L’islam favoriserait-il la « culture du viol » ?

Contrairement à ce que pourrait laisser supposer des événements tels que les viols endémiques perpétrés par l’État islamique ou, dans un contexte occidental, les agressions sexuelles commises par des migrants en Europe, il n’existerait pas de valorisation ou d’encouragement explicite au viol dans le Coran. On y trouverait par contre une forme de « vide juridique » qui le favoriserait par son omission même à le condamner.

C’est le point de vue de Salem Ben Ammar, docteur en sciences politiques, diplômé de l’Institut des hautes études internationales de l’Université de Paris 2, en anthropologie sociale et en démographie, qui ajoute :

« À supposer que l’Islam prohibe le viol, pourquoi la femme n’a pas le statut de victime comme il transparaît à travers les innombrables cas de viol dans les pays musulmans où de victime est jugée coupable condamnée soit à la prison, soit contrainte à épouser son violeur ? N’est-elle pas non plus considérée comme un butin, « ghanima » en arabe, au même titre que le bétail et les biens razziés à l’époque du prophète même, dotée du statut d’esclavage sexuel ? Ne dit-on pas qu’il était permis de dévoiler dans le sens violer les captives que le Coran est loin de désapprouver ? Il semble que l’on doit s’assurer du plein consentement de la captive pour entretenir une relation sexuelle avec elle, une espèce de viol par consentement. »

Aux féministes intersectionnelles, qui arrivent à constater une « culture du viol » au Québec à travers un regard insistant, des avances non désirées, un sifflement dans la rue ou une facétie grivoise, et qui poussent leur ridicule croisade jusque dans nos universités où elles trouvent le moyen de voir des survivantes en Alice Paquet, Ben Ammar a de quoi donner matière à réflexion. Au fait, n’est-il pas lui-même un universitaire érudit ? En voici une autre preuve :

« Que vaut la parole d’une femme victime de rapports non consentis alors que sa parole compte pour la moitié de celle de l’homme, selon le droit musulman qui lui fait obligation de l’étayer par le témoignage de 4 hommes musulmans, et par extrapolation de 8 femmes ? L’Islam n’encourage pas le viol, mais ne l’interdit pas non plus ne serait-ce au regard de les « Sirats » du Prophète et de ses Compagnons que les nostalgiques pathétiques de la pureté originelle de l’Islam qui considérait la femme comme un être funeste et impure veulent en faire un nouveau mode de vie pour tous les musulmans… Ils oublient qu’en sacralisant et légitimant le viol au nom des valeurs sacrées de l’Islam, ils commettent un crime contre l’humanité. »

Non, mesdames, l’islam ne favorise en rien une culture du viol… Mais voyons comment les prémisses de ce phénomène se manifesteraient au Québec, plus particulièrement au sein du milieu universitaire, selon le très conscientisé Comité femmes de l’université Laval :

« Si son message vise les initiations de début d’année, le comité va plus loin et avance que la « culture du viol » est un problème répandu plus largement dans le milieu universitaire. « Cette culture se reproduit de manière sournoise, bien implantée dans les normes d’un système académique traditionnellement masculin. Un regard trop insistant, une blague insidieuse, un geste inapproprié, la persistance d’un flirt non désiré, tout cela participe à la culture du viol. » »

Il est difficile de se rendre aussi ridicule sans le réaliser, mais il faut croire que le non-sens n’est pas un obstacle à la libre expression. J’aimerais savoir ce que pense le Comité femme de l’université Laval des agressions sexuelles survenues en Allemagne, en Autriche et en Suède ces deux dernières années. Une recherche effectuée sur Google ne m’a indiqué aucun résultat…

Vous dire mon étonnement, devant un silence radio qui s’étend par ailleurs à toutes les féministes intersectionnelles, sinon pour nous infliger leur perpétuel cri de guerre : « Pas d’amalgame ! »

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