Le cancer causé par les 2053 bombes nucléaires qu’on a fait sauter depuis 1945?

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J’ai depuis fort longtemps l’intuition que les 2053 explosions nucléaires qui ont eu lieu sur la Terre depuis 1945 sont la cause principale du cancer dans le monde.

Par Ghislain Loiselle

Si j’ai raison, les enfants nés après la fin des essais en 1998 devraient être de moins en moins aux prises avec ce mal.

Les retombées des explosions nucléaires à l’air libre sont susceptibles d’atteindre la population sur l’ensemble du globe par irradiation externe et interne, peut-on lire dans Le Dictionnaire médical de la famille sous la direction du professeur Michel Leporrier, à la maison d’édition Flamarion. Elles sont incluses dans la catégorie  »irradiation naturelle provenant du rayonnement cosmique et des sources d’origine terrestre (radionucléides présents dans le sol) ». Les essais ayant cessé en mai 1998, les citoyens de la Terre ne sont plus directement touchés. Mais ils le sont encore indirectement, justement à cause des radionucléides encore présents partout sous l’atmosphère.

En fait, l’humain, comme d’ailleurs tout ce qui vit ici-bas, est pris avec un problème d’irradiation. L’irradiation est l’exposition d’un organisme, en tout ou en partie, à l’action d’un rayonnement. Elle peut découler de circonstances accidentelles civiles (comme le réacteur qui a explosé lors du tsunami au Japon, ce qui a amené le déversement d’eau lourde radioactive dans l’océan Pacifique, ou encore l’explosion du réacteur atomique de Chernobyl en Ukraine) ou de l’usage d’armements nucléaires, ce qui constitue des circonstances volontaires. Avant un essai nucléaire, on attend la météorologie idéale et, après l’explosion, toutes les particules radioactives montent dans la haute atmosphère et sont ensuite également distribuées sur toute la Terre. Un moindre mal? Voyons! C’est comme si on donnait un peu de poison à tout le monde plutôt qu’une forte dose amenant une mort instantanée ou relativement rapide chez X personnes dans les proches environs. Pensons aux explosions d’Hiroshima et de Nagasaki, au Japon, après la première bombe testée le 1er juillet 1945 sur le sol-même des États-Unis d’Amérique (Los Alamos, Nouveau-Mexique).

On sait que l’irradiation peut aussi résulter de l’utilisation thérapeutique des effets biologiques des rayonnements. On produit des isotopes justement à cette fin, à la centrale nucléaire de Rolphton, à Chark River, sur les bords de la rivière Outaouais, côté ontarien, au sud du Témiscamingue québécois. Pour ne nommer que celle-là.

Irradié signifie, dans l’usage courant, qu’on a été exposé à des rayonnements de photons de longueur d’onde inférieure à celle de la lumière visible. On parle de rayons ultraviolets, de rayons X, de rayons gammas, de rayons provenant des confins du cosmos, les plus pénétrants, les plus énergétiques. Ou qu’on a subi une exposition de nature corpusculaire (électrons, neutrons…).

Les rayonnements sont dits ionisants car ils provoquent une dissociation ionique des particules de la matière qui les absorbe. C’est ce phénomène qui explique leurs effets sur toute matière vivante. Bref, ils s’attaquent à l’ADN (acide désoxyribonucléique).

Les rayonnements sont émis par des sources extérieures à l’organisme, sur la peau ou à l’intérieur de l’organisme par injection, mais aussi par absorption de radioéléments. En Europe, on a respiré l’air irradié, dans le corridor de retombées. C’est une ingestion qui n’a rien de médicale. Mais ç’en est une quand même.

J’ai toujours su que l’atmosphère de la Terre nous protège des rayons dangereux émis par le Soleil. L’ozone joue entre autres un rôle pour filtrer les rayons UV A, B et C. Or, voilà qu’on a fait exploser, sous l’atmosphère, donc dans une zone non protégée, 2053 bombes nucléaires, de 1945 à 1998. Cela peut-il avoir été sans effet? Depuis quand l’humanité est-elle atteinte du cancer? Est-ce qu’on s’entend pour dire que le cancer est tellement généralisé dans notre société humaine? On se fait bombarder de rayons UV, X, gammas, produits par les bombes atomiques et on ne les pointerait pas du doigt comme sources de ce mal universel qu’on semble ne pas parvenir à vaincre? Je crois que les autorités sont parfaitement conscientes, et cela depuis longtemps, que la bombe atomique cause effectivement le cancer. Dès les deux bombes atomiques lancées sur le Japon pour mettre fin à la Deuxième Guerre mondiale, on a vu cette réalité de près. Même après l’essai du Nevada, on a scrupuleusement suivi l’état de santé des témoins directs, Américains et Canadiens. Pourquoi, pensez-vous? Mais, au nom de la puissance de dissuasion dans le monde, les superpuissances ont fait payer le prix aux hommes, aux femmes, aux enfants. En pareil cas, il n’y aura jamais de perte acceptable. Aucune perte de vie n’est acceptable. La guerre était finie. La Guerre froide n’était pas une vraie guerre. Ou elle l’est devenue, avec comme victimes monsieur et madame tout-le-monde. On a affaire ici à la vie humaine et, il ne faut pas l’oublier, animale! Ce n’est pas rien.

Les cancers sont un des effets génétiques de l’irradiation. Il y a aussi les anomalies chromosomiques ou altérations des gènes. On retrouve également les effets tératogènes, produisant des infirmités, lorsque l’embryon et le foetus sont atteints au cours de leur développement dans l’utérus.

Ceci dit, je vous invite à écouter attentivement et patiemment le petit film annexé à mon texte, vidéo intitulé « A time-lapse map of every nuclear explosion since 1945 », document attribuable à une vision d’artiste, dû au Japonais Isao Hashimoto. Vous serez soulevés, à un moment donné. Voyez entre autres combien de bombes ont sauté aux États-Unis, si près de nous!

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