Bienvenue sur la 117 à une seule voie au point le plus chaud de la région!

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Il y a de ces décisions prises par les autorités qui nous font parfois vraiment suer, parce qu’on n’a aucune prise sur ce qu’elles décident et qu’on voit pourtant certaines erreurs tellement grosses qu’elles commettent. Un exemple? La nouvelle route entre la rue Caron, dans le quartier Évain, et Rouyn-Noranda en s’en allant vers la station-services Pétro Canada O’30.

C’est quoi le problème? Elle n’est qu’à une voie! Lorsque la presse avait été convoquée pour l’annonce de la construction de cette nouvelle portion de la Transcanadienne 117, après l’abondon de l’ancienne route devenue rue Mantha, j’avais demandé pourquoi Transports Québec n’avait pas mis deux voies dans ses plans. Le directeur régional avait répondu  »on ne veut pas que ça devienne une piste de course! ». Hé bien, bravo! À la place, c’est devenu une piste de décélération. Et cela constitue une sérieuse entrave à une circulation automobile normale. Que ce passe-t-il, pensez-vous, quand c’est un poids lourd qui est le premier à attendre sur la lumière rouge, le nez vers le coeur de la ville, à l’intersection de la rue Caron et de la 117, à l’heure de pointe, le matin? Quand la lumière tourne au vert, comme il y a une pente à monter en plus, hé bien oui, la filée de véhicules qui se trouvent à l’arrière du camion doit attendre que le transporteur réussisse, traînant sa masse, à atteindre 90 kilomètres à l’heure, après avoir péniblement monté à 10 km/h, 20 km/h, 30 km/h, 40 km/h, 50 km/h, 60 km/h, 70 km/h, 80 km/h… S’il y avait une deuxième voie, il va sans dire qu’un camionneur s’y logerait tout de suite, bien conscient de sa lenteur excessive (si vous me passez l’expression) et de la présence derrière lui de tous ces gens. Bien oui, la circulation lente, c’est à droite. Faute de voie, un  »truckeur » ne va bien évidemment pas aller se flanquer dans l’accotement de trois mètres.

Il y a quelques années, des travaux ont été réalisés à droite de la route. J’ai imaginé que ça pouvait être une deuxième voie qu’on était en train d’aménager après avoir observé la situation au fil des ans. Bien non! C’était la Ville qui passait des tuyaux d’aqueduc. Ce qui fait qu’il n’est à toute fin pratique plus possible de songer à une deuxième voie car il serait assez surprenant qu’on mette de la chaussée par-dessus des canalisations d’eau.

Pourquoi faire normal quand on peut faire anormal? Pourquoi faire grande ville quand on peut faire petite ville avec plans d’enfants? À ce que je sache, ce n’est pas au ministère des Transports d’administrer la délinquance sur les routes. Une route à deux voies n’est pas contre la sécurité. Au contraire! Il y a la police, pour gérer ça. Si des excès de vitesse sont faits sur le réseau routier, ce n’est pas la route le problème, mais les conducteurs.

En tout cas, une chance que des billets ne sont pas émis pour de la vitesse en bas des limites autorisées, parce qu’il y aurait une belle passe de  »cash » à faire entre la rue Caron et la voie ferrée avant les Contrôleurs routiers. Simple vision de l’esprit.

Je tiens à rappeler que la Transcanadienne entre Évain et Rouyn-Noranda est toujours, aujourd’hui, le tronçon le plus chaud en Abitibi-Témiscamingue en terme de circulation automobile. Et ça fait des décennies qu’il en est ainsi. Pas bien bien surprenant, avec une ville dortoir d’où émergent, le matin, tellement de personnes qui s’en vont travailler. Mais cela n’était pas un argument suffisant pour justifier la construction d’une nouvelle route relevant du gros bon sens. Déplorable, lamentable!

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