Fanatisme féministe : qui a peur d’Yvon Dallaire ?

Au cas où vous trouviez que je pousse le bouchon un peu loin en affirmant l’existence d’un fanatisme féministe, voici une définition du mot « fanatisme » :

B.− P. ext. dans la lang. mod., souvent péj. Comportement, état d’esprit d’une personne ou d’un groupe de personnes qui manifestent pour une doctrine ou pour une cause un attachement passionné et un zèle outré conduisant à l’intolérance et souvent à la violence. Fanatisme politique, religieux; fanatisme de qqc., pour qqc., contre qqc.

Nous verrons dans ce billet à quel point ce terme convient pour définir l’attitude innommable – mais que je vais tout de même nommer – qu’ont manifesté des militantes féministes envers Yvon Dallaire, psychologue et auteur de Homme et toujours fier de l’être, dans le cadre d’un colloque intitulé Regards croisés sur la violence conjugale.

La rage de faire taire…

Ce colloque devait se tenir fin novembre à Charleroi, en Belgique. Il a été suspendu jusqu’à nouvel ordre, devant la levée de boucliers effrénée que l’annonce de la participation d’Yvon Dallaire allait susciter chez les féministes dogmatiques de la région. Comme il fallait s’y attendre, dès qu’un événement met en cause l’intolérance féministe, nos médias québécois se taisent et s’écrasent. Et puis, la Belgique, c’est si loin…

La raison d’un tel psychodrame ? Yvon Dallaire, pourtant un humaniste au discours modéré, articulé et documenté, est, depuis la parution en 2005 de son premier best-seller intitulé Homme et fier de l’être, étiqueté des épithètes peu glorieux de masculiniste, sexiste, antiféministe, misogyne, rétrograde, en plus de se voir régulièrement accusé d’entretenir des stéréotypes, en reconnaissant les différences fondamentales entre hommes et femmes, et de lutter contre l’égalité entre les sexes.

Flegmatique dans l’adversité, Yvon (je l’appelle par son prénom parce que je le connais personnellement) brave le dogmatisme féministe en affirmant que la violence conjugale peut être exercée par les femmes contre les hommes. Comme s’il ne s’attirait pas assez d’hostilité injustifiée, il défend le concept de schismogenèse complémentaire, qui implique la responsabilité des deux protagonistes dans l’escalade de la violence conjugale. On comprend que ces positions vont à l’encontre du stéréotype si cher aux féministes misandres de l’homme prédateur et de la femme victime.

En entrevue à l’émission Tant qu’il y aura des hommes, animée par Lise Bilodeau et moi-même, Yvon a clairement reconnu que la violence conjugale la plus lourde, allant jusqu’au meurtre, était commise par les hommes, ce qui n’empêche pas que la parité homme femme soit constatée par un nombre effarant d’études empiriques que ce chercheur aguerri s’en donné la peine de colliger sur ce lien.

Cité dans la Libre-be, il affirmait par ailleurs : « Pourquoi est-ce facile de dire qu’il faut être deux pour se disputer, et si difficile d’admettre qu’il puisse en être de même en matière de violence conjugale ? Les cas de violence faite aux hommes par les femmes sont tabous. Ce qui empêche toute politique d’aide. » Voilà un point de vue que devrait considérer notre ministre de la santé, Gaétan Barrette…

Cette affirmation, marquée au coin du bon sens, devait susciter la réaction épidermique de Christiane Houthoofdt, responsable régionale de l’association Vie féminine (Charleroi-Thuin) : « Les propos des masculinistes, comme le psychologue Yvon Dallaire, vont au-delà de la liberté d’expression. Ils franchissent la ligne rouge, en suggérant qu’il y a une responsabilité partagée entre les auteurs et les victimes des violences faites aux femmes. »

À lire cette ennemie avouée de la liberté d’expression, on jurerait qu’elle dénonce les propos misogynes d’un imam qui défendrait la charia et la prérogative des islamistes de lapider une épouse adultère ou de contracter des mariages pédophiles. Impossible d’être plus à côté de la plaque…

Un aveu d’impuissance…

Le point de vue de cette militante, plus que représentatif des féministes fanatiques qui refusent qu’Yvon Dallaire participe au colloque, témoigne bien de la peur que celles-ci ressentent à l’idée qu’un homme calme, circonspect, articulé et documenté puisse mettre en échec les stéréotypes sexistes qu’elles propagent et entretiennent sur les hommes.

C’est cette rage de faire taire qui illustre clairement le fanatisme – et l’impuissance – de ces militantes. Quand on a foi en ses propres positions, on ne redoute pas de les confronter pacifiquement avec des interlocuteurs qui pensent différemment. Comme l’indique la définition que je cite au début de ce billet, en voulant museler Yvon Dallaire, les fanatiques féministes font preuve d’un « zèle outré conduisant à l’intolérance et souvent à la violence. » Car tuer la parole, c’est de la violence…

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