Transgenre transférée dans une prison pour femmes : bonne idée ?

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Les médias l’ont présentée comme une transgenre puisque Fallon Aubee se définit depuis longtemps en tant que femme, mais il n’en reste pas moins que morphologiquement parlant, nous avons affaire à un homme.  Si j’ai un conseil à donner à Guy Turcotte – ou à ses avocats – c’est de se découvrir une vocation identique à celle de « madame » Aubee afin de se voir transféré dans une prison où les conditions de détention seront sans doute plus clémentes que celles qu’il connaît.

Ainsi, la… détenue en question purge en ce moment une peine d’emprisonnement à Mission, en Colombie-Britannique, pour un meurtre au premier degré commis en 2003. Elle n’a pas caché sa joie en apprenant qu’elle sera transférée dans une prison pour femmes, l’identité de genre choisie ayant désormais préséance sur le sexe de l’individu aux yeux du Service correctionnel du Canada.  Espérons que ses futures codétenues partagent déjà son enthousiasme.

Une première nationale

Fallon Aubee affirme avoir subi de la discrimination fondée sur son orientation de genre : violences corporelles, insultes et menaces diverses.  C’est donc une prison pour femmes de la vallée du Fraser qui aura l’honneur de participer à la rédaction de cette nouvelle page d’histoire des luttes aux discriminations.

C’est dans le sillage du lancement d’une nouvelle politique d’accommodements, en janvier dernier, à Kingston, Ontario, par le premier ministre Justin Trudeau, que cette première nationale s’inscrit.  Cette mesure inclut les transgenres incarcérés.  Il s’agit là d’une attitude tout à fait cohérente si l’on songe que monsieur Trudeau est déjà allé jusqu’à abolir la mesure instaurée par Stephen Harper visant à faire perdre leur nationalité canadienne aux immigrants reconnus coupables de terrorisme.

Or, jadis, il fallait qu’un transsexuel ait subi une intervention chirurgicale en vue de son genre d’adoption pour se voir accorder un transfert vers une autre prison.  Désormais, la parole du détenu devrait suffire.  On ose espérer qu’une étude de dossier approfondie effectuée par du personnel qualifié et sans complaisance précédera l’autorisation du transfert.  Il est question d’étudier ces demandes  « au cas par cas. » Nous voilà rassurés…

Un choix sans risques ?

Tout cela est bien joli en théorie, mais quelles seront les conséquences d’un tel changement d’orientation… judiciaire ?  Madame Aubee a beau se vouloir femme, mais il faut bien davantage que cette motivation pour en devenir une au même titre qu’un femme cis genre, c’est-à-dire née comme telle et en harmonie avec son sexe biologique.

Supposons un affrontement entre détenues, ce qui arrive.  Si madame Aubee pète sa coche ou, tout simplement, se défend légitimement d’une attaque initiée par l’une de ses consœurs, sa force physique, en principe supérieure, stimulée par sa testostérone, ne constitue-t-elle pas un facteur de risque d’impact physique accru ?  Après tout, nous parlons d’une personne reconnue coupable d’un meurtre avec préméditation, donc pas d’une enfant de chœur.

Une boîte de Pandore ?

La question des transgenres monopolise beaucoup l’espace médiatique par les temps qui courent, comme si l’avenir de l’humanité dépendait de la possibilité de ne pas identifier un nouveau-né par son sexe, du refus de souhaiter la bienvenue par « Mesdames et Messieurs », de l’urgence de choisir ses toilettes, vestiaires ou douches en fonction de son genre et non plus de son sexe et du rejet des pronoms « il » ou « elle » par une personne qui refuse une étiquette « genrée ».

On voit désormais des jeunes de 11 ans entreprendre des traitements hormonaux en vue de leur genre apparemment souhaité, en attendant une éventuelle chirurgie qui les « délivrerait » de leur sexe d’origine.  J’ai souvent l’impression qu’on joue aux apprentis sorciers dans un domaine où, « études » de genres à l’appui, on improvise sans cesse sous la pression de lobbies stridents et culpabilisants.  Le temps risque de révéler les conséquences inquiétantes d’une « évolution » précipitée qui aurait gagné à plus de prudence et de discernement. Services Multiblast Inc

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