Propriétaire de AGM Sécurité, Président du collectif Tous contre un registre québécois des armes à feu (TCRQ), candidat du Parti conservateur du Québec, formateur en maniement des armes à feu, passionné par les questions de sécurité publique et tout ce qui a trait à défense légitime avec arme à feu et ce qui l’entoure. Prône les valeurs de liberté et de responsabilité individuelles et qualifié d’anarchiste par le Ministre Martin Coiteux

Et Viva Las Vegas

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Une autre fusillade qui remet le débat du contrôle des armes à feu aux États-Unis à l’agenda. Nice a fait 86 morts; personne n’a remis en question le contrôle des camions…

Au Québec, la folie de peur incommensurable des armes à feu reprend dans nos piètres médias javellisés, aidés de leur panoplie d’experts de la « Raoul Dandurand » ou d’ex-policiers retraités à 55 ans avec une pensons à 100% full indexée.

Généralisation, rabaissement, préjugés, démagogie, malhonnêteté et oublis volontaires sont au rendez-vous.

Ils savent très bien que la majorité des Québécois sont ignares sur la réglementation des armes à feu aux États-Unis, au Canada et dans tout le reste du monde entier d’ailleurs. Ce qui leur laisse une grande marge de paroles absurdes pour fignoler leur spectacle.

Un déferlement d’opinions émotives sur des fausses croyances dictées depuis plus de 25 ans par des gens qui ont hacké un événement pour désarmer à la petite cuillère la population. Il y a sûrement une bonne part d’antiaméricanisme et de jalousie non avoué.

Bien sûr, seuls les gens qui osent les remettre à l’ordre sont taxés de banalisation, de manque d’empathie et de récupération politique pour passer leur agenda.
Dans mon cas, lundi matin, on a bloqué mes accès Facebook et Twitter pour avoir posé une question simple :

« Est-ce qu’une personne pourrait m’indiquer à quel Walmart des USA je peux acheter une arme automatique, je n’en trouve pas.  »

Une question sarcastique pour obtenir une réponse simple : « Il n’y pas d’arme automatique en vente chez Walmart. »

Nos déesses québécoises du « POUR PLUS DE CONTRÔLE » ne font pas de récupération en demandant plus de restrictions au Canada, parce que selon elles le contrôle des armes à feu au Canada n’est pas assez rigide… Ah ok, elles, elles ont l’doua! 😉

Au Canada, garder le processus du PPA (Permis de Possession et Acquisition) et jeter le reste au rebut n’aurait aucune incidence sur les décès par arme à feu, mais il faut bien réconforter les plus urbains et naïfs qui croient que plus de lois et de restrictions abaisseront la criminalité des grandes villes.

Aux États-Unis, les armes automatiques d’avant 1986 sont légales. La rareté fait augmenter les prix et des restrictions sont appliquées selon les États. C’est pour cette raison que vous ne voyez pas ce genre d’arme ailleurs que dans des stands de tir ou dans les mains des collectionneurs qui les ont depuis longtemps. OUI les armes automatiques sont réglementées et NON accessibles à la majorité de la population. C’est pour cette raison que l’on voit des dispositifs pour modifier la séquence de tir. Un AR15 semi-automatique à partir de 300$ avec un dispositif de 100$, c’est plus accessible qu’un vieux M16 entre 4000$ et 6000$.

À plusieurs reprises depuis une semaine, j’ai entendu des journalistes, des animateurs ou des grands pseudo-spécialistes, parler de la folie de vouloir rendre les « suppresseurs de son » légaux aux États-Unis. Luc « chasseur de séparatistes » Lavoie a même traité les Américains de malades. Avant de parler à travers leur chapeau, ils devraient aller aux renseignements.

Les silencieux sont légaux et restreints dans la majorité des États. Pour avoir le droit de possession d’un silencieux, vous devez demander un permis au coût de 200-500$, passer une enquête de sécurité approfondie et après un délai d’attente de 6 à 12 mois, vous pourrez en faire l’achat au coût moyen de 1500$ et l’enregistrer. Ce qui est remis en question, c’est le délai d’attente abusif, pas le reste.

Le délai abusif est une belle solution pour dissuader les gens honnêtes d’acheter ou d’avoir accès à un service; le Québec l’a compris depuis longtemps en l’appliquant dans toutes les sphères publiques et parapubliques.
Pour l’utilité, le suppresseur est fait pour réduire le bruit pour ne pas embêter les voisins et pour une question de santé et de sécurité. Quand c’est un loisir, un sport ou un travail, il n’est pas rare de finir avec des acouphènes. Parlez-en aux policiers du SPVQ qui en a acheté une douzaine à 2000$ chacun pour une question santé et sécurité au travail.

Aux États-Unis, le contrôle des armes à feu est bien implanté malgré ce que l’on laisse croire. Ce contrôle est laissé au soin de chaque État. La Californie est la plus restrictive. Sur certains points, les restrictions sont plus contraignantes qu’au Canada. La seule chose que les Américains n’ont pas, c’est notre modèle du PPA.
Avec le 2e amendement, il est difficile de contrôler l’individu et son utilisation. À défaut de quoi, on contrôle l’objet et ses composantes.

Si les États-Unis ont un problème de contrôle des armes à feu, expliquez-moi pourquoi les États les plus restrictifs sont ceux avec les taux de criminalité et de décès par arme à feu les plus élevés et pourquoi les moins restrictifs ont des taux semblables ou moindres que le Canada. Le New-Hampshire est le meilleur exemple : aucune restriction et pourtant il y fait bon vivre.

Est-ce que la pauvreté, la santé mentale, la criminalité seraient les vraies causes alors que l’arme à feu n’est que le bouc émissaire?

La NRA est une très belle organisation qui fait beaucoup plus de bien que de mal. Les gens de la NRA s’impliquent dans l’éducation et la prévention sur les armes à feu, les sports associés et les troubles de santé mentale. La seule raison pourquoi on diabolise la NRA, c’est que les dirigeants ne sont pas négociables sur plus de restrictions inutiles et le 2e amendement.

Ce coup-ci, Las Vegas vient de les prendre au dépourvu. Comment peuvent-ils défendre un dispositif en vente libre qui modifie la séquence de tir?

J’imagine les mots de Wayne Lapierre quand il a appris que la « Slide fire stock » a été utilisée par le tireur : « WTF!!! Houston, we have a problem!!! Tell me how I should defend this situation!!! »
Les pro-contrôle demanderont l’interdiction des dispositifs et la NRA ne pourra faire mieux que de se battre pour la rendre moins accessible.

Pour la base militante de la NRA, la question est : « Si après avoir mis un genou par terre sur ce point, quelle sera la prochaine étape? »

Dans l’Histoire de l’humanité, les interdictions et les restrictions n’ont jamais réglé grand-chose. Ils ont donné des faux sentiments de sécurité et bonne conscience aux législateurs, sans plus.
Je comprends que les gens ont le droit de se sentir en sécurité, mais où est la limite d’emmerdement des gens responsables?

Le problème avec les gens soi-disant pour « PLUS » de contrôle, c’est qu’ils ne seront pas satisfaits tant qu’une seule arme sera accessible aux citoyens honnêtes.

Le contrôle des armes à feu n’a rien à voir avec le « si ça peut sauver une seule vie ». C’est le moyen de désarmer une population à petit feu.

Jamais les Américains ne laisseront le gouvernement altérer le 2e amendement; ça serait d’ouvrir la porte à son abolition pour que ce droit devienne un privilège qui peut être révoqué à la bonne grâce des dirigeants.

Le Canada est un bon exemple…

En passant, Las Vegas s’en est déjà remis…