Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

Les enfants sont-ils en danger dans le parc Victor?

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Une bonne vue des lieux et du problème.

Je ne sais pas trop si c’est moi qui s’en fait pour rien, mais il me semble que ça n’a pas d’allure, un parc municipal avec plein de jeux pour attirer les enfants qui n’est pas clôturé bien qu’il se trouve en bordure d’un cours d’eau.

Il y a des années que cette situation perdure et, dans mon esprit, je vois cette petite rivière Corona jouxtant le parc Victor, dans le quartier Évain, comme un  »noie-enfants ».

J’imagine que ce ne doit pas être grave, puisqu’aucun enfant n’est mort noyé à cet endroit au contraire de piscines familiales où plusieurs y ont malheureusement passé.

Y a-t-il déjà eu un ou des incidents en ce lieu sans qu’il y ait eu décès? Je l’ignore. Mais je me souviens que dans ma ville natale, au Témiscamingue, un enfant s’est noyé dans un trou d’eau au printemps qui n’était pourtant ni un étang, ni un ruisseau. Alors… Au printemps, le ruisseau Corona mérite le titre de rivière.

Une chose est sûre. Un enfant qui va jouer dans un parc où il peut se faire bien du plaisir dans des modules de jeu, dans le gazon, à courir un peu partout – et c’est pour ça que c’est fait, un parc – eh bien ça peut toujours échapper à la vigilance d’un parent ou d’un gardien. D’où le problème de sécurité que je vois, à cause de la proximité du plan d’eau.

Y a-t-il d’autres parcs, à Rouyn-Noranda, qui sont contigus à un cours d’eau?

Ai-je tort de m’en faire? Suis-je dans l’erreur? On sait tous que des enfants se noient parce qu’ils se sont retrouvés seuls un instant, ou plus.

Cet endroit situé en plus à côté d’une garderie, fort heureusement clôturée, elle, je pose la question, est-il sécuritaire pour les enfants quand on voit qu’un ruisseau dont les eaux sont gonflées à bloc au printemps et gardent un niveau certain quand il pleut, aux temps où on joue dehors, se trouve si près de l’aire de jeu des petits? Le gazon y est bien coupé, c’est propre, mais ce n’est pas une plage qu’on retrouve à quelques mètres, mes amis! Et même si la pente était  douce… De grands foins (ce sont les rives, l’espace vert du cours d’eau) font en sorte que si un enfant y pénétrait, il disparaîtrait de notre vue et, après avoir traversé cette marge verte, un petit arriverait directement sur une dénivellation donnant sur l’eau. La profondeur du cours d’eau?

Tout dépend des endroits. Un enfant peut se noyer dans même pas un pied d’eau s’il n’est pas capable de se relever, tout trempé, alourdi par ses vêtements mouillés. Il y a des sédiments, au fond du ruisseau, de l’argile, de la glaise, le tout charrié depuis les terres plus au nord. On peut s’y enliser. Et tout cours d’eau a un chenal, un endroit plus profond où le courant passe.

Voilà! J’ai rendu public un fait évident, qui saute aux yeux, qui, maintenant, ne peut demeurer ignoré s’il l’était. Surtout depuis le temps.