À bas les zoos servant pour la simple curiosité des humains!

Ça fait longtemps que j’ai ça sur le coeur et, aujourd’hui, j’ai décidé de l’affirmer haut et fort : je suis contre les zoos! À bas les parcs zoologiques! Je parle des zoos qui accueillent des animaux qui devraient normalement se trouver dans la nature et seraient capables d’y vivre.

Par Ghislain Loiselle

Les animaux n’ont pas à être faits prisonniers pour assouvir la curiosité des humains. C’est dans ce sens-là que j’interviens.

Leur place est dans le  »vert », en liberté, libres et heureux, pas en captivité, en cages, en dehors de la nature, nourris par l’homme, privés de leurs moyens naturels de se nourrir par eux-mêmes, par la chasse, la cueillette de nourriture, empêchés de se reproduire naturellement par une large sélection, bloqués face à la découverte de leurs aires vitales.

Il faut se mettre à leur place pour comprendre. Qui aimerait être fait prisonnier par des êtres  »supérieurs » pour être exposé en public?

Les animaux sont des êtres vivants, comme nous. Ils ont deux yeux, deux oreilles, une bouche, un nez, quatre pattes. Ils communiquent. Ils peuvent être tristes. Ils ont vu le jour pour vivre leur vie dans les espaces naturels qui leur sont réservés.

Aussi, plutôt que de leur créer des lieux fermés, en ville, laissons-les chez eux, dans les forêts, les prairies, les savanes, les déserts, etc.

En ce sens, les parcs de conservation sont ce qu’il y a de mieux si les forêts sauvages font défaut pour les accueillir et leur assurer une pleine liberté et une vie généreuse pour le manger, le boire. En Abitibi-Témiscamingue, nous avons le parc national d’Aiguebelle, en particulier, où la faune abonde, et cela même si les forêts sont tout de même assez sauvage, malgré les coupes forestières.  Il y a aussi le Refuge Pageau, dont la vocation est d’abord et avant tout de soigner des animaux blessés ou orphelins qui y ont été apportés dans le but de les retourner ultimement dans leur lieu naturel de vie après leur guérison. On sait bien que certains ne pourront jamais revoir les bois pour différentes raisons. On peut alors comprendre que la captivité est pour leur bien, sans quoi ils mourraient. Peut-être aussi que certains zoos ont des pensionnaires faisant partie de ce nombre. Le zoo serait alors dans ce cas un refuge pour certaines bêtes.

Mais un zoo qui ferait capturer des bêtes dans la nature pour ensuite les emprisonner afin de les montrer au monde, pour moi, c’est non. C’est morbide, contre nature. Il se peut qu’ils ne commandent pas directement ces captures, mais fassent tout de même l’acquisition d’animaux capturés pour des raisons qui pourraient être, selon moi, discutables. Pour moi, cela revient au même. Ça encourage cet exercice. Je ne parle pas de braconnage. Quoique sûrement que des animaux sont aussi braconnés pour revente à des zoos, des cirques avec animaux, des foires publiques. S’ils sont pris légalement pour les zoos, ce n’est pas pour autant moral. Il y a des limites au monde des affaires, du profit, de l’argent. Et ce n’est pas parce qu’une organisation n’est pas une entreprise à but lucratif que ça veut dire que ça autorise plus d’utiliser des animaux pour par exemple l’éducation. On peut très bien s’instruire sur les bêtes par le livre, le texte, la photographie, la cinématographie, la vidéo, le numérique, l’audio.

J’ignore quelle est  l’administration en matière d’emploi d’animaux à des fins d’exposition. Il doit y avoir des règles internationales concernant ce commerce, ce trafic. Mais chaque État étant libre, ce n’est que par conventions qu’on peut gérer ces activités entre États et j’imagine que les nations sont libres d’adhérer ou non à des traités touchant la protection des bêtes sur la planète à des fins de foires.

En tout cas, je souhaite ardemment que mon pays à moi regarde toujours de très près la situation problématique des pauvres animaux sauvages qui seraient privés de leur liberté et intervienne si des cas ne respectent pas la loi. Si des législations doivent être adoptées pour le bien-être des animaux, hé bien qu’on légifère et qu’on réglemente. Je sais qu’on ne peut garder en captivité, ici au Québec, des animaux sauvages comme des orignaux, des ours, des chevreuils, des caribous, des ours blancs, bref, toute bête normalement libre. Aussi doit-il en être de même pour des créatures venant d’autres pays, d’autres continents. Voilà!

Libre édition Claude Aubin
Libre édition Claude Aubin

 

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