice. Elle travaille également dans le monde du spectacle, notamment en danse et en théâtre. Ses deux passions principales : l’écriture et les animaux. Elle accorde d’ailleurs beaucoup d’importance à la condition des animaux au Québec. Ses chats Dexter et Nirvana sont au centre de sa vie et l’inspirent grandement dans ses projets d’écriture.

Le meurtrier de Julie Boisvenu pourrait demander sa libération dès l’automne prochain

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Sénateur Pierre-Hugues Boisvenu

Le 23 juin 2002, Julie Boisvenu avait été enlevée au centre-ville de Sherbrooke, puis séquestrée, violée et tuée. On avait retrouvé son corps dans un fossé quelques jours plus tard. En septembre 2002, Hugo Bernier avait été arrêté pour le meurtre de la jeune femme. Deux ans plus tard, il avait été reconnu coupable et condamné à la prison à vie.

Ayant été incarcéré sous l’ancien régime, Hugo Bernier aura la possibilité de demander une libération conditionnelle en septembre prochain. En effet, selon les anciennes lois, les criminels ayant reçu une sentence de prison à vie pouvaient demander une révision de dossier après 15 ans et, éventuellement, faire une demande de libération conditionnelle. Quoique cette loi ait été abolie en 2012, les criminels qui ont reçu leur sentence avant l’abolition sont toujours soumis à l’ancien régime.

Une réhabilitation possible?

Pierre-Hugues Boisvenu, le père de la victime, doute de la volonté de réhabilitation d’Hugo Bernier.

« Deux ans avant de violer et d’assassiner ma fille Julie, ce criminel récidiviste avait pendant 12 heures, séquestré et violé une jeune femme en Gaspésie, laquelle avait heureusement réussi à se sauver. Une fois incarcéré pour le meurtre prémédité de ma fille en 2002, ce criminel a pris plus de 8 ans avant d’entreprendre un programme de réhabilitation. De toute évidence, un manque sincère d’intérêt personnel de sa part. »

L’inquiétude de monsieur Boisvenu est d’autant plus vive que, si Hugo Bernier est libéré, il ne sera pas fiché dans le registre national des prédateurs sexuels à haut risque, ce registre ayant été instauré en 2012 et n’étant pas rétroactif.

« Je serai présent à cette première audition cet automne si le meurtrier de ma fille la demande, a indiqué monsieur Boisvenu. Je vais m’adresser à la Commission des libérations conditionnelles du Canada pour demander à cette dernière s’il ne représente pas de risque pour la sécurité de la société et, s’il représente toujours un risque, je m’objecterai à sa libération afin de faire éviter d’autres drames à d’autres possibles victimes et à leurs familles. »